Nicky Hopkins : The Ultimate Session Man

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Nicky Hopkins : The Ultimate Session Man

Message par Bloomers le Jeu 16 Avr 2015 - 9:51



Vérifier les crédits sur tous les albums rock durant les années 60 à 90 et vous constaterez avec stupéfaction que Nicky Hopkins était le pianiste avec qui il fallait compter !

Né à Londres le 24 février 1944, il commence le piano à l’age de 3 ans !!!, à 6 ans il commence les cours privés, puis les hautes études au Royal London Academy Of Music.
De formation classique Nicky Hopkins jouait du Chopin aussi bien que du jazz, mais c’est finalement vers le Rythm & Blues qu’il trouvera sa voix…



Début 60 L’explosion du Rythm & Blues Anglais vient juste de débuter à Londres que Nicky Hopkins n’était déjà plus dans son 1er groupe : The Savage
En effet il est déjà membre du nouveau groupe de Cyril Davies les "All Stars" spécialisé dans les reprises de classiques Blues.
Le groupe baptisé Cyril Davies All Stars écume les clubs de Londres dont le célèbre Marquee, taverne crasseuse unique en son genre où se produisait Alexis Korner le parrain du british blues et un groupe d’apôtre encore quasi inconnu : les Rolling Stones.

Malgré durée de vie très brève , le Cyril Davies All Stars grave quelques morceaux en studio comme ce « Country Line Spécial » un magnifique instrumentale, officiellement la toute première apparition de Nicky Hopkins sur un 45 tours...

"Country Life Special" cyril davies all stars 1963
https://www.youtube.com/watch?v=lscwcKgz6J8

Ne supportant pas la vie sur la route et surtout à cause de sa santé fragile Nicky Hopkins ne put jamais faire parti d’un groupe à part entière. (il avait la maladie de Crohn) il a du même stopper ses activités pendant plusieurs mois pour subir quelques opérations.
A son retour, il propose ses services à différents producteurs comme Shel Talmy, Mickey Most ou Andrew Oldham.

Entre 1965 et 67 tout comme son collègue, le jeune guitariste Jimmy Page, Nicky Hopkins enchaîne les sessions : il accompagne entre autre les Who, Kinks, Pretty Things, Creation, Easybeats…
On le retrouve aussi sur les premiers 45 tours de David Bowie, Rod Stewart, Cat Stevens….
Le 1er disque des Who « My Generation » sortit début 66 est un excellent exemple de son travail d’accompagnateur…

"I'm A Man" The Who 1965
https://www.youtube.com/watch?v=_mmMFk5g6Tw

Nicky Hopkins est un musicien free-lance c-a-d qu’il à un statut de musiciens indépendant qui lui permet de jouer pour n’importe quelle compagnie sans devoir rendre des comptes.
Son nom est rarement spécifié sur les pochettes de disques… les Kinks par exemple ne spécifiait jamais ses contributions mais lui rendirent hommage avec un titre évocateur « Session Man » disponible sur "Face To Face" (Pye-1966).



En 1966 Nicky Hopkins commence aussi une longue collaboration avec les Rolling Stones (il joue sans interruption sur tous leurs album à partir de « Between the Buttons » en 67 jusqu’ à « Tatoo You » début 80 …13 albums au total sans compter certains concerts comme "Live At Leeds" 71, "Ladies & Gentlemen" 72 et la tourné en Australie en 73

Nicky Hopkins est aussi un des rare musicien externe auquel les Beatles feront appel…(single Revolution 1968)



En 1968 Nicky arrêtent quelque temps les sessions pour intégrer le nouveau groupe de l’ancien guitariste des yardbirds Jeff Beck, un jeune chanteur nommé Rod Stewart est également de la partie.. le premier 33 tours « Truth » est une merveille, « Beck-OLA » le second, fait encore mieux... avant Led Zeppelin le premier groupe de Hard Rock Anglais

On peut apprécier les qualités de Nicky Hopkins sur un long blues lent "Blues Deluxe" sur l'album "Truth" 1968
https://www.youtube.com/watch?v=a7Fm-7N694o

début 69 Nicky Hopkins ne supporte déjà plus les tournées incessantes et surtout les engueulades continuelles entre Rod Stewart & Jeff Beck.
Pendant la tournée américaine, il quitte définitivement le Jeff Beck group pour rejoindre le Jefferson Airplane…un des plus célèbre groupe de rock psychédélique Californien…
Entre-temps Il participe aux sessions de « Let It Bleed » & « Jamming With Edwards » avec les Rolling Stones (sans kr) et Ry cooder…

"It Hurts Me Too"
https://www.youtube.com/watch?v=iecNn2E1guQ




A L’aube du 17 août 1969 on retrouve Nicky Hopkins au célèbre festival de Woodstock ou il accompagne le Jefferson Airplane qui l’engage dans la foulée pour le 4 ème album studio du groupe, l'inoubliable « Volunteers »

"Uncle Sam Blues" live at woodstock festival
https://www.youtube.com/watch?v=O6FT94xJ9hA



Le plus marquant est encore son association avec John Cippolina et son groupe culte de San Francisco le Quicksilver Messenger Service…
Nicky apparaît sur 4 albums… je retiens pour ma part surtout le premier « Shady Grove » enregistré en 1969 car on y trouve son morceau de bravoure « Edward-The Mad Shirt Grinder » , une pièce surhumaine de 9 minutes… on a l’impression qu’il à 4 mains sur ce morceau !!!

A partir de 1971 Nicky Hopkins reprend ses activités de musiciens Freelance ET comme toujours, la demande est prestigieuse : John Lennon, les Who, Ringo Star, George Harrison Joe Cocker, Peter Frampton et toujours les Rolling Stones.

En 1973 Nicky s’offre une pléiade de star pour son 2eme album solo « The Tin Men Was A Dreamer » George Harrisson, Chris Spedding, Mick Taylor…il chante même sur quelques titres.



Durant les seventies & eighties son piano charismatique continu à faire des merveilles pour les Rolling Stones, Who, Peter Frampton, Joe Cocker, John Lennon, Art Garfunkel, Jerry Garcia, John Cippolina et bien d’autre plus obscur comme Graham Parker ou Eddie Money…

Dans les années 80 par contre Il devra cachetonner pour des gens horrible comme Julio Egleisias ou lisa Stenfield …
il continuera toutefois à travailler jusqu’au début des années 90, sa maladie chronique finira par avoir raison de lui à Nashville en octobre 1994.

Longue interview en UK
http://www.ultimate-guitar.com/interviews/rock_chronicles/rock_chronicles_1970s_nicky_hopkins.html
nouveau site : http://www.nickyhopkins.com/

“What I liked about Nicky is you’d give him a song and he’d develop it, with a couple of passes, into something, almost immediately. He was so easy to work with and he could hang; we’d do sessions for fifteen hours, sometimes two days
and he’d still be there, you know.”
– Keith Richards

“Nicky was a great talent…He is gone but his wonderful playing will live on and I’m proud that so much of his work will be heard as part of my own. Nicky is a big part of my work and I think of him often.”
– Pete Townshend

“He was the guy who basically set the tone; he just had it. It felt so good and it sounded so good; you couldn’t help but love what he did. He brought such heart to his playing and every project he touched has a soulful, symphonic feel to it that comes from the way he connected to his instrument. I can hear a piano and know that it’s Nicky. I wish he were here right now—it would be so great if he could just walk out on the stage and sit down at the piano.”
– Steve Miller

“I worked with Richard Tee – I’ve even had Ray Charles alongside me and Nicky was up there with all of those guys; he just made you listen. Nicky was a genius, but a lot of time genius isn’t noticed until many years later.”
– Joe Cocker

“It was such a thrill to work for him as well as have him work with me. Every time I hear Joe Cocker’s ‘You Are So Beautiful’ I want to cry before Joe’s even come in. People try to emulate that piano piece, but there’s only one person could have played that—Nicky Hopkins.”
– Peter Frampton

“I can’t speak highly enough of his piano playing. Most guys who think they can play – let’s call it boogie-woogie – none of them can do the right hand like Nicky.”
– Rod Stewart

“In my opinion, Nicky was the greatest rock’n’roll piano player of all time. There’s nothing he couldn’t play. I really miss him tremendously and it was really one of the great thrills of my career to have worked with him.”
– Richard Perry (Producer, Harry Nilsson)

“He’s right up there among the top two or three most important session guys or side-men from the sixties rock scene in England; I don’t think there’s any question of that.”
– Shel Talmy (Producer, The Who, The Kinks)

“It was all a weave of wants, dreams and possibility – the songs, the parts, the sound, the players, the voices and the moment – and Nicky was a part of that team – a warm, special, talented part of those wonderful days when we did not seem able to be wrong.”
– Andrew Loog Oldham (Producer, The Rolling Stones)

“I think Nicky did that with all the great boogie-woogie or whatever his influences were by the time I discovered his playing; he kind of made it his own, and when you threw that in with the likes of the Stones or the Jeff Beck Group, he really did write the book on rock’n’roll piano playing at a very early age”
– Nils Lofgren (Bruce Springsteen & the E Street Band)

“We just said, “Hey, we’re not going to tell you what to play! You can play anything you want, dude and it’ll be just fine with us.” Nicky was at his absolute best. He was just playing fantastic and coming up with these parts that just were so special.”
– Joe Walsh (The Eagles)
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Re: Nicky Hopkins : The Ultimate Session Man

Message par Bloomers le Mer 29 Avr 2015 - 20:58



avec les savages

et un autre titre de Cyril Davis & The All Stars - Chicago Calling 1963

https://www.youtube.com/watch?v=YbCdvRxCyU0

on reconnait bien le style de Nicky, tout est déjà là
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