SONNY LANDRETH Live in Lafayette

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06102017

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SONNY LANDRETH Live in Lafayette






Double album avec un CD Acoutisque et un électrique

CD 1:
1. Blues Attack (Live) (5:25)
2. Hell At Home (Live) (5:59)
3. Key To The Highway (Live) (6:51)
4. Creole Angel (Live) (5:37)
5. A World Away (Live) (7:39)
6. The High Side (Live) (5:29)
7. Bound By The Blues (Live) (4:22)
8. The U.S.S. Zydecoldsmobile (Live) (6:17)

CD 2:
1. Back To Bayou Teche (Live) (7:26)
2. True Blue (Live) (5:54)
3. The Milky Way Home (Live) (4:32)
4. Brave New Girl (Live) (5:24)
5. Überesso (Live) (3:11)
6. Soul Salvation (Live) (4:32)
7. Walkin' Blues (Live) (6:15)
8. The One And Only Truth (Live) (7:08)

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SONNY LANDRETH Live in Lafayette :: Commentaires

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Message le Ven 6 Oct 2017 - 9:50 par BAYOU

En 2005, à New-Orelans, chez Lousiana Music Factory, j’achète Grant Street le live de Sonny Landreth sorti tout chaud des presses et je découvre ce guitariste extraordinaire. Douze ans plus tard, j’ai vu Sonny plusieurs fois en concert, écouté toute sa discographie, alors c’est un vrai bonheur de voir arriver ce double album live enregistré pas très loin de chez lui à Lafayette au cœur du pays cajun.
Je vous évite le couplet classique, « il a joué avec les grands noms de la guitare » pour entrer dans le vif du sujet.

Grosse surprise, l’album propose une CD acoustique et un autre électrique. En effet, tous les concerts de Sonny auxquels j’ai assisté étaient uniquement électriques. Et là, il ressort des titres de Blues Attack son premier album, qu’il mélange avec « Bound By The Blues » un titre sur son album éponyme de 2015 dans des versions unplugged.
Et puis une version, SA version de « Key To The Highway” un morceau ultra connu qu’il interprète pourtant d’une façon très originale. Une autre petite merveille « A World Away” un blues lent avec Sam Broussard à l’autre guitare acoustique et un solo d’accordéon de Steve Conn d’une grande beauté.
Cet instrument, très prisé dans la musique cajun, n’est pas vraiment facile à intégrer dans le blues, pourtant la réussite est totale.

La classe à l’état pur. « The U.S.S. Zydecoldsmobile » qui termine la partie acoustique est du même tonneau.
La face électrique offre moins de surprises, Sonny ayant l’habitude de jouer ainsi. Le morceau phare, quasiment sa signature, « Back To Bayou Teche » résume parfaitement l’amour que porte Sonny à sa Louisiane, cette terre de bayous, qui semble hostile mais qui est terriblement et irrésistiblement attachante. Ici également l’interprétation est de haut niveau, le jeu à la slide époustouflant.
Il faut voir Sonny concentré sur son instrument qu’il tient très haut sur le corps, tout son être entrant en fusion avec la musique qu’il distille du bout des doigts avec son tube d’acier magique.

Ce Live in Lafayette ouvre une nouvelle page de la carrière de Sonny, qui semblait tourner un peu en rond avec sa formule en trio. La basse de Dave Ranson, les percussions de Brian Brignac, l'accordéon de Steve Conn et la guitare acoustique de Sam Broussard apportent des touches et des couleurs nouvelles à la palette musicale du guitariste. Et puis Sonny Landreth sera en première partie de Jimmy Buffet à l’automne à Pais.
Elle est pas belle la vie ?

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Message le Ven 6 Oct 2017 - 13:21 par Jipes

Superbe chronique Michel et tout comme toi c'est mon coup de coeur de la rentrée parce que je ne m'attendais pas à une telle réussite. Pour moi celà tient en grande partie à l'addition de cet accordéoniste qui non seulement solote magnifiquement bien mais surtout assure des parties rythmiques et les contrepoints avec talent et sensibilité cheers

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Message le Ven 6 Oct 2017 - 13:46 par BAYOU

Sur, à un moment dans l'interview il me demande dans l'interview quel CD j préfère. j'ai répondu l'acoustique car plus rare, mais je trouve que l'électrique est bon aussi car il permet de sortir de la formule un peu réductrice du trio.

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Message le Sam 7 Oct 2017 - 17:21 par Blind Willie Régis

Je l'ai déjà mentionné dans le sujet KOB mais je reprécise ici que je trouve également que la chanson "A World Away" est une petite pépite! Very Happy Elle est tout en douceur. On sent déjà que tu as hâte d'aller le voir dans cette fameuse 1ère partie à l'automne Bayou !! Cool

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Message le Sam 7 Oct 2017 - 17:29 par BAYOU

En réalité il ne jouait pas en première partie mais AVEC Jimmy Buffet
Comme ce n'est pas du blues, la review n'est pas publié sur ce forum mais ici:

http://mick.over-blog.com/2017/09/jimmy-buffett-with-sonny-landreth-la-cigale-23/09/2017.html

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Message le Mar 10 Oct 2017 - 20:31 par T.Jiel

A te lire, Bayou, ça donne envie d'en savoir plus. Sur le tube y a pas mal de morceaux, et je vois que tu ne (nous) trompes pas. Merci à toi.

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Message le Mer 11 Oct 2017 - 10:08 par BAYOU

Voilà la transcription de l'interview de Sonny Landreth que j'ai réalisé le 25 Septembre à Paris



*Si ça ne te dérange pas, nous aborderons d’abord ta carrière, puis dans un deuxième temps, nous parlerons de ton dernier album, puis de ce concert de samedi... Comment es-tu venu à ce style de jeu et de musique ?
Je pense que c’est en grandissant dans le sud de la Louisiane avec autant d’influences musicales. Ça fait vraiment partie de la culture. Découvrir la slide m’a permis d’incorporer toutes ces influences et de me forger mon propre son. Comme tout le monde, j’ai essayé la méthode classique du jeu en accord mais j’avais en têtes des sons que j’essayais de recréer. Pour moi, la slide guitar avait tout le potentiel pour reproduire ce que j’avais en tête. Comme ces bluesmen des vieux albums qui utilisaient leur guitare et leur slide pour raconter leurs histoires.
*Tu joues avec le petit doigt, ce qui est plutôt rare. Les autres guitaristes utilisent souvent un autre doigt.
Oui, les gens en utilisent plusieurs. Mais par exemple, Ry Cooder utilise ce même petit doigt. La chose importante avec l’utilisation de l’annulaire par exemple est que tu peux avoir un vibrato plus puissant. Il m’arrive d’utiliser deux doigts de temps en temps. La façon dont Derek Trucks joue par exemple, dans le style de Duane, lui permet d’avoir un vibrato très rapide. J’en suis très envieux. C’est quelque chose que je n’arrive pas à faire.
*Tu intercales des notes frettées [NDLR : notes jouées normalement, en appuyant sur la corde avec un doigt de la main gauche] parmi les notes slidées. Peu de gens font ce genre de choses.
Je ne sais pas si beaucoup ou peu de gens le font. Quand j’ai découvert que l’on pouvait fretter derrière le slide, je me suis vite rendu compte que l’on pouvait les mélanger. Ça ouvre des portes vers de nouvelles idées et une nouvelle approche. Ça m’a inspiré pour essayer deux-trois trucs. J’utilise différentes techniques et certains musiciens du delta blues utilisent ce genre de choses pour servir le morceau qu’ils jouent.
*Quels sont les guitaristes qui t’ont influencé ?
Mon premier héros était Scotty Moore qui jouait avec Elvis Presley. Quand j’étais très jeune, mon frangin ramenait tout un tas d’albums à la maison mais ce n’est qu’à la première apparition télévisée d’Elvis que j'ai repéré ce gars derrière lui, ce qu’il faisait, et c’était exactement le son et ce que je veux faire (rires).
*Nombre de tes albums sont marqués par le son de la Louisiane. Comment écris-tu les morceaux ? Quel est le processus de création?
Tu veux parler de l'inspiration ?
*Oui, c’est ça !
Tout vient de la vie, de tes expériences et ce que tu vis, mais également de gens proches de toi, de leurs expériences ; les bonnes comme les mauvaises. En fait, c’est tout ce qui m’émeut au plus profond de moi. Ça commence à tourner dans ma tête. Des fois, c’est juste une ligne qui est au départ de tout. Ensuite, je travaille autour et ça évolue, ça grandit. Des fois, c’est juste un riff de guitare. En règle générale, les morceaux ont déjà bien muri dans ma tête avant de les emmener en studio.
*Tu vis dans les bayous. Que penses-tu de la Louisiane qui détériore ces fameux bayous justement ? Que penses-tu des effets du changement climatique sur les bayous ? Ces exploitations pétrolières, etc. ?
C’est terrible ! C’est horrible ! Il y a un début de mouvement local contre tout ça. J’ai un ami qui essaye de nettoyer tout ça. Certaines parties sont en meilleur état que d’autres. Malheureusement, le Mississipi est jonché de déchets chimiques, industriels, de batteries. A l’opposé, lorsque tu t’enfonces dans les marais, certaines parties sont encore intactes.Les bayous autour de Lafayette sont encore en très bon état. On y voit encore beaucoup d’oiseaux.
*Oui, c’est vrai !
*Avec le superbe Bound By The Blues tu reviens au blues. J’aime la musique que tu y joues, les reprises sont superbes.
Merci, j’apprécie beaucoup ! J’ai vraiment adoré ce travail. Je voulais retourner vers des morceaux qui avaient eu une profonde influence sur moi. Jouer ces morceaux à cette période de ma vie m’a permis de me rendre compte que ces morceaux avaient évolué. Par exemple, « Key To The Highway », la façon dont je la joue maintenant n’a rien à voir avec ce que je faisais à mes débuts. J’ai vraiment grandi avec ces morceaux. Avec le groupe, on les joue pendant un moment, puis on ne les joue plus, puis ça revient et c’est de mieux en mieux. On y incorpore toujours de nouvelles idées. C’est plus enrichissant. Je me suis également servi des influences que m’ont apportées ces morceaux pour écrire de nouveaux titres. Il y a ainsi deux côtés : ce que cette musique m’a appris et ce que j’ai pu lui rendre en musique.
*Nous sommes en France, alors nous nous devons de parler d’Alain Bashung (Osez Joséphine) et de Stéphane Eicher (Carcassonne). Quels sont les souvenirs que tu as de ces deux albums ?
Superbes expériences. Avec Alain, on s’est d’abord rencontrés aux USA, dans le Tennessee et c’est là que nous avons fait nos premiers enregistrements. C’est quelqu’un que j’ai beaucoup apprécié. Ensuite, ils m’ont envoyé une bande chez moi. Puis, on s’est rencontrés à nouveau, je ne sais plus où, dans un aéroport. J’ai joué en 95 pendant deux semaines ici au Chesterfield Café avec mon album South of I-10 et il est venu me voir. Un grand magazine(dont je ne me rappelle plus le nom) voulait faire une interview de moi et Alain s’est proposé pour la faire. C’est le genre de personnage qu’il était. C’était une grande vedette ici et il voulait m’interviewer. J’étais très honoré et je dois ajouter qu’il m’a beaucoup aidé en m’introduisant auprès de nombreuses personnes.
*Tu as joué avec les Goners, le groupe de John Hiatt. Je me rappelle d’un super show pour une radio en Belgique.
Oh merci !
*Tu joues toujours avec John Hiatt ?
On va faire un truc l’année prochaine pour nos 30 ans de collaboration.

*Tu es aussi apparu pendant le Crossroad Guitar Festival d’Eric Clapton en 2007.
Oui c’était un super show. On a joué avec John, ses chansons sont superbes et c’est lui qui m’a exposé au monde. Avant, je ne jouais que dans des bars avec mon groupe (Kenneth à la batterie et Dave à la basse). Je lui dois beaucoup. C’est ma première tournée européenne avec lui.
*Eric Clapton dit de toi que tu es un grand musicien.
(Il ne répond pas)
*Tu aimes jouer avec d'autres musiciens, Gov’t Mule, Mark Knopfler, Johnny Winter and récemment Walter Trout et le jeune Josh Hyde. Comment se font ces rencontres ? Pourquoi jouer avec tant de musiciens ?
J’aime avoir de nouvelles idées, apprendre de nouvelles choses. C’est toujours bien de jouer avec d’autres musiciens. Tu peux voir comment ils font ou abordent certaines choses, notamment en terme d’amélioration [NDLR : il ne précise pas mais on suppose qu’il parle de l'embellissement et des arrangements] comme ce fut le cas quand j’ai travaillé avec Mark Knopfler par exemple. Travailler avec le jeune Josh Hyde qui a grandi en m’écoutant, c’est un peu comme si le cercle était bouclé. On apprend toujours des autres. C’est toujours bien de donner à la nouvelle génération. J’adore tout ce qui est lié à la création en fait.

*Pour un jeune comme Josh Hyde, c’est important d’avoir des invités comme toi sur son album.
Oui, oui
*Dans ton nouvel album live Recorded Live In Lafayette qui est un double CD, tu en as un qui est acoustique et l’autre qui est électrique. Pourquoi ce choix ? Je ne t’avais jamais entendu jouer en concert en acoustique.
Je l’ai pourtant fait mais en de très rares occasions et il y a très longtemps. Je voulais faire un album acoustique depuis très longtemps et les fans le voulaient aussi. Dans les années 70, je n’ai pas joué de guitare électrique pendant deux ans environ, uniquement de l’acoustique. Mon premier album officiel, que j’ai enregistré en 197... oooops je ne me rappelle plus… disons dans le milieu des années 70, était complètement acoustique. Je voulais le faire et j’avais aussi l’opportunité de prendre d’anciens morceaux et de les jouer électrique, avec une plus grosse production, comme « Creole Angel » par exemple. Elle était beaucoup plus rock avec tout un groupe et la ré-interpréter en acoustique lui donne une autre dimension. Mais ne t’inquiète pas, j’aime toujours autant ma guitare électrique. C’était un peu comme donner le meilleur des deux mondes, électrique et acoustique. Je voulais absolument enregistrer un super concert live, regroupant des morceaux de différentes périodes de ma carrière. Certaines ont été réinterprétées, d’autres je les voulais acoustiques, d’autres électriques. Je voulais que ce soit en trio avec certains de mes meilleurs amis, comme par exemple Sam Broussard et Steve Conn. Pour certains, on a grandi ensemble.
*« Creole Angel » et « Bound By The Blues » ont une toute autre dimension en acoustique.
Oui, c’est vrai et je dois avouer que Bound By The Blues sort beaucoup mieux comparé à la version que l’on avait faite il y a quelques années. Quelle version préfères-tu ?
*Je préfère la version acoustique, c’est plus « réel », même si j’aime la version électrique.
*En fait, avec la Resonator guitar et ma pédale chorus, et avec le slide, j’obtiens un son très proche des steel drums. Robert Greenidge qui joue des steel drums avec Jimmy Buffet a déjà enregistré avec moi et je me suis toujours demandé comment je pourrai avoir ce son. C’est sûrement le son le plus proche que j’ai obtenu pour l’instant.
*« Back To Bayou Teche » et « Walkin’ Blues » sont devenus en fait deux standards de ton répertoire. Tu les joues très souvent.
Oui, c’est un peu comme des « signature songs ».
*Tu as joué samedi dernier avec Jimmy Buffet et j’étais étonné de voir que 95% du public était américain. Oui, je ne le savais pas avant mais Jimmy fait ça depuis une dizaine d'années. Le club était plus petit il y a dix ans et effectivement la plupart des gens sont américains.
*En fait, c’était le dixième anniversaire.
Cette année, il y avait apparemment environ 60% d’européens. C’est plutôt bien parce que Jimmy n’est pas très con nu ici, alors que c’est une grande star aux USA. Il est très peu connu du reste du monde. Il adore Paris, il adore la France. Il parle français.
*Comment t’es-tu retrouvé sur cette tournée ? Jimmy t’a invité ? Il y a déjà trois guitares !
Tu sais, Donald Trump veut construire un mur avec le Mexique. Je suis absolument contre ça et nous, nous avons notre mur de guitare [rires]. Mais nous, on ne veut exclure personne, que tout le monde vienne ! Jimmy m’avait dit il y a quelques temps qu’il voulait m’emmener à Paris, m’incorporer à ses shows. J’étais en quelque sorte un membre honoraire de son groupe depuis quelques années. On est un peu comme une famille.
*J’ai l’impression que quand on joue en tant qu’invité, on n’a beaucoup moins de pression que lorsque l’on est le leader d’un groupe, non ?
Oui, c’est très vrai ! Tu n’as juste qu’à monter sur scène, te brancher et t’éclater. Un de mes amis me posait la question : « quelle est la différence entre être un musicien (sideman) et être sur le devant de la scène (frontman) ? » hé bien quand tu recules de deux pas du micro, tu te rends compte de comment est réellement le monde [rires]. J’aime les deux rôles. J’aime travailler avec mon propre groupe (même si c’est parfois plus compliqué) et j’aime faire partie d’un groupe, ou être invité par des gens. J’aime pouvoir apporter quelque chose de nouveau à un morceau. Et c’est toujours un plaisir de jouer avec de bons amis.
*Finalement, tu reviens quand en Europe avec ton groupe ?
J’espère que je pourrai le faire l’année prochaine.
*Je me rappelle du concert Guitare en Scène. C’était un superbe concert.
Dis-leur de me faire revenir [rires]. Je suis prêt !
*As-tu des contacts avec les musiciens de delta blues du Mississipi. La Louisiane n’est pas très loin mais la scène blues semble très différente.
C’est exact, c’est très différent. Ils ont leur propre circuit : Clarksdale, Greensville et tous ces clubs. J’ai fait quelques shows avec Mac McAnally, qui a joué avec Jimmy(Buffett). Mac est un musicien incroyable et un superbe chanteur aussi. Il a dû obtenir un Award comme meilleur musicien de l’année une dizaine de fois. Il avait monté un groupe pour réunir des fonds pour la construction d’un musée. Il y avait Mac, Eric Darken le percussionniste et moi-même. C’est tout ! On a juste joué un concert. On était entourés d’un chœur gospel de quinze ou vingt personnes. Mais c'est sûr, la Louisiane et le Mississipi sont très différents.

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Message le Mer 11 Oct 2017 - 10:40 par Jipes

Super cette interview et bravo pour la transcription MIchel Sympa de partager avec nous !

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Message le Mer 11 Oct 2017 - 19:57 par T.Jiel

Oui, merci à toi pour cet excellent boulot! Wink

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Message le Mer 11 Oct 2017 - 23:40 par Flovia

Même sentiment, Michel, de mon côté. Grand merci à toi de nous faire profiter d'une aussi chouette interview!

… Les guitaristes capables de slider correctement avec l'auriculaire m'ont toujours épatée. Il faut quand même l'avoir sacrément musclé, ce petit quinquin!  Mais l'avantage doit être certain, au niveau des accords.

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Message le Jeu 12 Oct 2017 - 12:19 par el335

J'ai écouté le CD électrique. J'ai tenu jusqu'à 4 morceaux... Le chant de ce guitariste m'ennuie profondément... On a l'impression malgré qu'il ne s'engage pas dans ses morceaux. Un peu comme Clapton. C'est du super propre. Sleep

J'essaierai le CD acoustique... On sait jamais.

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Message le Mar 31 Oct 2017 - 11:58 par Flovia

Je l'ai écouté en entier, plusieurs fois de suite, l'ensemble de ce double live figurant sur le tube.

Une chose est certaine, Landreth n'a pas précisément le timbre de voix adéquat pour chanter le blues. Mais la musique qu'il joue n'en est pas vraiment non plus, bien qu'il revisite pour l'occasion deux standards du blues, 'Key to the highway' et 'Walkin' blues'.

Et pourtant, durant la première partie du set, Sonny assure vocalement mieux qu'à l'accoutumée. L'acoustique amplifiée met en valeur son chant, qui gagne en caractère, le léger éraillement de sa voix lui ajoutant une nuance inédite, une espèce de véhémence très inhabituelle chez lui.

Et puis, quelle exquise atmosphère instrumentale! Et que de talents réunis!
La musique cajun-zydeco déclinée en mode intimiste séduit sur le champ. Les harmonies des différents instruments (basse ukulele, accordéon,  percussions, guitares en picking ou en slide) toutes raffinées, se détachent magnifiquement. Et devant tant de maestria, l'on ne peut que s'incliner.

'Hell at home' constitue, à mon sens, la meilleure prestation du concert.

'A world away', au départ d'une suavité presque aussi affligeante que dans sa mouture initiale, prend heureusement une nouvelle dimension grâce à l'accordéon de Steve Conn, et surtout aux deux remarquables soli de guitare jazzy, au cours desquels Broussard et Landreth se montrent particulièrement en phase.

'Key to The highway' est plutôt bien réinterprété, le pont d'accordéon, suivi d'un joli chorus en picking, encore signé Broussard, lui apportant une touche cajun originale.

Quant au 'Bound by the blues' de Landreth, sa reprise acoustique serait presque aussi insipide que dans sa version électrique antérieure, s'il n'était lui-même sauvé par de superbes motifs de guitare et d'accordéon.

Enfin, 'The USS zydecoldsmobile', un boogie zydeco intense, conclut avec panache ce volet acoustique, en définitive, très attachant.


En revanche, je serai nettement plus critique concernant la deuxième partie du set, où Landreth pioche de nouveau dans son propre répertoire.
Comparé à la première, elle m'a paru bien fade, le titre 'True blue', un soupçon plus accrocheur, excepté.

Il faut dire qu'en mode électrique, Sonny rendosse illico tous ses automatismes: sa monotonie vocale coutumière, et ses pérégrinations éthérées de slideur, somme toute, lénifiantes, pour ne pas dire soporifiques.

Combien de fois et par combien de guitaristes tous ces différents thèmes de guitare nous ont-ils été servis?
La plupart m'étaient familiers (et pourtant les disques de Landreth tournent rarement chez moi).
Cette sensation débute dès le solo central de 'Back to Bayou Teche', pour mieux se poursuivre sur 'The milky way home', et atteindre des summums sur les deux instrumentaux 'Brave new girl'  & 'Überesso',  l'usage du bottleneck ne retardant que brièvement cette forte impression de ''déjà entendu''. Et pour cause : tous ont été maintes fois exploités, décortiqués, triturés à l'envi, par Satriani, Vai, E.Johnson et consorts.  
Ils sont évidemment bien joués, techniquement irréprochables, agréables à l'oreille l'espace d'un moment, mais à la longue infiniment lassants.

En un mot, l'ensemble manque considérablement de piquant.

Et ceci me conforterait dans l'idée que Sonny Landreth, aussi virtuose soit-il, n'est malgré tout pas un mélodiste hors pair.

Autant je le trouve excellent en sideman, guitariste de sessions, invité spécial sur les albums d'autrui, où la finesse de son jeu, très souvent d'une divine sensibilité, se voit aussitôt mise en relief, autant ses propres compositions, outre leur lot d'instants précieux, me semblent cruellement manquer de substances, de flammes, et d'envergure.
Son identité musicale a beau être unique, la trame de ses morceaux laisse encore beaucoup à désirer. Il leur faudrait plus de corps, de contrastes, et une ferveur dont je ne pense pas l'artiste dépourvu mais qu'il est encore loin d'extérioriser.

Son tempérament pondéré, et sans doute aussi son attachement à la terre qui l'a vu grandir, le portent vraisemblablement davantage vers la rêverie contemplative ou nostalgique.
Peut-être lui est-il difficile de jongler tour à tour avec l'esprit-même du blues (lui qui a quitté si jeune son Mississippi natal), les héritages créoles et cadiens de sa terre d'adoption, et le rock de sa génération ?

Toujours est-il qu'en l'état sa musique ne me fait guère vibrer. Elle peine au demeurant beaucoup à m'émouvoir.

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Message le Mar 31 Oct 2017 - 16:59 par BAYOU

Ton sentiment rejoint celui de quelques copains, qui avaient vu Sonny à Guitare en Scène en 2015 je crois.
J'ai un avis différent même si je trouve que les musiciens de son groupe (pas dans ce live) ne sont pas au niveau. C'est vrai que lorsqu'il est invité son jeu est meilleur, sans parler des Crossroads, je l'ai vu avec Anders Osborne et cétait superbe.
Je crois que comme il le dit dans l'interview ses racines sont plus cajun que blues, sa musique est assez éloignée du blues "pur" , d'ailleurs il ne le revendique pas.
Pour moi, c'est avec John Hiatt qu'il a fait de grandes prestations déjà parce qu'il n'était pas le chanteur, et qu'il avait un autre guitariste avec lui, ce qui lui permet de jouer en slide sans penser à la rythmique.

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Message le Mar 31 Oct 2017 - 18:51 par T.Jiel

J'ai écouté et réécouté les deux CD. L'ambiance générale me va complètement. Du timbre de voix du monsieur aux harmonies créées par la formule slide/guitare/accordéon. J'aime beaucoup la manière de jouer du second guitariste, toute en finesse et pleine d'humour, je trouve. Blues, pas Blues, je sens l'ensemble bien enraciné pourtant dedans. Après, hein, je ne connaissais pas Landreth, et j'écoute peu de musique. Mais là, oui, ça le fait bien.

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Message le Mer 1 Nov 2017 - 11:48 par Flovia

BAYOU a écrit:
Pour moi, c'est avec John Hiatt qu'il a fait de grandes prestations déjà parce qu'il n'était pas le chanteur, et qu'il avait un autre guitariste avec lui, ce qui lui permet de jouer en slide sans penser à la rythmique.

Tout à fait de ton avis, Michel!  L'album 'Slow turning' de Hiatt en était peut-être le meilleur exemple.
Je te rejoins aussi quant aux raisons de cette réussite, mais je crois également que la forte personnalité de Hiatt a beaucoup interféré. Il possède de sérieux atouts: excellent chanteur, solide auteur-compositeur, bon guitariste et rythmicien, et avec ça, du charisme et un punch hors norme.
Pas étonnant que face à toutes ces qualités, Sonny ait donné la pleine mesure de son talent créatif.
En outre, Hiatt a aussi eu l'élégance de le valoriser sur scène (posture au premier plan, duo de guitares en face à face, privilège des intro), bref, côté partage des mérites, il n'était pas non plus en reste.
Sonny me semble avoir besoin de ce type de partenariat, leadership tiers et généreux, ou élan collectif sortant de l'ordinaire, comme c'est le cas, ici, en acoustique, avec l'équipe Broussard, Conn, Ranson & Brignac.

Dave Ranson est par ailleurs le bassiste favori de Sonny, il a participé tous ses albums, dès 'Blues attack', et il figure sur quatre des albums de Hiatt où Landreth intervient.

L'accordéoniste pianiste et organiste Steve Conn est aussi un familier de Landreth, ses prestations studio aux côtés du guitariste sont nombreuses; celles du batteur et percussionniste Brian Brignac sont déjà plus tardives.
Quant au guitariste Sam Broussard, il n'était jusqu'alors intervenu qu'épisodiquement ('From the reach' 2008).
Et c'est, à mon avis, sa présence qui fait la vraie différence en acoustique, sur ce 'Recorded live in Lafayette'.

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Message le Mer 1 Nov 2017 - 11:50 par Flovia

T.Jiel a écrit:J'aime beaucoup la manière de jouer du second guitariste, toute en finesse et pleine d'humour, je trouve.
Sam Broussard, himself! J'ai moi-même adoré sa façon de jouer. Il sonne, ce gars-là!
Tu devrais écouter ce qu'il fait, Tidji, tu pourrais bien lui trouver quelques similitudes de registre avec toi ...

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Message le Mer 1 Nov 2017 - 12:37 par BAYOU

Normalement Sonny devrait venir en Europe avec John Hiatt pour le 30ème anniversaire de leur association (ils tournent aux USA dans cette formule cet hiver)

Ce qui me désole c'est que la dernière fois que John Hiatt était programmé à Paris, le concert a été annulé faute de réservations ! (Sold Out quasiment partout sur les autres dates européennes)

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Message le Mar 9 Jan 2018 - 13:32 par T.Jiel

Je me permets de reposter au sujet de ce CD. J'éprouve vraiment un grand plaisir à le mettre et le remettre dans le lecteur CD. Une belle trouvaille pour moi. Feeling, créativité et technique sont bien au rdv.
Je rappelle pour ceux qu n'ont pas tout suivi, ce Live in Lafayette de Sonny Landreth est constitué de 2 CD, un en acoustique (que je préfère, hé hé), et l'autre en électrique.
Je l'ai entièrement trouvé sur You Tube.
Thank's again, "Grand méchant" Bayou.

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