Postwar Blues période 1954–1970

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Postwar Blues période 1954–1970

Message par Old_Debris le Mer 22 Juil 2009 - 14:19

http://www.youtube.com/watch?v=Mrd14PxaUco

Deux bouleversements musicaux ont lieu dans le milieu les années 1950, tous les deux provoqué partiellement par le blues.


Le début de la Soul music est généralement daté à partir du moment où les façons de chanter le gospel et de jouer du piano dans les églises ont été appliqués au blues et à la musique populaire. Ray Charles en 1954 avec "I Got a Woman" et "Hallelujah, I Love Her So" a essayé la combinaison d"une égale partie de dérision et d'acclamations du publique. Pourtant, il va exploiter une nouvelle expression, qu'il explore davantage dans "Drown in My Own Tears", "Lonely Avenue", "Leave My Woman Alone", et prend des hauteurs incomparables dans "What’d I Say".

Sam Cooke lui vient de la direction opposée, du quatuor gospel à "pop", quand il quitte les Soul Stirrers pour devenir un "solo pop" artiste. Ses premiers succès "You Send Me" et "Cupid" établissent sa carrière pop, mais les nuances du gospel sont toujours présentes dans ses chansons comme "Bring It on Home to Me" (avec son protégé Lou Rawls) et l'hymne de droits civils "A Change Is Gonna Come". C'est à ce moment, qui semblait annoncer un tournant de carrière, que Sam Cooke est mystérieusement retrouvé mort le 11 décembre 1964 dans un motel californien, laissant beaucoup "et si ?" sur les possibilités de la suite de sa carrière.

Une certaine suite est donnée avec Otis Redding, le chanteur des studios Stax à Memphis qui à partir de 1964 jusqu'en 1967 a fait profondément appel au feeling religieux dans beaucoup de ses chansons. Redding est lui aussi mort à l'improviste dans un accident d'avion, mais depuis les caractéristiques générales de la soul ont été identifiés et définies dans les dernières décennies comme un allé et retour vers le Blues.

Le Rock ’n’ roll a fait une plus grande sensation dans les principaux mass-média parce qu'en grande partie il a capté l'attention des adolescents blancs.

Indépendamment, qu'on le veuille ou non de ce qu'ont été "les premiers" enregistrements rock ’n’ roll, les enregistrements en 1936 du Mississippi Jook Band ou les séances 1936-1937 de Robert Johnson, les séances pour Decca dans les années 1940 par Louis Jordan, le "Rocket 88" en 1951 par Jackie Brenston avec Ike Turner, ou "Rock This Joint" par Bill Haley en 1953, il peut sûrement être dit que les Blancs au Sud n'ont découvert le rock qu'avec les sorties Sun d'Elvis Presley et ceux au nord avec "Rock Around the Clock" de Bill Haley, spécialement quand il est apparut sur la musique du film "Blackboard Jungle".
Pourquoi exactement les teenagers ont adoptés ces disques et leurs antécédents blues par la suite est un débat ouvert, pourtant on peut retenir certain aspects.
http://www.youtube.com/watch?v=F5fsqYctXgM

Le premier est le gros son de l'ensemble rythmique joué par la basse et la batterie qui depuis la source musicale en passant par le sol s'est propagé aux pieds des auditeurs, en produisant un effet excitant. Un autre aspect tient au fait que le blues en général, a reflété le statut de seconde classe du noir, situation dans laquelle beaucoup de jeune blancs se sont retrouvés, tout du moins avant d'atteindre l'age adulte. Une troisième chose a été le sujet de la "sexualité" traité dans le blues, ce qui a entrainé certain teenagers à la question de la moralité dans la classe moyenne.

L'impact du rock n'a pas été seulement musical, mais également visuel. En examinant la prise de vue lors d'un show d'Elvis Presley sur CBS présenté par Ed Sullivan en 1957, la façon de filmé (plan américain), lui a retiré toute possibilité de se lancer dans son déhanchement lacif, les mêmes mouvements qu'il a apprit en regardant des artistes blues noirs dans les cabarets et les groupe de gospel dans sa ville natale de Memphis, cette idée trop neuve a semblé menacer le courant dominant de l'Amérique.

Mais le tollé général n'a pas empêché Presley et les premiers rockers de s'adapter ou d'imiter les artistes de blues et d'insérer les normes du country dans leurs versions rock, en créant ce qui allait devenir le rockabilly à la fin des années 50.

Le Mouvement pour les droits civils a été un bouleversement social qui a coïncidé avec cette musique. Les noirs étaient unis, dans des groupes politiques comme "The National Association for the Advancement of Colored People" (NAACP) religieusement affiliés avec "The Southern Christian Leadership Conference" mené par le Dr Martin Luther King Jr. et pour la partie militante "the Nation of Islam" mené par Elijah Muhammad avec Malcolm X comme principal porte-parole.
D'importantes victoires ont été gagnées, en commençant en 1954 avec la décision de la cour de justice "Brown vs. Board of Education" ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Brown_v._Board_of_Education ), qui a renversé "Plessy contre. Ferguson" ; en 1964 le Civil Rights Act, qui a réaffirmé le droit de vote pour les noirs ; et les premières inscriptions de noirs dans les universités blanches du sud comme l'Université du Mississippi en 1962 et l'Université d'Alabama en 1963.
http://www.youtube.com/watch?v=1PXAfqr-Hc4

Ces événements ont été commémorés dans différents blues et chants folkloriques, personne ne l'a mieux fait que J.B.Lenoir, qui jusqu'alors était une star des clubs de Chicago bien connu pour le standard West Side "Mama Talk to Your Daughter"et qui composait dorénavant "Down in Mississippi" et "Shot on James Meredith".

Les marches pour les droits civil étaient dangereuses : Medgar Wiley Evers, défenseur des droits de l'homme et membre de la NAACP, en lutte contre les discriminations dont étaient victimes les Noirs, en particulier pour son rôle dans l'enquête sur le meurtre d'Emmett Till, lui valut d'être assassiné par un membre du Ku Klux Klan, à Jackson en 1963 et trois militants des droits civils ont été tués près de Philadelphie en juin 1964.
Ce même week-end de juin, deux équipes différentes de trois chercheurs blancs ont parcouru le Mississipp l'une à la recherche de Son House, l'autre à la recherche de Skip James.

Chaque équipe a fait partie d'un mouvement de redécouverte du blues et du folk revival commencé l'année précédente avec la localisation de John Hurt et Bukka White.
Skip James a été trouvé assez vite dans un hôpital se Tunica au Mississippi, mais Son House s'est révélé être partit vivre à Rochester dans l'état de New York, ayant parcouru une longue route comme d'autre Mississippians qui ont profité de l'opportunité du Nord, y compris son plus jeune voisin Joe Beard. La redécouverte de Son House était spécialement une bonne nouvelle, parce qu'il était considéré comme un des maitres de Robert Johnson, dont les enregistrements venaient d'être réédités en 1961 par Columbia, et ont été largement salués par les amateurs de jazz et de folk.
Au cours des années 1960, d'autres anciens bluesmen comme le Reverend Robert Wilkins, le Reverend Gary Davis, Sleepy John Estes avec Yank Rachel et Hammie Nixon, Johnnie Temple, et Roosevelt Sykes, ont été trouvés et présentés dans les festivals folk et sur les scènes de clubs.

D'autres figures du blues n'ont pas été oubliées, surtout Muddy Waters avec Otis Spann, Howlin’ Wolf avec Hubert Sumlin, Jimmy Reed, John Lee Hooker, Lightnin' Hopkins et Big Mama Thornton, tous ont bénéficié de leur nouvel révélation aux publics blancs au cours des années 60.
http://www.youtube.com/watch?v=NKZUdwrH5ks
La question restait de savoir qui parmi les musiciens actifs, vieux ou jeune, était dans l'attente d'être découvert pour la première fois. Le Texas avait Mance Lipscomb, assez vieux avoir fait partie de l'époque des songsters. Les collines du Nord du Mississippi ont produit Fred McDowell, Jessie Mae Hemphill, Othar Turner et R.L. Burnside, pendant que le Delta recelait Houston Stackhouse, James "Son" Thomas et Wade Walton et vivant à Bentonia il y avait Henry Stuckey et Jack Owens avec Bud Spires. Chicago possédait beaucoup de vieux bluesmen transplantés du Mississippi de l'époque de Robert Johnson comme Johnny Shines et David "Honeyboy" Edwards.
Les nouveaux auditeurs blancs du blues ont finalement réalisé ce que beaucoup de noirs du nord et du sud savaient depuis toujours, à savoir qu'il y avait une génération plus jeune jouant le blues avec leur propre style.

Les joueurs du West Side de Chicago laissaient leurs marques, en réalisant la solide transplantation électrique du son du Mississippi de Waters, Wolf, Elmore James, et Sonny Boy Williamson II, avec les solos de notes simples de B.B. King et la virtuosité de Little Walter ; parmi eux on trouve Junior Wells, Buddy Guy, Otis Rush, et Magic Sam, avec les saxophonistes Eddie Shaw, A. C. Reed et Phil Guy le frère de Buddy, ainsi que les batteurs Sam Lay et Odie Payne.
Pendant ce temps, ces redécouvertes et nouvelles découvertes étaient relatées dans les magasines de blues en Europe. Blues Unlimited et Blues World en 1963 ont été les premiers magasines créés et a avoir perduré au travers des années 60. Soul Bag et Jefferson ont suivi et Living Blues en 1970 était le premier magasine blanc publié aux USA.
La recherche et les sujets d'étude sont entrés dans un nouveau stade avec en 1959 la publication de "The Country Blues" de Samuel Charter et l'année suivante le "Blues Fell This Morning" de Paul Oliver ; ces textes fondamentaux ont inspiré beaucoup de jeunes chercheurs.
http://www.youtube.com/watch?v=kA8VAsjPh2U

Il y avait un investissement grandissant des blancs dans le soutient de la culture du blues. À Chicago il y avait
_ Ray Flerlage, un photographe du South Side qui a pris certaines des photographies les plus mémorables de bluesmen d'après-guerre et leurs publics,
_ Bob Koester, un marchand de disques qui est venu de St. Louis à Chicago et qui a recherché et encouragé de vieux et nouveaux talents comme Roosevelt Sykes et Magic Sam,
_ et Michael Bloomfield, qui a apprit la guitare avec des bluesmen comme Big Joe Williams et Muddy Waters, il aide également son ami Mike Shea à la réalisation d'un documentaire "And This Is Free" sur Maxwell Street, et a aussi été une pierre angulaire du grand et multiracial groupe de blues-rock, The Paul Butterfield Blues Band.
D'autres contributions blanches ont été apportées dans le folk et le blues acoustique par les guitaristes Ry Cooder et par John Paul Hammond, le fils de l'impresario et producteur de disques John Hammond qui avait travaillé avec Bessie Smith et Count Basie au cours des années 30.
Stefan Grossman adolescent avait pris des leçons auprès du Révérend Gary Davis et plus tard il enseignera et transcrira des interprétations de blues.


Dernière édition par Old_Debris le Mer 22 Juil 2009 - 14:27, édité 2 fois
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Old_Debris le Mer 22 Juil 2009 - 14:20

La suite

Depuis 1958 les disques de blues étaient en grande partie des singles en 78t ou en 45t et les LPs en 33t étaient pour la plupart des compilations de 45t. Les artistes du blues revival comme John Hurt, Son House et Bukka White se sont vu accorder un peu de flexibilité dans la présentation de leur musique.

Mais il est largement admis que c'est Delmark Records, lancé par Bob Koester à Chicago, qui a montré comment l'œuvre d'un groupe pouvait être présenté sur les disques commerciaux, surtout avec l'album "Hoodoo Man Blues" de Junior Wells en 1965, son succès décisif et commercial a été suivi par West Side Soul (1967) de Magic Sam. Depuis lors, les éditions de blues ont été faite sur le format LP et plus tard sur CD, les singles étant réservé pour le proche marché noir des juke-box du nord et du sud.
Ces disques furent la principale influence aux Royaume-Uni, pas seulement pour les collectionneurs ou les critiques, mais également pour les jeunes musiciens Anglais. Les imports et les dernières éditions européennes d'enregistrements de blues des labels Chess, Vee-Jay, and Excello étaient sources d'inspiration et d'imitations.
La licence Chess délivrée à Pye Records a permit une large diffusion des disques de blues de Muddy Waters, Howlin’ Wolf, Chuck Berry, et Bo Diddley. Slim Harpo, Rufus Thomas et Sonny Boy Williamson II, sont là aussi devenu significatifs.
Les tournées annuelles de l'American Folk Blues Festival ont donné de valables opportunités aux naissants artistes anglais de blues de voir et d'entendre comment leurs bluesmen préféré qu'ils n'avaient jamais entendu que sur disques ont chanté et joué réellement.

C'est ainsi qu'Alexis Korner, John Mayall, Cyril Davies[b] et [b]Graham Bond, les Rolling Stones, les Yardbirds et les Animals ont été entraînés dans le blues et se sont préparé à leurs rôles dans la British Invasion des marchés de la musique populaire américaine mené par les Beatles en 1964. Il peut sembler ironique que les groupes britanniques soient allés en Amérique jouer pour des jeunes adolescents blancs,(une génération après ces teenagers qui avaient adopté la musique noire au cours des années 1950). La même musique à été entendue dans les ghettos noirs et le voisinage de cols bleus (ouvriers).

Pour pousser plus loin, quelques-uns de ces groupes ont cherché à enregistrer dans les mêmes studios que leurs bluesmen favoris, comme les Yardbirds dans les Studios Sun à Memphis en 1965 et les Rolling Stones dans les Studios Chess à Chicago la même année.
Ils ont bénéficié de bien meilleurs éclairages, promotions et profits que leurs héros et il était rare mais remarquable pour certain d'entre eux de se voir offrir en retour quelques opportunités d'être mieux payés.
http://www.youtube.com/watch?v=4hLsjkLpQYg

C'est le cas pour chacun des trois Kings, B.B., Freddy, et Albert.
B.B. King au milieu les années 60 était la plus grande star des trois, mais même lorsque son classique album Live at the Regal (1964) a été enregistré et est paru, il jouait pour de modestes cachets devant un public noir. La percée de son courant musical a été aidée par sa prestation à Las Vegas en 1968 et par l'invitation des Rolling Stones pour ouvrir en première partie durant leur tournée de 1969 et assuré avec son hit de 1970 "The Thrill Is Gone".
Le classique solo de guitare de Freddy King dans "Hide Away", lui-même emprunté à Elmore James et à Hound Dog Taylor, a été copié par Eric Clapton sur le LP John Mayall’s Bluesbreakers (1965), un classique blues-rock pour les guitaristes britanniques et américains blancs, mais comme B.B. King, Freddy a du batailler dur sur le "chitlin circuit" ( http://en.wikipedia.org/wiki/Chitlin%27_circuit ) et lors de concerts occasionnels dans les clubs britannique, avant de recevoir lui aussi des offres de tournées avec des groupes de rocks blancs populaires.
L'œuvre d'Albert King dans les années 60 était judicieuse comme celle de B.B. King, tellement que sa chanson "Born Under a Bad Sign" a été enregistré par Cream en 1968, ou comme son interprétation de "As the Years Go Passing By" de Fenton Robinson qui est devenu le "Since I’ve Been Loving You" par le groupe Led Zeppelin en 1970, ou encore la mélodie vocale du même titre que Clapton adapte pour signer le Riff à la guitare dans "Layla" en 1972. Les appropriations d'Albert King étaient moins évidentes que celles de B.B. King et Freddy King et justice lui sera rendue un peu plus tard vers la fin des années 70.
http://www.youtube.com/watch?v=ccG9gAypp8M



A l'aube des années 70 l'ère du blues a semblé touché à sa fin. Parmi les redécouvertes, John Hurt est mort en 1966, Skip James en 1969 et Son House a tourné en Angleterre pour la dernière fois en 1970.
Le talent qui pouvait avoir conduit le blues dans la décennie suivante est mort jeune, J.B. Lenoir décède en 1966 dans un accident de voiture, Magic Sam en 1969 d'une crise cardiaque et Little Walter en 1968 des suites d'une violente altercation.
Une des figures majeure du business musical de Chicago, Leonard Chess, meurt subitement d'une crise cardiaque, mais il avait déjà vendu Chess Records et son riche catalogue postwar blues à la Société GRT. À Memphis, Sam Phillips vend son catalogue Sun à Singleton Shelby en 1967.

Dans les quartiers résidentiels, Stax Records marchait bien comme toujours, surtout avec la large popularité de Johnnie Taylor, mais la mort d'Otis Redding en 1967 et Booker T. Jones partit en Californie après plusieurs années de succès blues et soul instrumental, peuvent sembler après coup avoir été des présages ou des pertes irremplaçables.

Les assassinats du Président John F. Kennedy, de son frère Robert Kennedy, de Malcolm X et de Martin Luther King Jr. et la longévité de la guerre du Viêt Nam, tout cela a eut des implications sur les individus, noirs ou blancs, et pour les concerts de blues.

Le jazz a évolué rapidement à partir de la fin des années 50 jusqu'à la fin des années 60. La croissance initiale est venue avec le développement du be-bop à New York au début et au milieu des années 40 avec Charlie Parker, Dizzy Gillespie et Thelonious Monk, là des inflexions supplémentaires ont été ajoutées dans le jazz, avec l'utilisation de l'échelle du blues et la mise en avant de la 4/4 bass pulse, les solos ont plus pris un feeling de 8/8.
http://www.youtube.com/watch?v=FRUWtrgTpcs

La ligne mélodique de ce qu'on appelle Be-Bop est remarquable par le manque de note tenues. Ceci procède des modifications variées de la structure harmonique. Les accents qui tombent conventionnellement sur le premier et le troisième temps de la mesure de l'ancienne époque du 2/2 ont été supplantés maintenant par des accents qui tombent sur le second et sur le quatrième temps, aussi bien que sur les temps de liaison. Un pas de plus est franchi dans le développement rythmique par la superposition de mètres différents (polyrythmie) au-dessus de la mesure ordinaire à 4/4.

À la fin des années 1950, Miles Davis et le saxophoniste John Coltrane ont exploré les possibilités d'improviser non selon les changements d'accord harmoniques prévalent, mais plutôt sur l'échelle mélodique en utilisant une échelle différente de celle utilisée dans le blues standard ou le be-bop.
Chez les musiciens qui ont explorés de semblables possibilités on trouve Charles Mingus "Better Git It in Your Soul" sur Mingus Ah Um, 1959 et Ornette Coleman avec Don Cherry au travers de field hollers et de lamentations "The Shape of Jazz to Come", 1960.
Le jazz à base de mélodie fleurie est venue par le style "free jazz" ou "New Thing" au cours des années 1960, avec le changement de la structure métrique et les variations de Miles Davis, les explorations modales de John Coltrane, le tempo polycadencé d'Elvin Jones, les improvisations collectives et les chants de Sun Ra, ou les solos souvent époustouflants de Pharoah Sanders et d'Albert Ayler.
La mort en 1967 de John Coltrane, la découverte du corps d'Albert Ayler en décembre 1969 dans l'East River, et la mort 1971 de Louis Armstrong peuvent avoir pratiquement servit de point final aux entrelacements du jazz et du blues..... Peut-être, mais les morts eux-mêmes sont moins significatifs que les efforts de la génération du jazz des années 60 (y compris Coltrane et Ayler, parmi tant d'autres) pour libérer la mélodie du jazz des progressions harmoniques d'accords, y compris celle du blues.

Sources :
EDWARD COMARA - Encyclopedia of the Blues
Wikipédia
Encyclopédie Universalis
Medecine des arts
All Music Guide
ainsi que d'autres sources que je n'ai pas pensé à noter, les photos viennent d'une multitudes de sites
Ces sources sont valables pour les autres rubriques concernant l'histoire du blues.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par jb28 le Mer 22 Juil 2009 - 14:33

Hé hé hé, notre petite bible de poche se complète bien, merci O.D Wink

une petite suggestion à ceux à que ça intéresse et qui n'ont pas (plus ?) une mémoire phénoménale (avec la permission de l'auteur of course ? et à usage privé bien sûr) : copier le texte, le rassembler dans un document type Word, rabibocher la mise en page pour que ça colle bien, imprimer, relier sommairement. Garder le bébé sur un coin du bureau pour servir de fil (de guide) lors de recherches sur Internet ou bibliographiques.

Qu'en dites vous ?
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Jungleland le Mer 22 Juil 2009 - 15:00

ou compiler tout ça sur le site selon le même schéma ? ça fait un sacré boulot mais c'est pas impossible.


En tout cas cette présentation à la fois concise et précise est vraiment parfaite pour qui veut en apprendre un peu plus sur l'histoire du blues

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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par jb28 le Mer 22 Juil 2009 - 15:11

Jungleland a écrit:ou compiler tout ça sur le site selon le même schéma ? ça fait un sacré boulot mais c'est pas impossible.


En tout cas cette présentation à la fois concise et précise est vraiment parfaite pour qui veut en apprendre un peu plus sur l'histoire du blues

1/ les 2 ne sont pas incompatibles, y'a des vieux comme moi qui restent attachés au papier pour "bosser" ; je peux donner un coup de main, si besoin est (uniquement pour la mise en forme, cela va de soi)

2/ mille fois d'accord, je ne l'ai pas assez dit dans mon post précédent Very Happy
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Mrs Pitiful le Mer 22 Juil 2009 - 17:58

Old Debris, chapeau pour le compte-rendu encyclopédique!
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Flovia le Mer 22 Juil 2009 - 18:45

Révérence , notre Odé!
Quelle riche idée tu as eu de t'y atteler! Very Happy



... J'aurais aimé juste ajouter un truc, si tu permets, concernant cette période 50-60's et la relation avec la lutte des afro-américains pour les droits civiques.

Il y a toujours eu, semble-t-il, un certain mépris des afro-américains du nord, pour leurs frères du sud. Les premiers avaient quitté, remplis d'espoir, cette terre profonde qui les avaient tant fait souffrir.

Quand la lutte pour les droits civiques a débuté, le blues aurait été, selon certains éclairages de l'époque, rayé de la mémoire de plupart d'entre eux, comme le souvenir d'un passé peu glorieux, et qu'ils jugeaient désormais humiliant. Comme une ancienne plainte à ignorer, pour avancer, peut-être?

D'après John Von Battle, producteur et disquaire de Detroit, la Soul music aurait sonné le glas du Blues.
(là, je cite :Le Blues Moderne/ P. Bas-Rabérin):" Vous ne vendrez pas un disque de blues à un gosse noir pour rien au monde. Au-dessous de vingt-cinq ans, inutile d'insister. Mais on entend tellement cette production de chez Motown à la radio, maintenant, que même les plus vieux se mettent à croire qu'ils aiment ça... Je ne crois pas qu'il y ait encore quelqu'un pour produire du blues à Detroit. 90 pour cent des bluesmen ne sont pas membres du syndicat des musiciens. Vous pourriez les enregistrer sans rien leur verser, ils seraient heureux d'avoir un disque sur le marché."

Jimmy Witherspoon, lui aussi, aurait déclaré: " Tout ce que sait un gamin, c'est ce qu'on lui apprend, et si les parents enseignent à un jeune noir que le Blues est un vilain mot, il évitera de l'employer. Certains adultes vous diront probablement qu'ils n'aiment pas le blues, mais en vous rendant chez eux, vous verrez qu'ils ont un exemplaire de tous les disques de blues jamais gravés...La raison pour laquelle le blues continue à exercer une attraction me dépasse. Tout ce que je puis y voir, c'est qu'il s'agit d'une forme d'art américaine et que, une fois née, toute forme d'art devient indestructible."

Ike Turner disait aussi: "Voyez J.L. Hooker: aujourd'hui, les noirs ne l'acceptent pas, mais chez les blancs, c'est une légende" (Toutes citations:"Le Blues Moderne/ P. Bas-Rabérin)

On peut alors penser qu'en relevant la tête, en cette fin de décennie 50's et celle du début des 60's, les afro-américains ont voulu montrer que le blues, même s'il était partie intégrante de leurs racines, n'était pas le symbole d'un futur lumineux...
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Old_Debris le Mer 22 Juil 2009 - 19:10

Juste, c'est alors que les blancs ont pris le relais. Laughing
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par ratel le Jeu 23 Juil 2009 - 14:51

Flovia a écrit:
Il y a toujours eu, semble-t-il, un certain mépris des afro-américains du nord, pour leurs frères du sud. Les premiers avaient quitté, remplis d'espoir, cette terre profonde qui les avaient tant fait souffrir.

Et si le chittlin' circuit est très influencé par la soul (Little Milton...), le(s) blues continue(nt) à être pratiqué imperturbablement dans les coins les plus pauvres et les plus noirs du Sud dans l'indifférence du reste du monde, même s'il y a peu d'enregistrements, et que ceux qui sortent n'ont qu'une diffusion locale - ce "relais" des blancs est pour partie une illusion d'optique.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Jungleland le Jeu 23 Juil 2009 - 20:26

tu peux pousser un peu le débat ? parce que c'est intéressant. Je suis partiellement d'accord avec toi, notamment sur le fait qu'après la désaffection urbaine vis à vis du blues on est retourné aux sources mêmes, et dans des conditions commerciales assez proches de celles du début.

Par contre je ne saisi pas bien ce que tu penses du "relais" des blancs. Ils ont indéniablement relancé la carrière de bon nombre de grands anciens. Sans doute pas de la façon dont ceux ci l'entendaient, certainement de façon assez maladroite, mais le résultat s'est fait sentir

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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par ratel le Ven 24 Juil 2009 - 2:47

J'ai mal formulé... Subjectif et sans prétention d'expertise (et énervé et abrégé, vu que mon login a timed-out et m'a fait perdre 1/2h d'efforts, pourquoi vous le calez si court ?).

A partir des années 60, la scène blues de Chicago, et dans une large mesure celle de la côte Ouest, se met à travailler pour un public blanc; même à Detroit, où Bobo Jenkins jouera un rôle important dans la survie ou la renaissance de la scène blues, des blancs comme Sinclair seront clefs. Mais même dans ces centres urbains transplantés, une partie du blues s'enterre et reste ignorée du public blanc, à part une poignée de fans qui trouvent occasionnellement moyen d'enregistrer un disque, comme Detroit After Hours chez Trix - dur d'évaluer ici et maintenant l'importance de telles scènes, mais ce genre de disques ressemblent à la pointe d'un iceberg.
Dans le sud, les bluesmen très influencés soul de Stax puis Malacco etc..., toute la scène du chittlin' circuit, jouent et enregistrent pour un public presque uniquement noir. C'est encore plus le cas des ruraux : Asie Payton, Junior Kimbrough, Bobba Barnes et bien d'autres jouent toutes les semaines ou presque en enregistrant que très occasionnellement par les efforts d'une poignée de folkloristes et d'aficionados (Evans, Mitchell, Ferris, Marcucci, Lowry, O'Neal...) des disques peu diffusés qui ne leur rapportent pas grand chose; parfois, pour quelques rares comme Son Thomas ou Burnside, à partir des années 80, il y a quelques apparitions dans des festivals. Et encore, c'est le Mississippi : Géorgie (à part la basse Chattahoochie de Mitchell), Floride, toutes les Appalaches, Kansas, où des scènes noires actives sont attestées, sont complètement ignorées ou presque des blancs (je ne réécris pas le détail de ces attestations ni des quelques enregistrements, aaargh).
Le Blues Revival est allé chercher ceux qui avaient enregistrés dans l'entre-deux-guerres - ceux qui ne l'avaient pas fait, et les plus jeunes, ont été ignorés, à part Fred McDowell, y compris son maître, Eli Green, son partenaire, Johnny Woods, et son rival, Ranie Burnette.
A partir de la fin des années 60, il y a le blues des blancs, joué par eux ou pour eux par les routiers de Chicago & de la Côte Ouest, les blues noirs locaux explorés tant bien que mal par quelques spécialistes, et une demi-douzaine de grands reconnus de part et d'autre, comme Muddy Waters, John Lee Hooker, Lightnin' Hopkins, Lightnin' Slim... Mon goût perso, c'est plutôt ces blues noirs locaux.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Old_Debris le Ven 24 Juil 2009 - 9:03

Je crois que ce que tu dis concerne plus le public blanc américain que les Européens. C'est ces derniers qui vont relancer la machine et permettre aujourd'hui encore de faire toute ces découvertes.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Flovia le Ven 24 Juil 2009 - 11:23

Oui, je rejoins Odé.
Tiens, Ratel, considère le cas de bluesmen comme Memphis Slim, Jack Dupree, Eddie Boyd: ils ont été de la tournée initiale de l’American folk blues festival. Boyd s’installera en Finlande, Slim posera ses pénates aux Trois Maillets (mon frangin l’y a vu, à l’époque, et témoigne de l’engouement parisien pour le blues). S’ils ont choisi ces terres d’accueil européennes, c’est sans doute parce qu’ils pouvaient y exercer leur art, en toute tranquillité, certes, mais aussi, parce qu’ils avaient un public pour les applaudir.
Je ne pense pas qu’il faille minimiser l’apport des anglais ( Korner, Green, Mayall, McPhee, Clapton…), notamment, dans la « redécouverte » du blues, eux qui ont été, d’une certaine façon, ambassadeur européen du style, mais qui ont aussi fait la part belle à nombre bluesmen noirs d’outre-atlantique. Sans eux, aurions-nous même connu le blues black ?
Et bien sûr, Ratel, que le blues n’a jamais cessé d’exister dans le sud, c’était une tradition musicale, bien portée par l’isolement et le manque de moyens. Pis, excuse la métaphore, mais c’est un peu comme si tu oubliais, en bon pilier du terroir, la recette des gaudes (ou de la cancoillotte !), impossible !!!. Allez, on va dire la gigue, en pays auvergnat, ce sera plus clair .

Ceci dit, je partage également ta préférence pour le blues profond… Very Happy
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par ratel le Ven 24 Juil 2009 - 13:50

Old_Debris a écrit:Je crois que ce que tu dis concerne plus le public blanc américain que les Européens. C'est ces derniers qui vont relancer la machine et permettre aujourd'hui encore de faire toute ces découvertes.

Burnside, Son Thomas etc seront reconnus plus tôt et davantage en Europe qu'aux Etats-Unis, certes, et dans les aficionados et labels qui vont s'intéresser au blues downhome figurent de façon importante des gens comme Marcucci, Olsson, et bien sûr Küstner - mais ça reste très très mineur. Pour prendre un exemple, le superbe "The spirit lives on" produit par Evans sortira en Europe et jamais aux USA, mais il sortira sur HotFox, avec une diffusion presque inexistante - mais on est déjà dans les années 90, loin du thème du fil ! Heureusement qu'il y a Swingmaster, L&R, et Wolf - mais chez ce dernier par exemple, la série Tabby Thomas, noir pour un public noir, est très minoritaire comparée au noir pour public surtout blanc des séries Chicago. Le chittlin' circuit s'en sort un peu mieux, avec Black Magic entre autres.

Memphis Slim, Jack Dupree, Eddie Boyd... ces grands musiciens (dont j'ai un paquet de disques savoureux) font du blues pour blanc après leur installation en Europe, aussi ignoré par les scènes noires des USA, tant du nord que du sud, que les productions de celles-ci sont ignorées par les chanceux qui se pressent à leurs concerts - ou est-ce que ton frère avait eu la chance d'entendre Asie Payton, Bill Perry ou Terry Bean à l'époque ? Memphis Slim non plus, et réciproquement. C'est pas un jugement de valeur de dire qu'il y a une fracture majeure qui se produit, au détriment de tout le monde sans doute. Elle subsiste encore, d'ailleurs, plus en terme de race (déjà ça d'acquis) mais juste en terme de région (presque des pays), puisque des yankee noirs comme Eric Bibb ou Guy Davis ont une diffusion média massivement supérieure aux pèquenots blancs du sud qui sont entrés dans le blues, la ligne s'effaçant petit à petit, par des modes de transmissions "traditionnels", comme Kevin Brown (disciple de Calicott) ou Bill Abel (disciple de Paul Jones) - mais n'ont aucune audience dans le sud.

Bref, je campe sur mes positions - mais on est bien après 54-70, là.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Old_Debris le Ven 24 Juil 2009 - 15:05

Il s'agit en effet dans ce topic de la période 54-70, mais cette période n'est pas en dehors de l'histoire du blues, elle en est une petite partie seulement définie arbitrairement et l'histoire du blues ne s'arrête pas en 70 bien évidemment.
Dans mon esprit cette période marque un tournant, car c'est les Européens qui récupère le truc, bien sûr ici on avait que les disques d'importations et plus tard ceux enregistrés ici en Europe, pour l'instant pas question d'aller trainer sur le chittlin' circuit ou dans sud profond, la découverte du blues se fait par ce qui est très connu et enregistré et la venue de bluesmen avec par exemple l’American folk blues festival.
C'est cet intérêt des Européens qui va permettre au blues de revenir sur les rails pour les décennies suivantes jusqu'à nos jours. cela va permettre de faire des recherches, de chercher toujours à en savoir plus sur le blues, il y a aujourd'hui des centaines d'ouvrages sur le blues qui traitent de sujet aussi divers que sa fonction sociale ou de recenser toutes les formes de blues même les plus paumées, c'est ce que ces années ont apportées.
Tout cela dépasse bien évidemment la période 54-70, où pour la majorités des blancs le blues en était à ses balbutiements, ce qui n'est plus cas maintenant.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par ratel le Ven 24 Juil 2009 - 15:25

Têtu moi, je sais Embarassed - mais les Européens me semblent n'être pour rien dans le maintien des scènes blues noires locales après 1970 (ou avant). Les rares blancs qui y jouent un rôle sont des universitaires américains comme Evans & Ferris, et des rockers garage du sud comme Tav Falco et Robert Palmer. Les Küstner, Marcucci, Herzaft etc. passent voir Evans en route pour lui demander des adresses au début des années 80, et permettent la sortie de disques extraordinaires en Europe, certes, mais l'impact économique ou culturel de ces sorties pour les musiciens, à part pour quelques-uns, est insignifiant. Dans les années 90, Fat Possum et Music Maker font certes des bonnes ventes en Europe, mais ce sont les punks-rockers américains qui rendent Burnside & Kimbrough célèbres.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par Old_Debris le Ven 24 Juil 2009 - 16:41

D'accord, si tu parles gros sous, impact culturel si un peu je trouve, peut être pas directement je te l'accorde, de toute façon actuellement en France quand tu dis le mot "blues" tout le monde prend un air condescendant, on a l' impression d'avoir une maladie honteuse. C'est bien des States qu'après les 70 les choses bougent, on trouve aujourd'hui des trucs que les noirs eux mêmes ne trouvaient pas, regarde les documents records. Quand au maintient des scènes noires locales de blues, faudrait préciser de quel scène tu parles, même dans le sud il y a beaucoup de festival, il y a des musées et même une route du blues.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par ratel le Ven 24 Juil 2009 - 17:40

Old_Debris a écrit:Quand au maintient des scènes noires locales de blues, faudrait préciser de quel scène tu parles, même dans le sud il y a beaucoup de festival, il y a des musées et même une route du blues.

...depuis 10 à 15 ans...

Mais tu as raison, il faut préciser bien sûr - mon dernier post était vraiment à propos du Mississippi & comtés frontaliers du Tennessee, de l'Arkansas et de l'Alabama; mais c'est plus ou moins la région sur laquelle il y a eu le plus d'intérêt blanc pendant la période 70 à 90, même si le folk new-yorkais a gardé un oeil sur le Piemont.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par gorax le Lun 17 Aoû 2009 - 14:07

... ne pas oublier non plus la grande vague de Blues Revival en Hollande à peu près en même temps qu'en Angleterre avec des groupes comme Cuby & Blizzards, Livin' Blues, Oscar Benton, Q65, Golden Earings etc...
Toute une série de Bluesmen (surtout anglais) s'y produisaient non stop alors que plus au Sud c'était à peu près le désert... de nombreux belges (et d'autres) allaient y écouter ce qui n'était à peu près jamais programmé ailleurs... les radios pirates hollandaises (les premières du genre, par ex. Veronica - 1960) passaient de tps en tps du blues, c'était un des seuls moyens d'en écouter... Wink

... encore une petite remarque par rapport à un truc lu plus haut: dans une grande partie du jazz européen, il y avait (jusque fort tard) une réelle condescendance vis-à-vis du blues - comme vis-à-vis du jazz "moderne" d'ailleurs. Pour beaucoup de jazzmen, le mot "blues" voulait simplement dire morceau lent, sans réel rapport musical avec la réalité du terme.
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Re: Postwar Blues période 1954–1970

Message par gorax le Lun 17 Aoû 2009 - 15:18

... et ce qui est moins connu (seuls les russes "fuyaient), un certain nombre de bluesmen (et de jazzmen) noirs sont venus "s'exiler" en Europe dans les 50 et 60 notamment pour fuir le climat de racisme : Memphis Slim à Paris, Eddie Boyd à Bruxelles, BB Broonzy en Hollande etc...
Les rencontres avec des musiciens d'ici ont aussi favorisé la diffusion du blues (et du jazz, bien sûr)
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