George Thorogood – Party of one (2017)

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07092017

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George Thorogood – Party of one (2017)




George Thorogood – Party of one (2017)



Date de sortie: 4 Août 2017
Label: Rounder records
Genre: Country blues, Delta blues, Boogie, Folk, Folk-blues, Blues-rock, Country music

Liste des titres:

01- I'm a steady rollin' man (Robert Johnson)
02- Soft spot (Gary Nicholson- Allen Shablin)
03- Tallahassee women (Tallahasse Tight aka Louis Washington / Domaine publique)
04- Wang dang doodle (Willie Dixon)
05- Boogie Chillen (Bernard Besman- John Lee Hooker)
06- No expectations (Mick Jagger- Keith Richards)
07- Bad news (John D. Loudermilk)
08- Down the highway (Bob Dylan)
09- Got to move (Elmore James- Marshall Sehorn)
10- Born with the blues (Brownie McGhee)
11- The sky is crying (Elmore James- Clarence Henry Lewis – Morgan C. Robinson)
12- The hookers (If you miss'im... I got'im) (John Lee Hooker)
13- Picture from life's other side (Trad. - Hank Williams)
14- One bourbon, one scotch, one beer (John Lee Hooker)
15- Dynaflow blues (John Ned Shines)


Personnel :
George Thorogood/ guitares, résonateurs, harmonicas

Majoritairement en acoustique, Thorogood  revisite pour la première fois en solo, différents titres chers à son cœur, issus des répertoires de Robert Johnson, John Lee Hooker, Willie Dixon, Brownie McGhee, Johnny Shines, Elmore James, John Hammond Jr, Johnny Cash, Bob Dylan, The Rolling Stones, Hank Williams...

'I'm a steady rollin' man'


'Born with the blues'


'Down the highway'


'No expectations'
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Flovia
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George Thorogood – Party of one (2017) :: Commentaires

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Message le Jeu 7 Sep 2017 - 9:25 par Flovia

Pêchu, joué avec brio et chanté avec conviction!
Un festin à déguster sans modération. Magistral!!!

L'album est disponible à l'écoute, ici

Sinon, pour exemples,

-en version plus rapide que sur le présent album,
'I'm a steady rollin' man'
https://youtu.be/Cf0TJb8z2lc

-'Dynaflow blues' (une prestation légèrement différente, ici interprétée avec ses Destroyers)
https://youtu.be/38_fG8VZolc

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Message le Jeu 7 Sep 2017 - 16:11 par BAYOU

Et George retourne aux sources!
Avant de former son groupe The Destroyer, l'homme du Delaware jouait du blues acoustique. De longues années plus tard, après avoir parcouru le monde et fait rugir sa Gibson ES-125 sur toute les scènes, il a choisi de revenir à ses origines et de rendre hommage au blues, mais aussi à Johnny CASH, Hank Williams et aux ROLLING STONES.

Tout au long de sa carrière, il a joué les morceaux des géants du blues, redonnant un nouveau souffle, une nouvelle vision, à des titres comme le célèbre "One Bourbon, One Scotch, One Beer", écrit par Rudy Toombs puis popularisé bien sûr par le grand John Lee Hooker, le « Move It Over » d’Hank Williams ou encore le « Who Do You Love » de Bo Diddley.

Cette fois, toujours avec son producteur Jim Gaines (qui a déjà travaillé avec lui sur The Hard Stuff en 2006; Ride Till I Die en 2003 et The Dirty Dozen en 2009) il pioche chez divers songwriters. Certains évidents comme Elmore James (« The Sky Is Crying ») ou Willie Dixon « Wang Dang Doodle” d’autres moins comme le «Down The Highway» de DYLAN ou le «Bad News» de Johnny CASH en passant par les STONES avec « No Expectations ».
De tout ce matériel disparate, il parvient à réaliser un album parfaitement cohérent, en s’appropriant les chansons. On savait depuis longtemps que George était une sacrée pointure à la guitare électrique, et il démontre qu’il est aussi excellent à l’acoustique ou au dobro.

Thorogood c’est aussi une sacrée voix, une de celle qui sait chanter le blues, un des rares (avec Johnny Winter et Mike Bloomfield) à sonner authentique, sans dénaturer la pureté originelle de la musique, celle de Chicago, du studio Chess, des champs de coton du Mississippi.
On peut craindre que les fans habituels des Destroyers ne trouvent cet album décevant, ce serait la pire des erreurs. THOROGOOD retourne à la source, aux racines de la musique qu’il aime, en nous en donnant sa version, sa lecture et elle est sacrément belle.
La source, c’est Robert Johnson et “I'm A Steady Rollin' Man” n’est pas la chanson la plus connue de l’homme qui a vendu son âme au diable; la source c’est aussi « Got To Move » d’Elmore James moins « évident » que « The Sky Is Crying ». Pourtant sur ces deux titres, il envoie tout le monde au paradis.
Certains disent que la reprise des STONES est un peu loupée au niveau du chant trop haut. Sans aller jusque-là, « No Expectations” et le « Bad News » de Johnny CASH sont un peu inférieurs aux autres titres
Et il termine l’album par l’incontournable « One Bourbon, One Scotch, One Beer” enregistré en live en 1999 au Rockline et dédié à la mémoire de Bob Coburn. Il en offre une version acoustique, sombre, proche des méandres noirs de John Lee Hooker.

Malheureusement, cet album ne sera pas présenté en live, George THOROGOOD expliquant dans une interview que les spectateurs attendaient de lui de la musique électrique et qu’il ne « pouvait » pas les surprendre ainsi.
Dommage, car Party Of One est un sacré bon disque.
Après si vous me dites qu’il se produit ce soir en électrique dans un rayon de 400kms, je pose tout et j’arrive !

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Message le Jeu 7 Sep 2017 - 22:38 par Gut bucket

Thanks Miss Flo and Mister Bayou!

Aujourd'hui, j'ai les tout-petits et il pleut, donc enfermé dans l'atelier d'art plastique.
Bon eh bien, je sais ce que je vais leur faire écouter en travaillant: Thorogood et le dernier Gregg Allman.
Qui parlait d'éducation musicale à l'école? Laughing

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Message le Ven 8 Sep 2017 - 8:54 par Jungleland (En ligne)

j'ai toujours apprécié George Thorogood, j'étais un grand fan de son époque endiablée des Destroyers

Là je suis piqué par la curiosité et les extraits proposés par Flovia m'incite à y prêter une oreille attentive cheers

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Message le Ven 8 Sep 2017 - 15:07 par Phil cotton color

Disons-le tout net, comme le chef Jungle j’ai toujours apprécié Georges Thorogood et je ne suis évidemment pas déçu par son incursion « back to the roots ».  Il y a quelque chose chez lui d’assez original et quelque part de profondément Blues dans ce chemin qu’il parcourt depuis maintenant plus de 40 ans.  Twisted Evil

Mais contrairement à Bayou, je ne pense pas qu’il soit vraiment un super guitariste et chanteur. Wink  Pour la gratte je trouve que ça s’entend d’autant plus quand il est seul. Certes il se défend, mais des cadors de la six cordes et du dobro, il y en a des tas de bien meilleurs et de plus fins que lui de par le monde, spécialement chez ses collègues blancs-becs, et même en France. Quant au chant, il ne l’a certainement jamais travaillé et dans certaines intonations il est même carrément « faux », et ça a toujours été le cas.  Rolling Eyes Le tout a donc toujours eu quelque chose d’un peu « foutraque ».

Mais je crois qu’il s’en fout complètement, Laughing et il a finalement bien raison puisque ce tout est immanquablement puissant et accrocheur, et qu’un morceau fini on a souvent le dilemme entre le remettre ou écouter le suivant !...  

Alors bien sûr tout cela est dû à une sincérité évidente et à son talent pour s’approprier n’importe quel morceau et le recracher instantanément à sa manière, à la fois bien mâché et tout cru, mais toujours avec l’urgence et le punch de ceux qui non seulement ont tout compris au Blues, mais arrivent à le jouer spontanément comme il se doit. Ça ne s’apprend pas, et alors qu’importe la technique plus ou moins fouillée. Facile et naturel pour un vieux bluesman noir du Sud ou du ghetto chicagoan, en principe moins pour un petit blanc issu du Delaware. Et pourtant avec lui ça l’est ! Neutral

Quoi qu’en aient dit dans le passé certains musicologues savants et académiques, le Blues est bien un style musical à part entière, et donc un art, faussement naïf, même si « art naïf » est le qualificatif qu’on lui accole parfois, et si c’est l’apparence qu’il donne. Mais au-delà du plaisir procuré par l’écoute immédiate qui peut être ressenti par chacun, c’est un art qui ne s’apprécie comme tel qu’après une longue intronisation. Et le paradoxe est aussi que c’est art qui ne se pratique surtout pas en essayant de « faire de l’art », mais en pensant simplement à s’exprimer. Après, le cas échéant, le résultat n’est pas forcément aussi intéressant que celui produit par Georges Thorogood, mais j’irais presque jusqu’à dire qu’il n’en a que peu de mérites car, encore une fois, au-delà des techniques instrumentale et vocale sur lesquelles on peut toujours progresser, le reste, le plus important, ne s’apprend pas !  

En tout cas, je trouve plutôt rassurant que quelqu’un comme Georges Thorogood arrive à poursuivre sans problèmes une si longue carrière, tout en bénéficiant toujours d’une audience relativement importante. Twisted Evil

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Message le Ven 8 Sep 2017 - 16:54 par BAYOU

Je ne sais pas si c'est ou pas un super guitariste et chanteur, (je m'en fous un peu même) mais je sais que sur scène c'est assez impressionnant....Par ailleurs je crois que jouer ce genre de musique "profane" est plus compliqué qu'il n'y semble et que la technique ne suffit pas.
Cela me fait penser au rythme du reggae, cela semble simple, mais tous les "grands musiciens" qui ont essayé ne sont jamais parvenus à sonner comme un rasta de Kingston.

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Message le Ven 8 Sep 2017 - 17:01 par Phil cotton color

BAYOU a écrit:Je ne sais pas si c'est ou pas un super guitariste et chanteur, (je m'en fous un peu même) mais je sais que sur scène c'est assez impressionnant....Par ailleurs je crois que jouer ce genre de musique "profane" est plus compliqué qu'il n'y semble et que la technique ne suffit pas.
Cela me fait penser au rythme du reggae, cela semble simple, mais tous les "grands musiciens" qui ont essayé ne sont jamais parvenus à sonner comme un rasta de Kingston.

Mais tout à fait d'accord ! Wink

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Message le Sam 9 Sep 2017 - 13:58 par T.Jiel

Phil cotton color a écrit:"Quoi qu’en aient dit dans le passé certains musicologues savants et académiques, le Blues est bien un style musical à part entière, et donc un art, faussement naïf, même si « art naïf » est le qualificatif qu’on lui accole parfois, et si c’est l’apparence qu’il donne. Mais au-delà du plaisir procuré par l’écoute immédiate qui peut être ressenti par chacun, c’est un art qui ne s’apprécie comme tel qu’après une longue intronisation. Et le paradoxe est aussi que c’est un art qui ne se pratique surtout pas en essayant de « faire de l’art », mais en pensant simplement à s’exprimer. (...) Au-delà des techniques instrumentale et vocale sur lesquelles on peut toujours progresser, le reste, le plus important, ne s’apprend pas !"

Général Phillip Coton Colour, Mémoires.

Oh que voilà une belle citation qui me réjouit, et ferait bien dans le prologue de Koko Owens Blues.
Avec votre permission, mon Général? Wink

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Message le Sam 9 Sep 2017 - 22:36 par Phil cotton color

T.Jiel a écrit:
Phil cotton color a écrit:"Quoi qu’en aient dit dans le passé certains musicologues savants et académiques, le Blues est bien un style musical à part entière, et donc un art, faussement naïf, même si « art naïf » est le qualificatif qu’on lui accole parfois, et si c’est l’apparence qu’il donne. Mais au-delà du plaisir procuré par l’écoute immédiate qui peut être ressenti par chacun, c’est un art qui ne s’apprécie comme tel qu’après une longue intronisation. Et le paradoxe est aussi que c’est un art qui ne se pratique surtout pas en essayant de « faire de l’art », mais en pensant simplement à s’exprimer. (...) Au-delà des techniques instrumentale et vocale sur lesquelles on peut toujours progresser, le reste, le plus important, ne s’apprend pas !"

Général Phillip Coton Colour, Mémoires.

Oh que voilà une belle citation qui me réjouit, et ferait bien dans le prologue de Koko Owens Blues.
Avec votre permission, mon Général? Wink
Permission accordée, m'sieur l'écrivain ! Et ça me rend tout fier... Cool  Wink

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