Nino Ferrer

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Re: Nino Ferrer

Message par T.Jiel le Mer 27 Juil 2011 - 2:03



Phil cotton color a écrit:
Mais c'est pas vrai ça !... Rolling Eyes Non seulement le TJ c'est lui qui lance le topic sur Jauni bom et qui se plaint ensuite de la proportion que ça prend, mais en plus il essaie de le relancer ici sur le topic de Nino Ferrer !...
Provocateur va ! Very Happy

clown

Mrs Pitiful a écrit:
Tu peux développer stp? Pas sûre d'avoir bien compris. Tu parles d'authenticité?

Jauni c'est Johnny? Laughing

Oui, tu as raison, chacun est chacun et est unique. Je place mon mot effectivement au niveau de l'authenticité dans les rapports qu'on a avec les autres (et soi d'ailleurs!). Au fil des années, j'ai remarqué qu'on se comporte parfois de façon double (trouble?), en mettant en scène un personnage qui n'existe ...pas. Tant qu'il s'agit du clown et de l'acteur de théâtre, ça n'est pas dérangeant puisqu'on est clairement dans le jeu, et que le jeu c'est dans la vie comme la graisse dans un roulement : indispensable. Mais quand le jeu n'est pas avoué, il est malsain. Il y a tromperie, et la vies est trop courte pour perdre du temps à suivre des étoiles filantes. C'est vain.
Pour en revenir à Nino Ferrer et Johnny Halliday, que je ne connais pas en tant que personnes, le premier m'apparaît clairement comme qqu'un qui vivait sa pensée, ce en quoi il croyait. Le second est dans un jeu (partiellement sans doute) mais non avoué. On ne peut pas par exemple chanter la solitude et la misère comme il sait si bien le faire et courir les paradis fiscaux pour mieux dépenser du fric acquis en distrayant des gens qui sont réellement seuls et dans la pauvreté.
Le show biz est plein de ces double personnalités. Le monde de la politique, spécialement depuis une trentaine d'années, aussi.
Ce beau discours étant posé, je conviens que mon propos se situe sur un terrain glissant. On est tous animés de différents personnages qui troublent de façon cachée ou non ce qu'on est au fond. Mais je préfère de loin avoir à faire à un couillon authentique qu'à un magicien ou un baratineur. Et aujourd'hui, bon sang, ils sont pléthore, les magicien baratineurs... Wink
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Re: Nino Ferrer

Message par Invité le Mer 27 Juil 2011 - 9:03

T.J. ... I love you

Je te rajoute à ma liste à coté de: Théodor Monod, Khalil Gibran, St Augustin et pervers pépère.. Razz

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Re: Nino Ferrer

Message par Mrs Pitiful le Mer 27 Juil 2011 - 9:34

Tout à fait d'accord avec TJ SAUF si l'idée est vraiment que vivre dans un paradis fiscal fait d'office qu'on ignore tout de la solitude. A ce moment-là alors on ne vait du blues que quand on a connu les champs de cotton (et à part BB King je ne sais pas qui il reste). Je suppose qu'il s'agissait d'exagérer pour faire comprendre la pensée (dsl oublié le terme technique) et là oui c'est vrai que chez Jauni on ne sent pas le type sincère. Je ne connais pas trop son oeuvre mais c'est l'impression que ça me donne pour les morceaux que je connais. Mais pour moi c'est une histoire d'interprétation. N'importe qui sait ce qu'est la solitude. Pour moi un bon intreprête c'est un bon acteur, c'est à dire qu'il je joue pas la solitude, par exemple, mais la ressent. Et un bon acteur d'après moi, est un peu skizo et parvient à croire un moment qu'il est le personnage et le vit pour de vrai.


Allez bon, à la base je devais rédiger mon mémoire et là je me retouve à comparer Nino Ferrer et Johnny Haliday scratch
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Re: Nino Ferrer

Message par Phil cotton color le Mer 27 Juil 2011 - 13:42

T.Jiel a écrit:Oui, tu as raison, chacun est chacun et est unique. Je place mon mot effectivement au niveau de l'authenticité dans les rapports qu'on a avec les autres (et soi d'ailleurs!). Au fil des années, j'ai remarqué qu'on se comporte parfois de façon double (trouble?), en mettant en scène un personnage qui n'existe ...pas. Tant qu'il s'agit du clown et de l'acteur de théâtre, ça n'est pas dérangeant puisqu'on est clairement dans le jeu, et que le jeu c'est dans la vie comme la graisse dans un roulement : indispensable. Mais quand le jeu n'est pas avoué, il est malsain. Il y a tromperie, et la vies est trop courte pour perdre du temps à suivre des étoiles filantes. C'est vain.
Pour en revenir à Nino Ferrer et Johnny Halliday, que je ne connais pas en tant que personnes, le premier m'apparaît clairement comme qqu'un qui vivait sa pensée, ce en quoi il croyait. Le second est dans un jeu (partiellement sans doute) mais non avoué. On ne peut pas par exemple chanter la solitude et la misère comme il sait si bien le faire et courir les paradis fiscaux pour mieux dépenser du fric acquis en distrayant des gens qui sont réellement seuls et dans la pauvreté.
Le show biz est plein de ces double personnalités. Le monde de la politique, spécialement depuis une trentaine d'années, aussi.
Ce beau discours étant posé, je conviens que mon propos se situe sur un terrain glissant. On est tous animés de différents personnages qui troublent de façon cachée ou non ce qu'on est au fond. Mais je préfère de loin avoir à faire à un couillon authentique qu'à un magicien ou un baratineur. Et aujourd'hui, bon sang, ils sont pléthore, les magicien baratineurs... Wink
Au delà du cas spécifique de JH et de Nino Ferrer où je suis bien d'accord avec toi, je serais plus nuancé concernant ton opposition authenticité-double jeu des artistes, encore que tu avoues toi-même que le terrain est glissant.

D'abord je ne vois pas, à moins d'être un artiste maudit, comment il ne peux pas y avoir forcément à un moment antagonisme entre la façon dont on vit et le Blues que l'on chante. Mais est-ce si important ? Je me souviens d'une interview de Jimi Hendrix où on lui demandait si ce n'ést pas difficile de chanter le Blues quand on gagne beaucoup d'argent. Et Jimi de répondre qu'il y a toujours des raisons de chanter le Blues ! En fait, j'ai toujours pensé que l'art en général parlait des questions essentielles de la vie, et que c'était même d'ailleurs pour celà qu'il était directement appréhendable par tous (certains après initiation) quelles que soient les barrières de langue ou de culture. Dans ce cas, peu importe d'être riche ou pauvre pour chanter le Blues (et donc aussi en regard pour le comprendre et l'apprécier), ce qui compte c'est ce que l'on a à dire sur ces questions essentielles de la vie et le talent que l'on a pour le communiquer.

Ensuite, même si je m'éloigne un peu de ton propos, dans l'art en général il y a toujours une part de théâtre. Le fait même d'écrire de la musique ou des chansons est déjà un filtre par rapport à ses sentiments profonds. La façon d'interpréter en est encore un autre. Et c'est d'ailleurs heureux car ce serait insupportable à la fois pour l'artiste et le public si le premier pouvait complètement se mettre à nu devant le second. Alors après il y a sûrement des limites à ne pas dépasser, mais je ne pense pas qu'un peu de "théâtre" soit contradictoire avec l'authenticité. Peut-on dire que Brassens, très sobre sur scène, était plus authentique que Brel qui théâtralisait tous ses morceaux ?

Celà dit, je vois bien ce que tu veux dire quand tu parles de "personnages". Difficile de faire la part des choses entre ce qu'est vraiment l'artiste, l'image qu'il veut donner de lui, celle qui est véhiculée par les médias et ce que le public peut penser de la façon dont il vit (et que l'on compare forcément à l'image qu'on a de lui ou que l'on voudrait avoir...) !
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Re: Nino Ferrer

Message par T.Jiel le Jeu 28 Juil 2011 - 7:27

Zut, j'ai encore mis les pieds dans la vase... Wink
C'est marrant, ce genre de sujet qu'on ne tranche pas à coup de cutter. Faut descendre doucement, mais c'est passionnant. Tout à fait en place dans un forum de Blues (de qualité, hé hé, comme ici). Je te l'accorde, Mrs Pitiful, les riches ont le droit de connaître la solitude comme la chante Jojo (et je leur en souhaite des tonnes en passant). Cette histoire de mensonge n'est pas liée à la richesse, en fait. Mais ça n'aide souvent pas faut l'avouer.
Dans sa grille d'été, France Inter propose de 15 à 16h tous les jours pendant une semaine une série d'émissions consacrée à un chanteur. J'ai eu le plaisir d'entendre Brassens et Higelin, pour qui j'ai un grand respect. Les deux ont dis qque chose du genre "j'écris, je compose, si ça plaît c'est bien, si ça ne plaît pas, ça m'est égal..." Ils m'apparaissent comme d'authentiques créateurs. Un créateur, tu lui coupe la langue, les doigts (c'est une image bien sûr), il créera quand même, car c'est plus fort que lui, il n'y peut pas grand chose presque, pour aller bien dans sa tête, faut qu'il envoie!!! Le baratineur se situe juste après, il ne crée rien, il copie. Chez l'un on est dans qque chose de l'ordre de l'indispensable, du vital (plus de création, plus de vie pour faire court), chez l'autre on est dans le jeu qui, quand le rire est absent, tourne vite à la tromperie. Et ça me semble grave, on est pas là pour se perdre derrière des gogos qui nous mènent en bateau, on a pas le temps.
Le théâtre, oui, Phil Cotton, c'est un grand art, quand il s'affiche clairement comme tel. Et quand surtout le feu qui l'anime est créateur, ce qui était le cas de Brel... D'ailleurs, en y réfléchissant, le p'tit théâtre de Brassens n'est pas mal non plus...
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Re: Nino Ferrer

Message par Mrs Pitiful le Jeu 28 Juil 2011 - 9:51

Justement tu peux avoir l''effet "je viens d'un milieu modeste, par conséquent je suis un artiste" et au lieu d'être franc singer l'arché-type du mec qui en a bavé (exactement pareil: issu d'une minorité tu peux agir comme ton stéréotype concernant cette minorité)
Tandis que quand t'as toujours eue une vie matériellement confortable, tu ne va pas te leurrer, et tu te centres sur ce que tu ressens réellement.
Quel que soit les styles de vies, quelles que soient les raisons, une émotion c'est une émotion.
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Re: Nino Ferrer

Message par Phil cotton color le Jeu 28 Juil 2011 - 12:04

T.Jiel a écrit:Zut, j'ai encore mis les pieds dans la vase... Wink
C'est marrant, ce genre de sujet qu'on ne tranche pas à coup de cutter. Faut descendre doucement, mais c'est passionnant. Tout à fait en place dans un forum de Blues (de qualité, hé hé, comme ici).
Tout à fait d'accord. des débats qui se limiteraient à "J'aime-J'aime pas" seraient bien ennuyeux et inutiles.
T.Jiel a écrit:Je te l'accorde, Mrs Pitiful, les riches ont le droit de connaître la solitude comme la chante Jojo (et je leur en souhaite des tonnes en passant). Cette histoire de mensonge n'est pas liée à la richesse, en fait. Mais ça n'aide souvent pas faut l'avouer.
Dans sa grille d'été, France Inter propose de 15 à 16h tous les jours pendant une semaine une série d'émissions consacrée à un chanteur. J'ai eu le plaisir d'entendre Brassens et Higelin, pour qui j'ai un grand respect. Les deux ont dis qque chose du genre "j'écris, je compose, si ça plaît c'est bien, si ça ne plaît pas, ça m'est égal..."
Mais ça c'est le parcours idéal de l'artiste qui est décrit là, celui qui a réussi à se faire reconnaître pour ce qu'il est. C'est facile pour celui-là de faire de telles déclarations. Ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde, d'abord parce que tout le monde n'a pas les capacités créatrices et le talent de ceux que tu cites (et ils ont bien le droit d'exister eux aussi !), ensuite parce que cette reconnaissance peut parfois prendre du temps, qu'il faut bien bouffer entre temps et que sur le fond il faut être un peu cinglé pour rêver de crever dans la misère avec ses idées...

D'ailleurs le cas d'Higelin que tu cites est symptomatique. Au tout début des années soixante-dix, il avait publié quelques disques (avec notamment Areski et Brigitte fontaine) dans une veine poétique qui avaient obtenu un succès d'estime sans plus. Et puis un jour qu'il faisait seul à la guitare la première partie de je ne sais plus qui à l'Olympia, il s'est fait méchamment jeter par le public et a même du interrompre sa prestation. Très dépité par l'expérience il a alors décidé de se lancer dans le rock and roll qui lui était jusqu'alors complètement étranger et ça a donné quelques mois plus tard le fameux album BBH 75 qui a fait décoller sa carrière.

Je me souviens aussi avoir discuté en 1985 à Chicago avec Maurice John Vaughn qui avait avoué s'être mis au Blues parce qu'il pensait que ça pouvait marcher, notamment en Europe. Même chose pour Jimmy Johnson (un vrai artiste créateur, lui) qui a toujours dit être au départ un artiste de Soul qui est passé au Blues parce que la Soul ne marchait plus (suivi quelques années plus tard par son frère Syl).

T.Jiel a écrit:Ils m'apparaissent comme d'authentiques créateurs. Un créateur, tu lui coupe la langue, les doigts (c'est une image bien sûr), il créera quand même, car c'est plus fort que lui, il n'y peut pas grand chose presque, pour aller bien dans sa tête, faut qu'il envoie!!! Le baratineur se situe juste après, il ne crée rien, il copie. Chez l'un on est dans qque chose de l'ordre de l'indispensable, du vital (plus de création, plus de vie pour faire court), chez l'autre on est dans le jeu qui, quand le rire est absent, tourne vite à la tromperie. Et ça me semble grave, on est pas là pour se perdre derrière des gogos qui nous mènent en bateau, on a pas le temps.
Le théâtre, oui, Phil Cotton, c'est un grand art, quand il s'affiche clairement comme tel. Et quand surtout le feu qui l'anime est créateur, ce qui était le cas de Brel... D'ailleurs, en y réfléchissant, le p'tit théâtre de Brassens n'est pas mal non plus...
Je suis évidemment d'accord avec toi, mais là à mon avis on passe de l'opposition "théâtre (dans le sens de tromperie)-authenticité à celle de "créateur-faiseur", ce qui n'est pas exactement la même chose.

Certes un créateur est par essence authentique, mais un faiseur n'est pas forcément un manipulateur qui trompe son auditoire sur ce qu'il est vraiment. Il peut même être authentique dans son genre. Il peut simplement être conscient de ses limites créatrices et avoir seulement l'ambition de faire profession de distraire un auditoire en appliquant des méthodes déjà éprouvées. Ce n'est pas en soi répréhensible et j'irai même jusqu'à penser qu'il en faut... ne serait-ce que pour mettre en valeur les vrais créateurs tongue Very Happy

Après que le bizeness artistique choissise de les mettre plus en valeur que les vrais créateurs est un autre problème qui d'ailleurs ne me paraît pas aussi manichéen qu'on le présente parfois...
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