Mike Bloomfield Story

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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Mar 17 Sep 2013 - 1:22

Jipes a écrit:Reconnaissons à Mr Bloomfield la très grande qualité de jouer dans l'esprit faut quand même se rapeller qu'a cette époque ça n'était pas et de loin donné à tout musicien surtout blanc Twisted Evil 
salut Jipes...en effet il faut remettre les choses dans leur contexte, l'histoire de Bloomfield est passionnante et unique, être au contact et être accepté par les noirs n'était toujours pas concevable au début des 60'...il s'est pourtant fait une place et était certainement apprécié pour son côté academique, son respect et sa retenue.
Willie Dixon disait que les jeunes juifs s'identifiait au blues à cause de leur histoire turbulente et dramatique. Bloomfield est tombé dedans très jeune, il fraudait sur son age, il soudoyait les portiers pour voir Muddy et les autre

Jipes a écrit:
Après on est sensible à son style ou pas c'est un autre débat, Bloomfield étant souvent un excellent sideman, pour ma part c'est là que je le trouve le meilleur notamment sur Father and Sons de Muddy Waters ou il fait un boulot remarquable.
oui et il y a beaucoup de superbes choses ou il n'est pas crédité

Jipes a écrit:
Pour les disques sous son nom je dois dire que je suis resté à quai la plupart du temps Rolling Eyes il ne me semble jamais avoir donné la plénitude de son talent
même ses lives de 69 ?
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Phil cotton color le Mar 17 Sep 2013 - 9:00

Bloomers a écrit:https://www.youtube.com/watch?v=D6TKG_QdUE8
Sunnyland Slim "Sunnyland's Jump" 1964

https://www.youtube.com/watch?v=vmMvatLxU24
Eddie Boyd "Five Long Years" 1964

https://www.youtube.com/watch?v=l-nOCzEjg3s
Eddie Cleanhead "Alimony Blues" 1967
Que dire de ces morceaux ? Mike Bloomfield s'y montre à son avantage avec un travail de sideman à la fois très compétent et tout à fait dans l'esprit demandé par la musique de ses leaders du moment, eux mêmes bluesmen plutôt bien roots. Il se fonde parfaitement dans les morceaux et, à l'écoute, on ne peut absolument pas deviner que c'est un "blanc bec". Je pense effectivement que tous ces bluesmen devaient être parfaitement heureux de pouvoir compter sur un accompagnateur de cette qualité et que personne ne leur a imposé ! Very Happy Pas donné à tout le monde !...
C'est déjà un sacré compliment ! Maintenant, puisque c'est au niveau de "grand guitariste" que l'on veut l'étalonner, force est quand même de constater qu'il ne transcende pas ces morceaux comme, par exemple, Matt Murphy, Wayne Bennett ou même Buddy Guy (quand il accompagnait les autres) savaient le faire dans le même rôle de sideman.
Je suis un peu de l'avis de Jipes quand il considère qu'on a l'impression qu'il n'a jamais réellement donné sa pleine mesure. A son écoute, c'est vrai que j'attends souvent un petit plus... qui n'arrive pas. Et quand il se lâche, ça devient rapidement un peu confus comme si ce n'était pas vraiment "son truc", sa personnalité profonde... Mais ce n'est pas un reproche, chacun est comme il est et on ne peut pas demander aux gens ce qu'ils ne peuvent pas donner. Quoi qu'il en soit, Mike Bloomfield aura été un sacré bon guitariste de Blues, bien plus dans l'esprit que la grande majorité de ses confrères blancs de l'époque... et d'aujourd'hui !
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Old_Debris le Mar 17 Sep 2013 - 9:38

Bloomers a écrit:

https://www.youtube.com/watch?v=vmMvatLxU24
Eddie Boyd "Five Long Years" 1964
Five Long Years est un des titres phare de E. Boyd qu'il enregistre la première fois en 1952 mais pour coller je pense aux canons du moment on y a rajouter du sax et ce dernier bouffe totalement le morceau, ça en devient difficile de se faire une bonne idée du rendu à l'enregistrement.
Il l'a réenregistré en 58 avec Harmonica et Eddie King Milton à la guitare, puis en 1962 avec Eugene Pearson à la guitare (pas d'extrait sonore pour ces deux versions).

1963 Il est du voyage en Europe pour l'AFBF
http://www.youtube.com/watch?v=NsJfLl_jN7s
1964 c'est l'année où il enregistre avec Bloomfield.
Une vidéo de 1965 avec je pense Buddy Guy à la guitare:

Il y a peu de différence entre Waters, Guy et Bloomfield, en tout cas en aveugle à une 1ere écoute difficile de dire qui est qui.
En tout cas en 1964 les exemples que tu donnes ne laisse pas entrevoir une personnalité originale chez Bloomfield.

Deux autres exemples de collaborations de Boyd avec des guitaristes blanc.

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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Mar 17 Sep 2013 - 9:38

Phil cotton color a écrit:
Que dire de ces morceaux ? Mike Bloomfield s'y montre à son avantage avec un travail de sideman à la fois très compétent et tout à fait dans l'esprit demandé par la musique de ses leaders du moment, eux mêmes bluesmen plutôt bien roots. Il se fonde parfaitement dans les morceaux et, à l'écoute, on ne peut absolument pas deviner que c'est un "blanc bec". Je pense effectivement que tous ces bluesmen devaient être parfaitement heureux de pouvoir compter sur un accompagnateur de cette qualité et que personne ne leur a imposé ! Very Happy Pas donné à tout le monde !...
il a accompagné Big Joe Williams, Sleepy John Estes, Hammie Nixon, champion Jack Dupree, JB Lenoir, John Lee Granderson, Eddie Boyd, Eddie Vinson, Muddy Waters, Little Brother Mongomery, Sunnyland Slim, St Louis Jimmy Oden, John Lee Hooker, Big Joe Turner et a aussi produit James Cotton, Otis Rush...


Phil cotton color a écrit:
Maintenant, puisque c'est au niveau de "grand guitariste" que l'on veut l'étalonner, force est quand même de constater qu'il ne transcende pas ces morceaux comme, par exemple, Matt Murphy, Wayne Bennett ou même Buddy Guy (quand il accompagnait les autres) savaient le faire dans le même rôle de sideman.
Je suis un peu de l'avis de Jipes quand il considère qu'on a l'impression qu'il n'a jamais réellement donné sa pleine mesure. A son écoute, c'est vrai que j'attends souvent un petit plus... qui n'arrive pas. Et quand il se lâche, ça devient rapidement un peu confus comme si ce n'était pas vraiment "son truc", sa personnalité profonde... Mais ce n'est pas un reproche, chacun est comme il est et on ne peut pas demander aux gens ce qu'ils ne peuvent pas donner. Quoi qu'il en soit, Mike Bloomfield aura été un sacré bon guitariste de Blues, bien plus dans l'esprit que la grande majorité de ses confrères blancs de l'époque... et d'aujourd'hui !
tout d'abord, tu dois savoir que l'un de ses prof n'est autre que Matt Murphy;) un guitariste (de même que Wayne Bennet) on ne peux plus academique à mes yeux.
Quand a Buddy Guy, c'était le premier a se plaindre d'être muselé chez Chess...
Après le côté trop academique...il est confus maintenant Evil or Very Mad  sur quoi te base tu pour donner une telle affirmation ?
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Mar 17 Sep 2013 - 9:42

Old_Debris a écrit:
En tout cas en 1964 les exemples que tu donnes ne laisse pas entrevoir une personnalité originale chez Bloomfield.
spécifions tout de même qu'il a tout juste 20 ans...tu comprendras qu'il n'est pas encore au top
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Old_Debris le Mar 17 Sep 2013 - 11:49

Non non, je ne parle pas de dextérité ou de Feeling, c'est juste que ces extraits ne reflètent pas vraiment son jeu.

Son coup de patte on va plutôt le retrouver dans ce genre de chose :


Où sans l'avoir jamais entendu on pourrait dire ça c'est Bloomfield.
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Mar 17 Sep 2013 - 13:30

Old_Debris a écrit:Non non, je ne parle pas de dextérité ou de Feeling, c'est juste que ces extraits ne reflètent pas vraiment son jeu.

Son coup de patte on va plutôt le retrouver dans ce genre de chose :


Où sans l'avoir jamais entendu on pourrait dire ça c'est Bloomfield.
je n'ai évidemment pas de problème pour le reconnaître immédiatement. je ne comprend pas les gens qui ne le reconnaisse pas...à mon sens ils ne se donnent pas la peine d'aller plus loin que leur idée préconçue.
c'est peut être aussi ça aussi la malédiction Bloomfieldienne...une discographie un peu trop décousue pour attirer les amateurs fainéants...je pense aussi qu'il s'est donné un mal fou pour ne pas trop se mettre en avant (tout cela fait partie de la légende)

http://www.youtube.com/watch?v=jXdEDcY79vE&list=PLS8WZkf4AOYvBvHSGleSxCdeqFzV41L3h

la version live de "Season of the witch" par Bloomfield sans l'effet wah-wah...une version plus proche de l'original

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UktdelHz2iE

"I Can't get over losing you" tribute to Bobby Blue Bland 1975

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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Jipes le Mar 17 Sep 2013 - 13:40

Bloomers a écrit:
je n'ai évidemment pas de problème pour le reconnaître immédiatement. je ne comprend pas les gens qui ne le reconnaisse pas...à mon sens ils ne se donnent pas la peine d'aller plus loin que leur idée préconçue.
c'est peut être aussi ça aussi la malédiction Bloomfieldienne...une discographie un peu trop décousue pour attirer les amateurs fainéants...je pense aussi qu'il s'est donné un mal fou pour ne pas trop se mettre en avant (tout cela fait partie de la légende)
Amateurs fainéants hé ben on en prend pour son grade lol!  Faut dire qu' à part Bloomfield malgré tout le talent qu'il avait, y a quand meme pléthore d'autres artistes intéressants alors évidemment ce n'est guère étonnant qu'après avoir été décu par un voire deux albums on n'essaye guère d'aller au delà Rolling Eyes 

etant un grand fan de Ry Cooder je rencontre souvent ce même sentiment car l'homme est trop touche à tout (conjunto mexicain, musique Hawaienne, Jazz old time, Blues, musiques de films etc...) pour être pleinement reconnu à sa juste valeur
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Mar 17 Sep 2013 - 13:43

interview de bloomfield donné en 1972 pour R&F mais publié en 1981





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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Mar 17 Sep 2013 - 13:54

Jipes a écrit:
Amateurs fainéants hé ben on en prend pour son grade lol!  Faut dire qu' à part Bloomfield malgré tout le talent qu'il avait, y a quand meme pléthore d'autres artistes intéressants alors évidemment ce n'est guère étonnant qu'après avoir été décu par un voire deux albums on n'essaye guère d'aller au delà Rolling Eyes 
je ne veux pas vexé mais faire réagir...cela fait 10 ans que je vois des commentaires du genre sur les forums...je veux juste changé la donne. parfois ça marche, parfois c'est le contraire qui se produit.
l'important est d'en parler pour ne pas l'oublier...il mérite sa place AUTANT que winter, buchanan etc

Jipes a écrit:
etant un grand fan de Ry Cooder je rencontre souvent ce même sentiment car l'homme est trop touche à tout (conjunto mexicain, musique Hawaienne, Jazz old time, Blues, musiques de films etc...) pour être pleinement reconnu à sa juste valeur
tu n'a pas tort Jipes...c'est encore plus décousu
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Jipes le Mar 17 Sep 2013 - 14:33

Bloomers a écrit:interview de bloomfield donné en 1972 pour R&F mais publié en 1981
Hé ben il était lucide cet artiste à en faire peur d'ailleurs revenu de tout son métier, le public, les autres musiciens B.B King en prend pour son grade Embarassed 
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Phil cotton color le Mar 17 Sep 2013 - 15:36

Jipes a écrit:
Bloomers a écrit:interview de bloomfield donné en 1972 pour R&F mais publié en 1981
Hé ben il était lucide cet artiste à en faire peur d'ailleurs revenu de tout son métier, le public, les autres musiciens B.B King en prend pour son grade Embarassed 
Encore qu'ayant vu BB King plusieurs fois entre 1976 et 1980, je peux témoigner qu'il était alors extrêmement bon (quels souvenirs... et quelles claques ! ). Qu'est ce que ça devait être avant !...

Quant à Mike Bloomfield, son interview est en effet édifiante. On y devine bien son mal être et son côté désabusé, flirtant parfois avec un certain cynisme, tant il semblait déçu des personnes et de la tournure des choses, certainement de la vie en général. Presque une sorte de misanthrope Molièrien, ile déserte mise à part... Sans doute un peu trop idéaliste...
Pas bien étonnant qu'il ait fini si tragiquement... Sad 





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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Phil cotton color le Mar 17 Sep 2013 - 23:32

Bloomers a écrit:Après le côté trop academique...il est confus maintenant Evil or Very Mad  sur quoi te base tu pour donner une telle affirmation ?
Confus est un mot peut être un peu fort, mais c'est pourtant un peu l'effet qu'il me fait à partir du moment où il se lâche. Par exemple dans le solo central de "It's my own fault" où il passe après Johnny Winter et s'évertue à sonner comme lui (bon tu vas me dire que c'est l'inverse... Laughing ), sans y arriver totalement. Les deux premiers chorus tiennent la route, mais le 3ème commence à partir dans le décor...
Je préfère finalement son chorus d'intro "à la BB King" plus académique mais mieux maîtrisé.
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Mer 18 Sep 2013 - 9:24

His sparring on the BB King number - 'It's My Own Fault' with the Texan guitarist Johnny Winter is sheer musical gold. After inviting Winter onstage, Bloomfield steps aside and plays rhythm guitar allowing the (at the time) unknown and unsigned musician to take centre stage. After some exceptional playing for about six minutes, Winter steps back for Bloomfield to solo. Within two choruses, he manages to achieve what it took Winter over six minutes to do.
http://www.huffingtonpost.co.uk/benjamin-lazarus/ode-to-michael-bloomfield_b_1611786.html

pour certains...en 2 chorus Bloomfield résume ce que winter a joué en 6 minutes...ça ne va pas plaire à tout le monde Smile 

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Re: Mike Bloomfield Story

Message par tiludog le Mer 18 Sep 2013 - 10:16

Bloomers a écrit:His sparring on the BB King number - 'It's My Own Fault' with the Texan guitarist Johnny Winter is sheer musical gold. After inviting Winter onstage, Bloomfield steps aside and plays rhythm guitar allowing the (at the time) unknown and unsigned musician to take centre stage. After some exceptional playing for about six minutes, Winter steps back for Bloomfield to solo. Within two choruses, he manages to achieve what it took Winter over six minutes to do.
http://www.huffingtonpost.co.uk/benjamin-lazarus/ode-to-michael-bloomfield_b_1611786.html

pour certains...en 2 chorus Bloomfield résume ce que winter a joué en 6 minutes...ça ne va pas plaire à tout le monde Smile 

Tu peux traduire STP? Wink
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Phil cotton color le Mer 18 Sep 2013 - 14:17

Bloomers a écrit:His sparring on the BB King number - 'It's My Own Fault' with the Texan guitarist Johnny Winter is sheer musical gold. After inviting Winter onstage, Bloomfield steps aside and plays rhythm guitar allowing the (at the time) unknown and unsigned musician to take centre stage. After some exceptional playing for about six minutes, Winter steps back for Bloomfield to solo. Within two choruses, he manages to achieve what it took Winter over six minutes to do.
http://www.huffingtonpost.co.uk/benjamin-lazarus/ode-to-michael-bloomfield_b_1611786.html

pour certains...en 2 chorus Bloomfield résume ce que winter a joué en 6 minutes...ça ne va pas plaire à tout le monde Smile 
Mais en général je suis plutôt d'accord avec cette remarque ! Twisted Evil Je ne goûte pas particulièrement la volubilité, que je trouve parfois un peu gratuite, de Johnny Winter (mais il a d'autres qualités, notamment la faculté de faire monter la sauce au fil des chorus !), et de ce point de vue, je préfère amplement Mike Bloomfield qui faisait très rarement des concours de vitesse.Very Happy 
Cela dit, sur le "It's my own fault" en question, dont on parlait et qui est aussi évoqué dans l'article pour argumenter la phrase finale, je suis moins d'accord. Malheureusement, dans les 2 premiers chorus de son solo central, Mike Bloomfield, peut être titillé par le solo de Johnny Winter qui le précède, me semble essayer de jouer aussi vite que lui et dans le même type de phrases, et, à mon avis, y arrive moins bien, avant de plus ou moins se planter dans son troisième chorus (qui n'est d'ailleurs pas évoqué dans l'article ! Wink ).
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Flovia le Mer 18 Sep 2013 - 14:52

Bloomers a écrit:
je me suis mal exprimé. je parlais de ta critique sur les videos de bloomfield posté plus haut.

si tu devais accompagner des pianistes de cette trempe, tu te la jouerai académique ou pas ?
Sincèrement, je n’en sais rien…
Je suppose que si j’en avais eu les capacités, j’aurais essayé de me rapprocher de leur propre style, en tentant de faire musicalement corps avec eux, et ainsi évoluer dans la même direction.

Je m’explique :
Jouer en formation, c’est, me semble-t-il, exprimer à plusieurs et avec davantage de richesse un sentiment.
(Et c’est justement ici qu’on se rend compte de la force d’expression d’artistes solistes aussi complets que Johnny Shines, Fred McDowell, Pete Williams, Honeyboy Edwards ou Louisiana Red, par ex., parce que, outre leur talent instrumental, ils possèdent un autre atout de taille: leur voix.)

Mais jouer en formation, c’est aussi tendre musicalement vers un même objectif, c'est-à-dire transmettre, à partir d’un thème donné, tout un éventail de sensations.

Or, sur ces  vidéos, j’ai l’impression que Bloomfield joue sa propre partition sans vraiment se soucier de l’esprit initial du morceau. A partir de la même base d’accords, il me paraît plutôt se lancer dans une variation parallèle. En solitaire.
J’aurais souhaité plus de cohésion. J’aurais aussi préféré quelques interventions plus libératrices. De celles qui, délivrées aux moments propices, génèrent chez l’auditeur, et par effet contraste, ces pics d’émotions.
Le climat typique des différents morceaux en aurait été renforcé.

Lorsque, privé de guitare, Bloomfield se compare à un poète sans main, je le crois volontiers !

Seulement voilà, à la base, le blues ne fait guère dans la poésie. Je le définirais plutôt comme une extériorisation urgente, instinctive et primaire d’un mal-être.
Beaucoup moins une broderie mélodique poétique...


Bloomers a écrit:si tu avais entendu ces morceaux sans savoir que c'était Bloomfield, ta réaction aurait été différente ou pas ?
Elle aurait été identique. (De grâce, Bloomers, fais-moi au moins ce crédit…)
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Flovia le Mer 18 Sep 2013 - 15:14

Old_Debris a écrit:
http://www.youtube.com/watch?v=NsJfLl_jN7s
1964 c'est l'année où il enregistre avec Bloomfield.
Une vidéo de 1965 avec je pense Buddy Guy à la guitare:
Pareil, me concernant! Je verrais bien Buddy Guy à la lead, même si l'on aperçoit surtout Jimmy Lee Robinson, au premier plan.


Old_Debris a écrit:Il y a peu de différence entre Waters, Guy et Bloomfield, en tout cas en aveugle à une 1ere écoute difficile de dire qui est qui.
Oh ben mince, alors! Je trouve l’interprétation de Muddy au contraire très identifiable et toute différente de celle de Mike Bloomfield.
Dans l’économie de notes, délivrées avec un respect unique du tempo, et puis dans cet art ultime des silences, c’est toute la maestria de Muddy Waters qui s’exprime (d’ailleurs, la version de Buddy Guy s’en rapproche, malgré l’effet fuzz (?) ajouté). Une prestation aussi sobre qu'enthousiasmante !


Old_Debris a écrit:
En tout cas en 1964 les exemples que tu donnes ne laisse pas entrevoir une personnalité originale chez Bloomfield.

Deux autres exemples de collaborations de Boyd avec des guitaristes blanc.

Ah, tiens, c'est marrant! Smile Je pensais justement à McPhee et Green! Ainsi qu'à Stan Webb... Wink
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Old_Debris le Mer 18 Sep 2013 - 16:27

Bibi a écrit:
Il y a peu de différence entre Waters, Guy et Bloomfield, en tout cas en aveugle à une 1ere écoute difficile de dire qui est qui.
Flovia a écrit:
Oh ben mince, alors! Je trouve l’interprétation de Muddy au contraire très identifiable et toute différente de celle de Mike Bloomfield.
Dans l’économie de notes, délivrées avec un respect unique du tempo, et puis dans cet art ultime des silences, c’est toute la maestria de Muddy Waters qui s’exprime (d’ailleurs, la version de Buddy Guy s’en rapproche, malgré l’effet fuzz (?) ajouté). Une prestation aussi sobre qu'enthousiasmante !
Heuuuu, je n'ai pas voulu faire une analyse sur les différents jeux mais plus parler de l'impression globale lors d'une première écoute, c'est sûr que si tu creuses tu vas trouver des différences Laughing  alors que Peter Green ou McPhee t'as toutes les chances de les déceler à la première écoute.
Et encore une fois c'est sur les deux titres proposer par Bloomer, de Bloomfield avec Sunnyland et Eddie Boyd où il manque un peu de personnalité, par la suite bien sûr son jeu devient un peu plus typé.
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Mer 18 Sep 2013 - 21:17

Phil cotton color a écrit:

pour certains...en 2 chorus Bloomfield résume ce que winter a joué en 6 minutes...ça ne va pas plaire à tout le monde Smile 
Mais en général je suis plutôt d'accord avec cette remarque ! Twisted Evil Je ne goûte pas particulièrement la volubilité, que je trouve parfois un peu gratuite, de Johnny Winter (mais il a d'autres qualités, notamment la faculté de faire monter la sauce au fil des chorus !), et de ce point de vue, je préfère amplement Mike Bloomfield qui faisait très rarement des concours de vitesse.Very Happy 
Cela dit, sur le "It's my own fault" en question, dont on parlait et qui est aussi évoqué dans l'article pour argumenter la phrase finale, je suis moins d'accord. Malheureusement, dans les 2 premiers chorus de son solo central, Mike Bloomfield, peut être titillé par le solo de Johnny Winter qui le précède, me semble essayer de jouer aussi vite que lui et dans le même type de phrases, et, à mon avis, y arrive moins bien, avant de plus ou moins se planter dans son troisième chorus (qui n'est d'ailleurs pas évoqué dans l'article ! Wink ).
lors d'une interview pour une radio us, Nick Gravenites...son fidèle acolyte déclara que Bloomfield à l'instar de Clapton pouvait être grandiose un soir et complètement nul le lendemain...comme quoi certains dieux peuvent être humain et faire des erreurs Wink

en fait je me suis fait le titre plusieurs fois sans trouver quoi dire...ma passion me rend sourd aux erreurs lol! 


Dernière édition par Bloomers le Mer 18 Sep 2013 - 21:33, édité 1 fois
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Mer 18 Sep 2013 - 21:30

Flovia a écrit:
Sincèrement, je n’en sais rien…
Je suppose que si j’en avais eu les capacités, j’aurais essayé de me rapprocher de leur propre style, en tentant de faire musicalement corps avec eux, et ainsi évoluer dans la même direction.

Je m’explique :
Jouer en formation, c’est, me semble-t-il, exprimer à plusieurs et avec davantage de richesse un sentiment.
(Et c’est justement ici qu’on se rend compte de la force d’expression d’artistes solistes aussi complets que Johnny Shines, Fred McDowell, Pete Williams, Honeyboy Edwards ou Louisiana Red, par ex., parce que, outre leur talent instrumental, ils possèdent un autre atout de taille: leur voix.)

Mais jouer en formation, c’est aussi tendre musicalement vers un même objectif, c'est-à-dire transmettre, à partir d’un thème donné, tout un éventail de sensations.

Or, sur ces  vidéos, j’ai l’impression que Bloomfield joue sa propre partition sans vraiment se soucier de l’esprit initial du morceau. A partir de la même base d’accords, il me paraît plutôt se lancer dans une variation parallèle. En solitaire.
J’aurais souhaité plus de cohésion. J’aurais aussi préféré quelques interventions plus libératrices. De celles qui, délivrées aux moments propices, génèrent chez l’auditeur, et par effet contraste, ces pics d’émotions.
Le climat typique des différents morceaux en aurait été renforcé.

Lorsque, privé de guitare, Bloomfield se compare à un poète sans main, je le crois volontiers !

Seulement voilà, à la base, le blues ne fait guère dans la poésie. Je le définirais plutôt comme une extériorisation urgente, instinctive et primaire d’un mal-être.
Beaucoup moins une broderie mélodique poétique...
encore une dernière question...tu as de la compassion pour la jeunesse...peut-tu être émue par la passion d'un jeune guitariste blanc de 20 ans qui tente de faire de son mieux auprès de ses idoles



Flovia a écrit:
Elle aurait été identique. (De grâce, Bloomers, fais-moi au moins ce crédit…)
même plus que du crédit, j'aime beaucoup ta prose;) 
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Gut bucket le Mer 18 Sep 2013 - 22:41

Flovia a écrit:tu saurais que je place le blues noir au firmament de mon panthéon musical, et ce, depuis un certain nombre de lustres, déjà... Ceci étant, j'ai évidemment mes préférences, parmi lesquelles, je l'admets bien volontiers, BB King ne figure pas en tête de liste.
   

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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Gut bucket le Mer 18 Sep 2013 - 22:54

Flovia a écrit:le blues ne fait guère dans la poésie. Je le définirais plutôt comme une extériorisation urgente, instinctive et primaire d’un mal-être
Ah, oui,.....de la poésie quoi.....
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Phil cotton color le Mer 18 Sep 2013 - 23:10

Flovia a écrit:Pareil, me concernant! Je verrais bien Buddy Guy à la lead, même si l'on aperçoit surtout Jimmy Lee Robinson, au premier plan.
Oui c'est bien Buddy Guy !...
Flovia a écrit:Oh ben mince, alors! Je trouve l’interprétation de Muddy au contraire très identifiable et toute différente de celle de Mike Bloomfield.
Dans l’économie de notes, délivrées avec un respect unique du tempo, et puis dans cet art ultime des silences, c’est toute la maestria de Muddy Waters qui s’exprime (d’ailleurs, la version de Buddy Guy s’en rapproche, malgré l’effet fuzz (?) ajouté). Une prestation aussi sobre qu'enthousiasmante !
Pour la petite histoire, l'effet de la guitare de Buddy me semble être une simple réverbération plutôt qu'un fuzz qu'il ne devait d'ailleurs jamais utiliser à l'époque (d'ailleurs en 1964, est ce que le fuzz existait ?)
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Re: Mike Bloomfield Story

Message par Bloomers le Jeu 19 Sep 2013 - 8:46



... I can remember meeting Mike Bloomfield, even before I met [Jimi] Hendrix. The guy in America at the time was Mike Bloomfield. There was no one else. You know why? He was serious. There was no bull involved. He was an academic musician, he knew his stuff, he knew his roots, he knew where it came from and he knew where he belonged in it. It didn't have anything to do with being on TV or show-biz or commerciality or popularity. He knew about me too...

http://leisureblogs.chicagotribune.com/turn_it_up/2007/07/exclusive-eric-.html

"...Je me souviens d'avoir rencontrer Mike Bloomfield, avant même avoir rencontré [Jimi] Hendrix. Mike Bloomfield était le gars en Amérique à l'époque. Il n'y avait personne d'autre. Vous savez pourquoi? Il était sérieux. Il n'y avait aucune ???. Il était un musicien académique, il connaissait son affaire, il connaissait ses racines, il savait d'où il venait et il savait à qui il le devait. Il n'avait rien à voir avec la télévision ou le show-biz ou de commercialité ou de popularité. Il me connaissait aussi..."
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