Postwar Blues période 1954–1970
Page 2 sur 2 • Partager •
Page 2 sur 2 •
1, 2
Re: Postwar Blues période 1954–1970
Têtu moi, je sais
- mais les Européens me semblent n'être pour rien dans le maintien des scènes blues noires locales après 1970 (ou avant). Les rares blancs qui y jouent un rôle sont des universitaires américains comme Evans & Ferris, et des rockers garage du sud comme Tav Falco et Robert Palmer. Les Küstner, Marcucci, Herzaft etc. passent voir Evans en route pour lui demander des adresses au début des années 80, et permettent la sortie de disques extraordinaires en Europe, certes, mais l'impact économique ou culturel de ces sorties pour les musiciens, à part pour quelques-uns, est insignifiant. Dans les années 90, Fat Possum et Music Maker font certes des bonnes ventes en Europe, mais ce sont les punks-rockers américains qui rendent Burnside & Kimbrough célèbres.
Re: Postwar Blues période 1954–1970
D'accord, si tu parles gros sous, impact culturel si un peu je trouve, peut être pas directement je te l'accorde, de toute façon actuellement en France quand tu dis le mot "blues" tout le monde prend un air condescendant, on a l' impression d'avoir une maladie honteuse. C'est bien des States qu'après les 70 les choses bougent, on trouve aujourd'hui des trucs que les noirs eux mêmes ne trouvaient pas, regarde les documents records. Quand au maintient des scènes noires locales de blues, faudrait préciser de quel scène tu parles, même dans le sud il y a beaucoup de festival, il y a des musées et même une route du blues.

Old_Debris- Oldies but goodies

- Nombre de messages: 8181
Localisation: Hte Saone
Date d'inscription: 28/10/2006
Re: Postwar Blues période 1954–1970
Old_Debris a écrit:Quand au maintient des scènes noires locales de blues, faudrait préciser de quel scène tu parles, même dans le sud il y a beaucoup de festival, il y a des musées et même une route du blues.
...depuis 10 à 15 ans...
Mais tu as raison, il faut préciser bien sûr - mon dernier post était vraiment à propos du Mississippi & comtés frontaliers du Tennessee, de l'Arkansas et de l'Alabama; mais c'est plus ou moins la région sur laquelle il y a eu le plus d'intérêt blanc pendant la période 70 à 90, même si le folk new-yorkais a gardé un oeil sur le Piemont.
Re: Postwar Blues période 1954–1970
... ne pas oublier non plus la grande vague de Blues Revival en Hollande à peu près en même temps qu'en Angleterre avec des groupes comme Cuby & Blizzards, Livin' Blues, Oscar Benton, Q65, Golden Earings etc...
Toute une série de Bluesmen (surtout anglais) s'y produisaient non stop alors que plus au Sud c'était à peu près le désert... de nombreux belges (et d'autres) allaient y écouter ce qui n'était à peu près jamais programmé ailleurs... les radios pirates hollandaises (les premières du genre, par ex. Veronica - 1960) passaient de tps en tps du blues, c'était un des seuls moyens d'en écouter...
... encore une petite remarque par rapport à un truc lu plus haut: dans une grande partie du jazz européen, il y avait (jusque fort tard) une réelle condescendance vis-à-vis du blues - comme vis-à-vis du jazz "moderne" d'ailleurs. Pour beaucoup de jazzmen, le mot "blues" voulait simplement dire morceau lent, sans réel rapport musical avec la réalité du terme.
Toute une série de Bluesmen (surtout anglais) s'y produisaient non stop alors que plus au Sud c'était à peu près le désert... de nombreux belges (et d'autres) allaient y écouter ce qui n'était à peu près jamais programmé ailleurs... les radios pirates hollandaises (les premières du genre, par ex. Veronica - 1960) passaient de tps en tps du blues, c'était un des seuls moyens d'en écouter...
... encore une petite remarque par rapport à un truc lu plus haut: dans une grande partie du jazz européen, il y avait (jusque fort tard) une réelle condescendance vis-à-vis du blues - comme vis-à-vis du jazz "moderne" d'ailleurs. Pour beaucoup de jazzmen, le mot "blues" voulait simplement dire morceau lent, sans réel rapport musical avec la réalité du terme.

gorax- Delta King

- Nombre de messages: 432
Date d'inscription: 21/10/2005
Re: Postwar Blues période 1954–1970
... et ce qui est moins connu (seuls les russes "fuyaient), un certain nombre de bluesmen (et de jazzmen) noirs sont venus "s'exiler" en Europe dans les 50 et 60 notamment pour fuir le climat de racisme : Memphis Slim à Paris, Eddie Boyd à Bruxelles, BB Broonzy en Hollande etc...
Les rencontres avec des musiciens d'ici ont aussi favorisé la diffusion du blues (et du jazz, bien sûr)
Les rencontres avec des musiciens d'ici ont aussi favorisé la diffusion du blues (et du jazz, bien sûr)

gorax- Delta King

- Nombre de messages: 432
Date d'inscription: 21/10/2005
Page 2 sur 2 •
1, 2
Sujets similaires» La période romantique
» Wilhelm Furtwängler (1886 1954)
» Leon Thomas - Blues And The Soulful Truth
» Blues 40/ 50's écouté de temps en temps...
» Postwar Blues période 1954–1970
» Wilhelm Furtwängler (1886 1954)
» Leon Thomas - Blues And The Soulful Truth
» Blues 40/ 50's écouté de temps en temps...
» Postwar Blues période 1954–1970
Page 2 sur 2
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum



» BLUFROG "Midlife Crisis"
» Le Blues africain - Blue desert style
» Michael "Iron Man" Burks
» Décès
» Les vingt règles pour écrire un blues !
» Votre label blues préféré ?
» 59 - Nord
» J'écoute un disque de blues ... et c'est d'la balle bébé