CHICAGO BLUES FESTIVAL 10-12JUIN 2016

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05072016

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CHICAGO BLUES FESTIVAL 10-12JUIN 2016





Chicago, troisième ville des USA, capitale du blues urbain en opposition au blues du delta du Mississippi. Ici le bruit de la ville a électrifié les guitares et la misère, le racisme sont moins forts ou en tout cas se dissimulent mieux.
Le festival de blues se déroule dans un immense parc dans le centre-ville à côté de The Loop et du début de la Route 66. L’ambiance est cool, le public sage, on est loin de la folie de New-Orleans !





Curtis SALGADO sur une scène annexe nous offre un show superbe, bourré d’énergie, de feeling avec un groupe soudé et des interventions superbes à l’harmonica et aux guitares. Dès la fin du show on se dirige vers la grande scène sous un cagnard d’enfer.





Toutes les places sont assises, on a droit à l’hymne américain et chose étrange un homme mime les prestations des artistes pour les sourds. Le concert de Tommy CASTRO manque un peu d’énergie, c’est bien mais sans émotion jusqu’à l’arrivée de Toronzo CANNON qui va donner une nouvelle impulsion. Acclamé par la foule, notre bluesman conducteur de bus va enflammer la scène avec des interventions acérées qui vont (enfin) sortir CASTRO de sa torpeur.



A peine un quart d’heure d’attente et Lil' Ed and The Blues Imperials nous propose un show assez quelconque sans véritable originalité.
On fait l’impasse sur Shemekia COPELAND que nous avons déjà vu et dans la chaleur nous nous préparons pour les after.
Les clubs le soir tournent à plein régime.


La veille nous avons vu Pistolero Pete au B.L.U.E.S.qui nous a proposé un grand numéro de grimaces et de poses haranguant le public dans des dialogues assez surréalistes. Ce soir nous retournons au même endroit (en réalité je me suis loupé car je criyais que c’était Jimmy JOHNSON qui passera le lendemain, du coup on rate Larry Mc GRAY au Buddy’s Guy Legends) pour entendre Vance KELLY.





La scène est tellement minuscule que les cuivres sont au niveau des spectateurs. Mais c’est là que l’on retrouve l’esprit et l’atmosphère du blues, cette proximité avec les musiciens qui discutent avec le public entre deux shows, cet échange constant avec le public.
On a zappé le deuxième jour du festival mais on se retrouve le soir au B.L.U.E.S. pour écouter une des dernières légendes vivantes.


Un peu étroit !






Jimmy JOHNSON 85 ans. Je mets dix minutes à m’apercevoir que je suis assis à un mètre de lui. Je lui dis qu’il fait la couverture d’ABS Magazine en France et il me demande si j’écris dans le magazine. Je lui explique que non mais il est un peu dur d’oreille. Son groupe chauffe la salle, mais Jimmy à chaque fin de morceau fait signe de continuer sans lui. A un moment il s’avance vers la scène, non il va juste pisser. Enfin il rejoint son groupe et c’est magique. Merde je suis dans un club de blues de Chicago, écoutant Jimmy JOHNSON à peine à deux mètres. Et l’émotion est forte.











Dernier jour de festival le lendemain avec une sacrée affiche. Se succèdent sur une des scènes, The Jimmy Burns Band, John Primer & The Real Deal Blues Band et Lurrie Bell. Trois heures de blues, avec un Jimmy Burns impeccable et racé, John Primer nettement plus à l’aise dans son répertoire que pour l’hommage à Muddy Waters le l’hiver dernier et enfin Lurrie Belle superbe dans un show totalement électrique là encore autrement envoûtant que ses prestations au Duc des Lombards ; Là il s’exprime dans son registre et devant sin public
L’après-midi défile comme dans un rêve et on retourne vers la grande scène pour Ronnie Earl. Dur contraste Ronnie semble épuisé, il joue au minima laissant son groupe dérouler. Dommage quand on connaît son talent. Ensuite Eddie « The Chief » Clearwater qui entre en scène en costume d’indien, mais comme dira Catherine on préfère « l’indien des champs » (ceux de la Nouvelle-Orleans) à l’indien des villes (celui de Chicago). Le show est bon mais il souffre d’une part de la comparaison avec les autres et d’autre part de notre fatigue vu que depuis 13h30 nous écoutons de la musique et qu’il est 20 heures. On en reste là délaissant l’hommage à Otis RUSH avec de nombreux musiciens.







Pour compléter le tout nous sommes allés faire un tour au club de Buddy Guy et un pèlerinage au studio Chess.

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CHICAGO BLUES FESTIVAL 10-12JUIN 2016 :: Commentaires

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Message le Mar 5 Juil 2016 - 12:54 par T.Jiel

Oh, Bayou, que c'est sympa ce retour. Mais je n'ai pas tout suivi : tu y étais vieux renard?
On a l'impression d'y être, et les photos sont bonnes.
Merci à toi.

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Message le Mar 5 Juil 2016 - 15:11 par Phil cotton color

Oui, superbe reportage sur la scène de Chicago qui a évidemment bien changé depuis que les créateurs du genre ont pratiquement tous disparu.

J'y suis allé deux semaines en 1985, puis une semaine en 1988 et 2008. Mais je me souviens avoir eu le même type d'émotion que toi dans les petits clubs en assistant à quelques concerts fabuleux et en me disant "P'taing mais c'est Otis Rush ou Son Seals qui sont là, dans leur quotidien, à jouer leur Blues en face de toi, un type de Blues qui disparaîtra bientôt !"

Autrement, petite erreur, notre ami Jimmy Johnson a déjà 87 ans et non 85. Et c'est vrai qu'il est encore bien vivace le bougre !

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Message le Mar 5 Juil 2016 - 15:20 par Jipes (En ligne)

Magnifique séjour ça fait plaisir de lire que vous vous êtes régalés !!!

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Message le Mar 5 Juil 2016 - 16:16 par BAYOU (En ligne)

Pour répondre à T.J. oui on est resté 5 jours à Chicago ensuite la route 66 jusqu'à Santa Fe au Nouveau Mexique

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Message le Mar 5 Juil 2016 - 16:49 par BAYOU (En ligne)















Petit hommage....
Les tombes sont regroupées dans la banlieue sud ouest
Sur ce lien des indications
http://jocelyn.richez.free.fr/CHtombes.html

Par contre pour le cimetière Burr Oak, on a carrément demandé la localisation à l'entrée et une charmante dame nous a donné les indications.
Cela étant c'est difficile à repérer vu que les allées sont indiquées sont de petits morceaux de bois dont les caractères sont effacés par les intempéries.

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Message le Mar 5 Juil 2016 - 16:50 par BAYOU (En ligne)

Mine de rien on y a passé une matinée !

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Message le Mar 5 Juil 2016 - 18:19 par T.Jiel

Une matinée pas perdue pour tout le monde, va! C'est touchant de voir toutes ces plaques. Encore merci à toi.

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Message le Mer 6 Juil 2016 - 9:59 par Flovia

Très beaux clichés   , et puis celle où tu apparais aux côtés de Jimmy Johnson est à encadrer, elle est précieuse! Very Happy
Saurais-tu qui tenait le micro auprès de Ronnie Earl? Etait-ce Eddie Shaw? Il lui ressemble assez, je trouve...
En tout cas, merci pour ce bon moment de partage, Bayou! A travers lui, c'est fou la facilité avec laquelle on se projette dans ce mythique festival!!!... cheers

Et avec un peu de son en sus, on s'y croirait tout à fait...










La route 66 jusqu'à Santa Fe, vous l'avez faite en voiture?

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Message le Mer 6 Juil 2016 - 12:06 par BAYOU (En ligne)

Oui 4990 kms pour être précis !
Mais c'est tellement génial de rouler sur la 66 ( en plus on a pris autant que possible la route historique et pas l'highway) !

Je suis en train d'écrire le récit du voyage. Ici je poste juste les éléments musicaux.

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Message le Mer 6 Juil 2016 - 12:20 par BAYOU (En ligne)

oui c'était Eddie Shaw qui a chanté sur un morceau

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Message le Mer 6 Juil 2016 - 12:48 par BAYOU (En ligne)

2120 South Michigan Avenue.....













Et le portrait géant de Muddy dans The Loop



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Message le Mer 6 Juil 2016 - 17:05 par mud

putain ça donne envie sa mère à iolp dans le corridor Very Happy Very Happy

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Message le Mer 6 Juil 2016 - 17:41 par BAYOU (En ligne)



Déception par contre la boutique Delmark, le grand label blues. Elle est dans une rue paumée, pas grand chose dedans avec un vendeur encore plus âgé que le label...

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Message le Jeu 7 Juil 2016 - 11:48 par BAYOU (En ligne)

On termine la visite de Chicago par les clubs de blues:


J'ai toujours l'air méchant sur les photos !



Juste en face:


Le club de Buddy GUY




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Message le Jeu 7 Juil 2016 - 15:19 par Flovia

mud a écrit:putain ça donne envie sa mère à  iolp dans le corridor Very Happy Very Happy

...Je ne l'aurais peut-être pas formulé de la même manière, mais en substance, ça résume bien le fond de ma pensée!!! bounce

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Message le Lun 11 Juil 2016 - 14:03 par BAYOU (En ligne)






Un must le matériel d'Alan LOMAX


Et l'enfant du pays bien sur

Après Chicago, une autre grande ville du blues ST LOUIS et son Blues Museum qui est ouvert depuis avril 2016. Dans le centre ville, un bel endroit qui relate l'histoire du blues. C'est généraliste (c'est le but) et par exemple le Musée de Clarksdale est plus riche pour les puristes .

Sinon la scène musicale de la ville est assez atone, nous sommes allés dans des clubs mais les groupes proposaient une musique assez quelconque. Bon après on arrivait de Chicago hein !

L'Oyster Bar


1860's

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Message le Lun 11 Juil 2016 - 16:22 par BAYOU (En ligne)





Un magasin du disque qui a survécu à St Louis

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