Maxwell St. Jimmy Davis

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Maxwell St. Jimmy Davis

Message par Old_Debris le Lun 6 Juil 2009 - 19:00



Maxwell Street Jimmy Davis est mort le 28 décembre 1995, à Chicago à la suite d'une crise cardiaque. Né à Clarksdale au Mississippi en 1925 ce chanteur et guitariste a d'abord enregistré pour le label "Sun" de Sam Phillip à Memphis en août de 1952, en chantant et en jouant la guitare, sous son vrai nom de Charles Thomas.
Les deux titres, "Cold Hands / 4th and Broad" ont été envoyés chez Chess[i] et au label [i]Bullet de Jim Bulleit, mais ils sont restés inédit. En 1964 il a réalisé deux faces qui sont sortis sur "Testament" et il a réalisé un album complet publié par Elektra en 1965.

Il n'a jamais été un artiste prolifique en matière d'enregistrement, des titres occasionnels sont apparu sur Takoma[i], Sonet en Angleterre et Bruce Bastin toujours en Angleterre a sorti un live sur son label [i]Flyright. La dernière sortie importante de Jimmy a été "Chicago Blues Session Volume 11" pour Wolf un label autrichien en 1989.


Chaque dimanche matin à partir de la fin de printemps jusqu'au début de l'automne, (chaque fois que la météo le permettait) le son âcre, truculent du blues traditionnel sonnait fort dans les rues de Chicago. Dans la ville, l'animation en plein air du marché aux puces de Maxwell Street mêlait brusquement les cris des colporteurs aux cris acres, remplis de douleurs du chanteur de blues et aux gémissements fervent des évangélisateur sur le trottoir.

Pour la plupart des contemporains américain le chant dans la rue est un art éphémère. La législation municipale et l'obligation d'une autorisation pour les colporteurs dans la plupart des grandes villes américaines et les jours de marché imposés semblent malheureusement bien que inévitablement l'avoir limité. Sauf à Chicago. Il en résulte qu'un style s'est développé ici, lié directement à la continuité du marché de Maxwell Street comme une facette vigoureuse de la culture de Chicago qui aurait refusé de renoncer face au spectre du renouveau urbain, en intégrant l'homogénéité culturelle et d'autres aspects du "progrès" moderne.


Le marché qui couvrait une surface relativement grande s'est révélé propice au blues sur plusieurs décennies, en 1925, par exemple, Papa Charlie Jackson, sur un des premiers enregistrements de country blues singers, enregistre son Maxwell Street Blues pour Paramount et le chanteur des rues aveugles de Chicago Arvella Gray se souvient que déjà en 1922, quand il est arrivé dans la ville, les artistes de blues ont eu sur les trottoirs de la région une plate-forme prête pour leur musique.


Un des plus parfaits et plus expressif artistes de blues qui travaillent régulièrement dans la rue était Charles Thomas, plus connu sous le nom de Maxwell Street Jimmy. Dans l'urgence de son chant sombre et puissant, dans son jeu de guitare au rhythme incisif on retrouve les échos forts, âcres de sa jeunesse passée dans le delta de Mississippi, cette terre qui a drainée tant de grands bluesmen. Jimmy est l'héritier naturel de cette tradition, émotionnellement héritée des chanteurs de blues comme Charlie Patton et Willie Brown entre autre, et bien qu'il est été quelque peu tempére par les évolutions qui sont survenue dans le blues pendant les décennie précédente, son style de chant est son jeu son resté remarquablement pur et fidèle à l'esprit des plus vieux chantre du blues du Mississippi. Sa seule concession unique à la modernité, en fait, a l'air d'être l'apport d'un certain nombre de blues modernes (hits) dans son répertoire.


Jimmy est née dans la campagne du Mississippi près de Clarksdale en 1925 et a commencé à développer un intérêt pour la musique quand il avait environ quatorze ans. Comme était le cas avec tant de bluesmen plus ancien, le premier instrument de Jimmy était rudimentaire, fait maison. Cela consistait en quelques fil de fer tendus entre des clous fichés dans un mur. En glissant une bouteille le long des fil avec une main et en grattant de l'autre, il était capable de sortir des mélodies simple. En utilisant cette méthode, il a apprit tout seul à jouer "Alberta", "Catfish Blues", "Mellow Peaches", et "That's All Right", ainsi que d'autres morceaux traditionnel. Son intérêt pour la musique lui est venu de joueurs locaux qu'il écoutait dans les pique-nique, les diners dansants et les disques de Sonny Boy Williamson, Peetie Wheatstraw et plus tard Tony Hollins, un guitariste chanteur qui était du même secteur au mississippi.

Pendant plusieurs années Jimmy s'est joint à un petit medecine shows qui s'est déplacé à travers le sud rural. Pendant trois ans il a été membre de la tournée "Silas Green Show" et fait un peu plus de deux autres années avec "The Rabbit Foot Ministrels, comme "buck dancer". Sa spécialité était "dancing on broken glass. boy", il s'est souvenu, "sûr j'ai déchiré beaucoup de chaussures, mais c'était quelque chose à voir, Ok".

Pendant ces années de voyage continuel d'une petite communauté du sud à une autre il a continué avec la musique, en peaufinant son vigoureux et propre style de guitare, avec son utilisation dramatique et fascinante de lignes de basse, qui lui est complètement personnel. Finalement il a quitté les spectacles parce que, comme il a expliqué, le travail était dur, les heures longues et l'argent rare.

En 1946 il s'est rendu à Détroit, où il a trouvé un emploi dans la période des années d'après-guerre, dans une aciérie. Il a aussi rencontré John Lee Hooker. Ce dernier jouait depuis plusieurs années dans les petits clubs autour de Détroit et était alors au seuil d'une carrière significative comme l'un des plus important artiste "country-rooted" commercial des années de l'après-guerre. C'est la tutelle qu'il a reçue de Hooker pendant les six ans suivants qui ont donné la forme finale à la musique de Jimmy ; l'influence de Hooker est la plus marquante dans la façon dramatique et introspective dont Jimmy utilise sa voix sombre, menaçante ainsi que dans certaines figures de guitare.

En quittant Détroit, Jimmy a passé plusieurs années à voyager à travers le pays. Il a passé presque un an à Cincinnati, où il a joué régulièrement dans des bals de campagne et s'est produit à la radio tant à Greenville qu'à Clarksdale, en jouant un blues associé à la région.
Par la suite il a vécu à Chicago, mis à part une période de plusieurs mois en 1963, où il est allé à New York et a joué et chanté à quelques occasions dans différents clubs de Greenwich Village, mais découragé il est revenu à Chicago. Il s'est occupé de faire marcher un petit restaurant, "[b]The Knotty Pine Grill
" sur Maxwell Street ; c'est devant son restaurant que l'on a put l'entendre jouer la plupart des dimanches matins pendant les mois chauds de Chicago.
(Dans ses premières années à Chicago, où il est venu pour rencontrer Tony Hollins, dont il avait admiré le travail sur disque, il a vécu quelque temps avec ce dernier, jusqu'à ce que l'homme plus vieux retourne dans la région Clarksdale, où il est mort un peu plus tard.)


Maxwell Street Jimmy a éte l'un des meilleurs jeunes bluesmen travaillant dans les traditions du Mississippi. Sa voix, ténébreuse et lourde, est tirée par une anxiété menaçante, inconsolable qui transmet une force intense à son chant. Les mots sont à demi avalés, cassés, les expressions s'estompent incomplètes, les chansons sont remplies de gémissements sans paroles, de cris qui portent souvent une bien plus grande signification et un sens émotionnel que ne le font les mots eux-mêmes et la guitare participe aussi complètement que le fait la voix. Les deux ne font qu'un, en fait, l'instrument achevant souvent les expressions que la voix brise.
C'est un style extrêmement personnel, tendu, émotionnel, comme si le chanteur chantait dans sa propre rêverie, et pour lui même.

L'influence de Hooker est vraiment ce qui ressort le plus chez ce bluesman, mais mêlé de blues rural, et le chant n'est pas non plus sans rappeler à certain moment Howlin'wolf, bref de la galette à prévoir.

quelques disques :

Chicago Blues session vol.11

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V.A. Moderne Chicago Blues




source : Pete Welding Elektra 303 1965
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Re: Maxwell St. Jimmy Davis

Message par Jungleland le Lun 6 Juil 2009 - 19:28

je suis persuadé qu'on en a causé ici mais je n'arrive pas à retrouver où; ça doit être dans ce que vous écoutez maintenant.

j'ai été regarder pour se procurer un de ses disques ... va falloir être patient What a Face

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Re: Maxwell St. Jimmy Davis

Message par Old_Debris le Lun 6 Juil 2009 - 19:49

J'en ai dis un mot dans "ce que vous écoutez maintenant".
Il a très peu enregistré et c'est ce qui m'étonne un peu, enfin à moitié vu son parcourt.
Le modern chicago blues devrait se trouver, il n'y a que quatre titre de lui mais il sont vraiment excellent.
Chicago Blues session vol.11 aussi.
Par contre le deuxième, je ne sais pas si il est sortit en CD, c'est celui on l'on ressent le plus l'influence de Hooker, une perle.
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Re: Maxwell St. Jimmy Davis

Message par Flovia le Mar 7 Juil 2009 - 23:58

Tu n'as pas un tout petit lien musical, Odé, des fois? Juste pour se faire une idée...
De la façon dont tu en parles, il semble attrayant, ce Maxwell! Smile

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Re: Maxwell St. Jimmy Davis

Message par Flovia le Mer 8 Juil 2009 - 19:33

Ah oui, effectivement, sa voix est grave! Et belle! Avec un accompagnement guitare sobre mais efficace: que du bonheur! sunny
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Re: Maxwell St. Jimmy Davis

Message par Old_Debris le Mar 21 Oct 2014 - 19:01

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Re: Maxwell St. Jimmy Davis

Message par Tommy le Mar 21 Oct 2014 - 21:49

Merci OD pour cette découverte. Quelle belle voix expressive...Je ne connaissais absolument pas ce bluesman, et ce site est vraiment une mine...

Au hasard de mes recherches, j'ai trouvé ce site qui permet de télécharger des titres gratuitement. Ca m'a l'air légal ce truc, et on y trouve plusieurs enregistrements de Jimmy DAVIS dont Chicago blues session vol.11

*****************************

Edit Sergio88 : lien supprimé. Il donne accès à du matériel commercial non libre de droits.
L'album cité est dispo en écoute sur Allmusic.

http://www.allmusic.com/album/chicago-blues-session-vol-11-mw0000185464

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