Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par jb28 le Mar 12 Jan 2010 - 18:56

clique sur la phrase "cliquez ici pour voir ..." tu pourras lire le texte
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Invité le Mar 12 Jan 2010 - 18:57

T.Jiel a écrit:Ben heu l'image l'est toute riquiqui, et si je clique dessus je tombe sur une banque d'images... heu...
Nan ça fait rien tant pis

PFfffff!!!

Clic sur: Agrandir cette image...
Pas sur l'image elle-même... Wink

Dire que dans 4 ans je serais comme toi...ca fait peur... affraid lol!


Dernière édition par François le Mar 12 Jan 2010 - 19:11, édité 1 fois

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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Jungleland le Mar 12 Jan 2010 - 19:03

my name is Tiji
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par jb28 le Mar 12 Jan 2010 - 19:07

Jungleland a écrit:my name is Tiji
Nobody loves me
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par T.Jiel le Mer 13 Jan 2010 - 7:48

jb28 a écrit:
Jungleland a écrit:my name is Tiji
Nobody loves me
When I use computer
I feel like a piece of butter

That's what I sing the blues
Because I can't use my mouse

Laughing

Je vous retiens les gars!!! J'y peut quoi, que c'est comme ça depuis que ma mère m'a mis au monde, que cette image, rien à faire, elle reste secrète.... Sad
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Invité le Mer 13 Jan 2010 - 8:36

T.Jiel a écrit:
Je vous retiens les gars!!! J'y peut quoi, que c'est comme ça depuis que ma mère m'a mis au monde, que cette image, rien à faire, elle reste secrète.... Sad

Je comprends pas...
En cliquant sur " Agrandir cette image" ça marche pÔ...? Suspect
Bon si c'est ça, alors voilà le lien où tu peux lire le texte sur " Fine and Mellow " :
...
http://www.noctamblues.com/article-21474662.html
...
Mais bon, c'est pas normal là... confused

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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par sergio88 le Mer 13 Jan 2010 - 8:43





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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par T.Jiel le Mer 13 Jan 2010 - 8:50

cheers Thank's, François. Un texte, c'est un texte. OK. Un peu plus de lumière sur ce beau Blues...
Mais question : tu vis dans un monde normal, toi???
En tout cas le mien ne l'est pas. Je crois que c'est ce qui fait le charme de ce qui m'arrive depuis heu...55ans. Wink
Mr Sergio, non, je n'aime pas tout le monde, certains en particulier je les hais du matin au soir if you see... pirat lol!
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Ven 5 Juil 2013 - 19:59

Gut Bucket.

Traduction littérale : seau de tripes. D'abbats. De porc surtout.
Les gutbucket party ou les fishfries party (poisson-chat grillé) était des barbecues géants du dimanche dans le delta (puis plus tard dans les appartements de Chicago). Alcool, musique, danse et détente après une semaine dans les champs de coton, de maïs...
Ces party existent encore (plus pour longtemps) de façon authentique dans les collines du nord du delta.

Les abats était très consommés par les noirs. C'était l'occasion de manger de la viande à très faible coût.

Le seau en métal, sorte d'énorme bassine, permet de fabriquer rapidement la gutbucket bass, contrebasse à une corde.

C'était aussi le terme argotique pour désigner le pot de chambre dans les prisons du sud. Alan lomax et d'autres ont pas mal enregistré dans ces prisons.

Denier point, les musiciens de cette époque ne faisaient pas tourner un "chapeau" pour récolter de l'argent mais un gutbucket pour récolter nourriture (et apparemment bière) après leur prestation musicale.


Yellow dog
Le Yazoo and Mississippi Valley Railroad (Y&MV) était un chemin de fer américain de classe I qui fut créé en 1882 par l'Illinois Central Railroad. La ligne reliait Jackson, Mississippi à Yazoo City, Mississippi, Mississippi. La ligne fut prolongée vers le delta du Mississippi et vers Memphis, Tennessee. En 1892, l'Illinois Central Railroad (IC) racheta le Louisville, New Orleans and Texas Railway qui reliait Memphis à La Nouvelle-Orléans, Louisiane, avant de s'emparer du Mississippi and Tennessee Railroad. L'IC fusionna ensuite ces 2 compagnies dans le Yazoo & Mississippi Valley. Afin de simplifier son organisation, l'IC commença à racheter et à absorber ses filiales; c'est ainsi que le Yazoo and Mississippi Valley Railroad cessa son exploitation en 1946.


Pearl river
La Rivière aux Perles (en anglais : Pearl river) est un fleuve des États-Unis qui s'écoule dans l'État du Mississippi, avant de rejoindre les limites de l'État de la Louisiane et de l'État du Mississippi.
Ce fleuve est issu de la rencontre de deux ruisseaux, le Nanawaya et le Tallahaga, dont la confluence se situe dans le comté de Winston dans l'État du Mississippi. Le fleuve se jette dans le golfe du Mexique.
Son nom lui fut donné à l'époque de la Louisiane française. Le nom fut anglicisé après la vente de la Louisiane par Napoléon 1er aux États-Unis. Le fleuve, nommée depuis Pearl river, a donné son nom au comté de Pearl River.
Son cours est long de 790 kilomètres. Les 187 derniers kilomètres sont frontaliers entre les deux États américains.
La Rivière aux Perles reçoit les eaux de deux affluents, la rivière Yockanookany et la rivière Strong.
Au nord-est de la ville de Jackson, un barrage a créé un immense lac artificiel appelé Ross Barnett Reservoir.
A 80 kilomètres en amont de son estuaire, la Rivière aux Perles se sépare en deux bras. Le bras oriental se jette dans le lac Borgne et le canal Gulf Intracoastal Waterway. Le bras occidental se jette dans le détroit des Rigolets et de là dans le lac Borgne.
En août 2005, l'Ouragan Katrina a causé d'importants dégâts dans la Rivière des Perles. Les sédiments des marais et la végétation aux alentours (cyprès et chênes déracinés), ont bloqué l'embouchure du bras occidental du fleuve. Le ministère louisianais de la faune et de la pêche et d'autres organismes ont enlevé 27 000 mètres cubes de débris.


Gumbo
Le gombo, aussi appelé gumbo (anglicisme), est un ragoût ou une soupe originaire de la Louisiane française au cours du xviiie siècle. Il se compose principalement d'un bouillon fortement aromatisé, de viandes ou de crustacés, d'un épaississant et des légumes (céleri, poivrons et oignons, un trio connu dans la cuisine cadienne comme la Sainte Trinité). Plusieurs types d'épaississant sont utilisés : gombo en Afrique, épices filé chez les Choctaws ou roux, préparation inspirée de la cuisine française à base de farine et de matières grasses.
Il existe plusieurs variétés différentes de gombo. À La Nouvelle-Orléans, il est connu sous le nom créole gombo et contient généralement des fruits de mer, des tomates et un épaississant. Le gombo cadien est différent et a un roux foncé dû aux crustacés ou aux volailles utilisés. Les Créoles de Cane River font un gombo beaucoup plus fumé. Des saucisses ou du jambon sont souvent ajoutés.
La recette sommaire est la suivante : La base est préparée, les légumes cuits, puis on ajoute la viande. Le plat doit mijoter pendant au moins trois heures, puis des coquillages et quelques épices sont ajoutés vers la fin. Le plat ensuite retiré du feu. Le gombo est traditionnellement servi avec du riz. Un troisième gombo, moins connu, est le gombo végétarien aux herbes. Il s'agit d'un gombo ayant suivi une cuisson lente parfois épaissie avec le roux, servi avec du riz.
Le plat combine des ingrédients des pratiques culinaires de plusieurs cultures, dont la France, l'Espagne, l'Allemagne, l'Afrique de l'Ouest et les Choctaws. Le gombo trouve également ses racines dans la cuisine traditionnelle ouest-africaine ou les plats indigènes, mais est également une dérivation de la bouillabaisse française.
Sa première trace écrite remonte en 1802 et a été inscrit dans les livres de cuisine durant la seconde moitié du xixe siècle. Le plat a gagné une grande popularité dans les années 1970, après que la cafétéria du Sénat des États-Unis l'ait ajouté dans le menu en l'honneur du sénateur Allen Ellender, originaire de la Louisiane. La popularité du chef Paul Prudhomme dans les années 1980 a relancé l'intérêt du gombo. Le gombo est le plat officiel de l'État de la Louisiane.

40 acres et une mule
40 acres et une mule (40 acres and a mule) est la promesse d'indemnisation faite aux esclaves afro-américains libérés après la Guerre de Sécession : 40 acres (16 hectares) de terre à cultiver et une mule pour traîner une charrue. Promesse jamais respectée et qui a provoqué beaucoup de rancoeur dans la population noire. Devenue une expression, 40 acres et une mule signifie des promesses non tenues, des beaux discours.

Boll weevil
Le charançon du coton ou ver de la capsule du cotonnier (Anthonomus grandis) est un coléoptère mesurant en moyenne six millimètres de long. Certaines années, il ravageait entièrement les récoltes des fermiers en Sharecropping, provocant une misère....noire.

Acétates
Un acétate ou éthanoate (IUPAC) est un sel ou un ester de l'acide acétique.
C’est avec cette matière que l’on gravait le disque «maquette». Très fragile et illisible au bout de quelques lectures.

Horse Jaw, mâchoire de cheval.
Instrument de percussion dans le Mississippi, on frottait une tige de bois contre les dents de cheval.

Washboard
La planche à laver ou washboard (en anglais) est un instrument de musique de percussion apparu à La Nouvelle-Orléans. C'est un ustensile sanitaire détourné de sa fonction originelle et adapté à un jeu musical par le détournement d'autres objets usuels, tels des dés à coudre.
À l'origine, il s'agissait d'une vraie planche à laver et à battre le linge; aujourd'hui il en existe des versions modernes, spécialement adaptées à la musique. Elle est composée d'une section plane en aluminium, en inox ou en bois, avec des cannelures, sur laquelle se fixent parfois des mini-cymbales, des cloches ou d'autres petits idiophones.
Cet instrument de musique se porte également comme un plastron et se joue directement sur soi. Il prend alors le nom de "vest-frottoir" ou frottoir en cajun louisianais.
Il se joue en le plaçant contre son poitrail et en frottant ou tapant dessus avec des dés à coudre placés sur chaque doigt. C'est l'instrument de percussion de prédilection de la musique cadienne. De même, dans le jazz Nouvelle-Orléans ou le blues, les premiers batteurs les utilisaient pour la partie rythmique.
Cet instrument a été utilisé dans les années 1950 dans un style de musique anglo-saxonne, le skiffle, mélange de jazz, folk et blues. Avant les Beatles, le premier groupe de John Lennon, les Quarrymen, jouait du skiffle et Pete Shotton tenait la planche à laver.
Aujourd'hui, nombre d'orchestres de ce type apprécient le côté pratique et portatif de cet instrument et les sons particuliers qu'il produit entre des mains expertes (Cf. Washboard Sam, Gilbert Leroux, Michel Cousin...) Ce sont souvent les musiciens qui fabriquent eux-mêmes leurs instruments selon leurs besoins. Certains musiciens des pays de l'Est pratiquent aussi ce genre d'instrument. En France Mathieu Péquériau, aussi harmoniciste, l'utilise dans Red Cardell.
Chez les washboardistes actuels, outre les «puristes» qui préconisent d'être le plus proche possible de l'origine, une simple planche avec le moins possible d'accessoires, on rencontre aussi des «créatifs» qui ajoutent nombre d'accessoires, voire une caisse claire. Ils ne jouent plus seulement avec les doigts et des dés à coudre mais aussi avec des baguettes, et s'approchent de plus en plus de la batterie.

Goofer dust
Beaucoup de légendes et de croyances existent sur la poussière de cimetière. La notice explicative en décrit quelques-unes tirées de divers ouvrages de sciences occultes. Vous y trouverez notamment comment se débarrasser d'un sort, réaliser soi même une boîte de malchance, comment se débarrasser de personnes encombrantes, comment éloigner le mal ou encore rendre malade un ennemi... Utilisée en magie blanche, elle est très recherchée pour éloigner les ondes négatives et chasse toutes influences sataniques. Pour cela, il faut la mélanger avec de l'huile "Holy Spirit oil". En faire des petites "boulettes" que l'on dépose dans les pièces et en dessous du lit.
Goober dust
Ecorces d’arachide broyées et répandues autour de l’habitation de la personne pour laquelle on souhaite la mort. Sorcellerie vaudoue très puissante.
L’historique du lien entre ces deux pratiques vaudous (goofer et goober) mériterait d’être éclairci.

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Black swan
Black Swan Records est un éditeur de phonogrammes américain qui apparaît en 1921 à Harlem, New York. Il représentait le premier label à grande diffusion qui fut à la fois destiné spécifiquement au public Afro-Américain et en même temps piloté, financé et opéré, par des membres de cette communauté. Black Swan Records fut regénéré dans les années 1990 pour la réédition d'enregistrements anciens, sur compact disc.
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Jungleland le Ven 5 Juil 2013 - 21:44

j'en connaissais certains, pas d'autres et voici une belle contribution que je me permettrais d'ajouter au site si tu me le permets Very Happy .......... et dès que j'aurais un peu de temps

concernant le yellow dog ton explication n'est pas claire : pour moi c'était une locomotive, est ce bien ça ?

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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Ven 5 Juil 2013 - 22:29

En fait, Jungle, j'ai inséré "Yellow dog" parce que le mot, ou plutôt sa traduction, me plaît bien. Chien jaune. C'est pas mal non?
Pour cette définition, j'ai copié wikidespieds.
Ajoute au site autant que tu voudras. Comme les bluesmen, mes textes sont libres de droit (surtout les passages pompés sur wikidespods:D )
D'ailleurs, j'ai en projet de rédiger un grand article sur le "cut up", exercice littéraire de la beat generation, consistant à découper des morceaux de phrases pour les ré-assembler. Un peu nos copier/coller actuels en fait. Et qui continue en texte la tradition orale des bluesmen. J'te pompe, tu m'pompes, y's'pompent.

On peut être un auteur singulier en écrivant des phrases ou des mots pris chez d'autres.
Et puis, c'est tout bête, chaque mot a été utilisé au moins une fois par au moins une personne.
C'est une question d'agencement, de rythme, de tempo, de construction. De musique en fait.
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Ven 5 Juil 2013 - 23:07

Non Jungle, il semble que ce soit le nom de la ligne de chemin de fer.
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par jb28 le Sam 6 Juil 2013 - 10:26

Gut bucket a écrit:Non Jungle, il semble que ce soit le nom de la ligne de chemin de fer.

Un blog interessant qui explique en gros la confusion des initiales Y.D (yazoo delta) avec Yellow (couleur des locomotives) Dog (surnom des branches locales de voies ferrées)

Http://dgjury.blogspot.fr/2011/11/track-9-yellow-dog-blues.html

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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Sam 6 Juil 2013 - 11:17

Le vrai terme pour horse jaw, c'est Scraper en fait.
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Sam 6 Juil 2013 - 11:32

Angola

Le Louisiana State Penitentiary ou LSP (« Pénitencier d’État de Louisiane », appelé aussi Angola) est une prison américaine située dans la Paroisse de Feliciana Ouest, Louisiane, géré par le Louisiana Department of Public Safety and Corrections.
Avec un surperficie de 73 km², dans lequel 75 % des quelque 5 000 détenus sont noirs (gardés par pas moins de 1 800 gardiens). C’est la plus grande prison de haute sécurité des États-Unis.
Louisiana State Penitentiary est la seule prison habilitée a appliquer la peine de mort en Louisiane, le couloir de la mort pour les hommes et la chambre d'exécution s’y trouvent. Le couloir de la mort pour les femmes est situé dans les locaux du Louisiana Correctional Institute for Women (LCIW) á St. Gabriel.
Louisiana State Penitentiary possède un musée, le « Angola Museum ».
Les prisonniers pratiquent le rodéo à Angola, les droits d’entrée du spectacle qui se déroule dans l’enceinte même de la prison permettent aux détenus de financer des programmes d’insertion.

Le site était autrefois occupé par une ancienne plantation (d’ou le nom de « The Farm »), dont la plupart des esclaves y travaillant était originaires de l’Angola en Afrique australe. À la fin du XIXe et début XXe siècles, l’État de Louisiane achète un certain nombre de ces plantations pour les reconvertir en pénitenciers. Ceux-ci opérèrent alors toujours le même style de plantation. Les prisonniers y effectuaient un travail épuisant, moissonnant le coton, la canne à sucre, et d'autres récoltes de l'aube au crépuscule.
C’est dans ce cadre qu’en 1901, le Louisiana State Penitentiary est ouvert. En 1961, le Louisiana Correctional Institute for Women (LCIW) est inauguré à son tour, les femmes qui sont alors détenues à Angola ont été déplacés à LCIW.

For most of its 110-year history, the Louisiana State Penitentiary at Angola has been synonymous with brutality, suffering, and executions. Yet as prisons go, it stands out for an entirely different reason: its music.

Back in the 30s and 40s the famous folklorist, John A. Lomax and his son Alan were drawn to Angola (and other prisons) in their quest for folk music in its “purest” form. The elder Lomax believed prison walls were a filter against the “polluting” influences of popular music. Inside Angola’s walls, prisoners found not only isolation, but the perpetuation of a plantation-like farming system that had the effect of preserving many of the work songs from the days of slavery. Prisoners worked the fields in large groups and sang together, and Lomax was able to capture their songs before they went extinct. One of the best known "discoveries" of John Lomax was Huddie "Lead Belly" Ledbetter.

Hal Cannon and Taki Telonidis of the Western Folklife Center, along with Steve Zeitlin of City Lore, visited Angola Prison in April 2010 as a part of their project following in the footsteps of John A. Lomax. Read our blog. At Angola, they discovered that while the penitentiary is a very different place than in Lomax's day, music remains an important part of life for many of the inmates.  Here we feature videos of the group Voices in the Wilderness, and inmates Michael Palmer and Daniel Washington.



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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Sam 6 Juil 2013 - 11:42

KKK

Le nom « Ku Klux Klan » vient du mot grec kuklos, qui signifie cercle. C'est l'un des fondateurs, James R. Crowe, qui a l'idée de séparer le mot en deux et de changer la fin, ce qui donne Ku Klux (en latin, lux signifie « lumière »). Comme les fondateurs ont tous des ancêtres écossais, un autre fondateur, John C. Lester, propose de rajouter le mot clan à la fin, en remplaçant le C par un K, de manière à uniformiser la première lettre des trois mots.

Quand à ses actions, dois-je préciser?pale pale pale pale pale pale 



Voir ce lien très complet:
http://www.erta-tcrg.org/cri6224/2004-2006/kkk1.htm
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Jungleland le Sam 6 Juil 2013 - 12:02

très intéressant tout ça, j'apprends pas mal de choses cheers 

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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Sam 6 Juil 2013 - 14:43

«Goober est le nom que beaucoup de noirs du sud donnent à la cacahuète, il vient du mot africain gooba, qui désigne une certaine sorte d’amande. En Afrique, la gooba broyée («poussière de goober») était employée dans les pratiques magiques et l’on croyait pouvoir acquérir une emprise sur quelqu’un en en répandant autour de sa case. Dans le sud le fait de répandre des coques de cacahuètes devant la porte de quelqu’un est censé attirer sur lui de terribles malheurs.» LeRoi Jones, Le peuple du Blues
«(...) les cris de ronde et de pas traînés (Ring and shuffle shouts), les «sankeys» (cantiques du recueil de Sankey), les chansons de camp ou d’assemblées religieuses, et les hymnes ou «ballits»
Les «cris de rondes» ou «cris de pas traînés» des anciennes églises noires sont nés du désir de leurs fidèles de concilier la chèvre et le chou. La danse étant un péché, ils déclarèrent que tant qu’on ne croisait pas les pieds, ce n’était pas de la danse.
Ainsi se créa le «cri de ronde» dont les participant forment un cercle en se donnant le bras et avancent à pas traînés d’abord lentement puis avec des manifestations d’émotion croissante, tout en chantant des hymnes ou des mélopées. LeRoi Jones, Le peuple du Blues 74/75

«Bientôt les orchestres fixes orientés vers le blues, c’est-à-dire ce qu’on appelait les orchestres jass ou dirty (sales)(....) LeRoi Jones, Le peuple du Blues 119

«...On n’ entendait du blues et du vrai jazz que dans les cabarets à «seau de tripes» fréquentés par la classe inférieure. Le terme «seau de tripes» venait du seau de chitterlings, sorte d’andouille faite avec des boyaux de porc qu’on allait chercher aux abattoirs en apportant un seau pour le faire remplir. D’où l’appellation «seau de tripes» donnée à tout ce qui était vraiment vulgaire» LeRoi Jones, Le peuple du Blues 170
«Le pianiste de boogie se fit une place spéciale dans la société en jouant dans toutes sortes de soirées qui portaient le nom du plat principal qu’on y servait: Chittlin’ struts ou dandinement à l’andouille, Gumbo supper ou dîner de Gumbo, fish fries, parties à poisson frit ou à sabayon. LeRoi Jones, Le peuple du Blues 177

Le mot «boogie» a eu plusieurs sens: méchant (on menaçait les petits enfants noirs du boogie man), vérole, fille dévergondée, etc. Comme tout ce qui touche au blues et à son contenu érotique, c’est «vilain». Le style «boogie-woogie» se reconnait aisément à sa partie de main gauche, la rolling bass. LeRoi Jones, Le peuple du Blues 176

Rolling. Encore un mot à sens multiple: bruit cadencé du train sur les rails, mouvement du coït, figure musicale. LeRoi Jones, Le peuple du Blues 176

Barrelhouse, Cabaret de dernière catégorie, à la Nouvelle-Orléans; et la musique tintamarresque qu’on y jouait pour couvrir le bruit.
Un genre de rag particulièrement déchaîné. LeRoi Jones, Le peuple du Blues 218

Coon shout, cri du moricaud. LeRoi Jones, Le peuple du Blues 199

Jam, «confiture» est un de ces noms d’aliments auxquels les noirs ont donné un sens érotique; de là, il est passé dans le langage du Jazz. To jam, c’est improviser à plusieurs sur un thème choisi, pour le plaisir, et en dehors des heures régulières de travail. LeRoi Jones, Le peuple du Blues 234

Funky: qualifie les odeurs corporelles fortes; mais le sens s’est étendu à la musique (dès 1900) pour la désigner comme vraiment noire, comme étant du terroir. Page 255
«Même l’adjectif «funky» qui jusque là pour la plupart des noirs voulait dire simplement puant (et s’employait d’habitude dans un contexte sexuel) sert à désigner une musique expressive, ce qui implique que même la vieille idée préconçue de l’Amérique blanche selon laquelle le noir a une odeur particulièrenpeut être retournée contre cette Amérique. LeRoi Jones, Le peuple du Blues 313

harmonica
L'harmonica fonctionne sur le principe des instruments à anche libre. Le plus ancien instrument de musique connu fonctionnant sur ce principe, le sheng (ou yu), est originaire de Chine et remonte au IIIe millénaire av. J.-C. Le sheng lui-même pourrait être inspiré du khêne, un orgue à bouche du Laos. De très nombreux instruments dérivés du sheng et du khêne se retrouvent en Extrême-Orient (le seanghwang en Corée, le shô au Japon, etc.).
Les techniques de jeu de ces instruments présentent déjà des similarités avec celles pratiquées avec l'harmonica (trilles vibratos, effets de langue…)

L'origine exacte de l'harmonica moderne, l'instrument tel qu'il est connu de nos jours, est assez floue. Certaines légendes veulent que Friedrich Buschmann en soit l'inventeur (encore que l'organisation des notes eut été différente). Toujours est-il que l'harmonica commença à se vendre en Europe dans les années 1820, rapidement importé aux Etats-Unis par les immigrants. C'est aussi probablement dans ces mêmes années qu'a été imaginée par Richter l'idée de placer deux anches par trou, permettant ainsi de jouer deux notes par trou (en réalité bien plus, puisqu'on verra des techniques découvertes par la suite pour créer de nouvelles notes) : l'une en aspirant, l'autre en soufflant. C'est ainsi que l'harmonica a pu revenir aux origines des instruments à anches libres. Richter a aussi eu l'idée d'accorder les harmonicas selon l'accordage éponyme désormais célèbre, permettant d'obtenir aisément certains accords. On sait malheureusement bien peu de choses de nos jours sur ce véritable fondateur de l'harmonica moderne, pas même son nom complet avec exactitude (les sources se contredisent ou bien donnent des indices ne permettant que des suppositions). On présume cependant qu'il s'agissait d'un Bohémien, dans le véritable sens d'un habitant de la région tchèque de Bohême.
Ainsi naquit l'harmonica diatonique simple sous sa forme moderne.
Sa véritable popularité ne va alors pas tarder.
Des artisans allemands se lancent dans la fabrication de l'harmonica, en particulier à Trossingen, un village allemand de Bade-Wurtemberg en Forêt Noire, où un artisan nommé Messner commença à produire en 1833.
Il semblerait que dans les années 1830, le commerce de l'harmonica soit plus considéré comme un commerce de bijoux que comme un véritable instrument. L'artisan de Trossingen avait un voisin horloger, Mathias Hohner, lequel décida de se lancer lui-même dans ce commerce en pleine expansion en 1855, sous les exhortations de sa femme, Ana.
Malheureusement il ne faisait pas d'aussi jolis harmonicas que Messner, ce qui est gênant à l'époque puisqu'ils sont encore considérés comme des bijoux.
C'est là que se jouera la véritable ascension de l'harmonica en tant qu'instrument puisqu’ Ana a une seconde idée, celle d'envoyer les harmonica à Hans, un cousin émigré aux États-Unis.
En 1857 est créée la société Matth HOHNER AG et une page de l'histoire est tournée. La première année, il en produisit 700. Dix ans plus tard, il en aura produit 22 000 et en 1887 la production se sera élevée à un million d'harmonicas.
L'harmonica prend enfin sa place d'instrument pour laquelle il était destiné. Mieux, il devient l'instrument du voyageur, celui que tout conquérant de l'ouest pouvait mettre dans sa poche, côte à côte avec son colt. Il était donc l'instrument parfait pour le nouveau continent.

Malgré la connaissance réduite du grand public pour cet instrument, il semblerait que l'harmonica soit en quantité l'instrument le plus vendu au monde de nos jours.
Évidemment il faut admettre que si la plupart des gens ont déjà vu un harmonica, il garde le statut de jouet sans grand intérêt musical aux yeux de beaucoup. Curieusement, l'harmonica est mieux considéré hors de l'Europe que sur le vieux continent où il a été créé. Aux États-Unis bien sûr avec le blues, mais également au Japon et dans bon nombre de pays d'Asie où on trouve des orchestres entiers d'harmonicas interprétant les œuvres du répertoire classique. En outre il ne faut pas oublier qu'un harmoniciste jouant de l'harmonica diatonique en possède en général plusieurs si son niveau technique ne lui permet pas de jouer dans plusieurs tonalités sur un seul (au moins 12, une pour chaque tonalité, sans compter le fait de pouvoir vouloir des harmonicas spéciaux, comme plus graves ou plus aigus par exemple) et que, contrairement à la plupart des autres instruments qui peuvent se garder à vie (moyennant révisions d'usage), l'harmonica s'use et doit être changé. Néanmoins, un joueur utilisant le bas de la colonne d'air a moins de chance de devoir le changer souvent. Il peut s'abîmer assez facilement, surtout chez le débutant, et le faible prix de la plupart des modèles fait que beaucoup d'harmonicistes préféreront racheter un harmonica neuf plutôt que de se fatiguer à changer des lamelles (les fameuses anches) cassées.
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Message par Gut bucket le Jeu 25 Juil 2013 - 1:18

Encore du vaudou:
Le
Black cat bone.

Shotgun house:
La shotgun house (parfois nommée shotgun shack, shotgun cottage ou railroad apartments) est un type de maison américaine. Dans le Sud des États-Unis, ce style est celui de la majeure partie des maisons bâties entre la fin de la Guerre de Sécession (1861-1865) et les années 1920.
Ce type de maison est d'abord apparu à La Nouvelle-Orléans, mais on en trouve aussi à Chicago, en Californie ou à Key West, en Floride. Les shotgun houses restent aujourd'hui encore les logements individuels les plus répandus dans de nombreuses villes du Sud des États-Unis. À l'origine, la shotgun house était adoptée aussi bien par la classe moyenne que par les couches sociales plus défavorisées, mais elle est devenue, à partir des années 1950, un symbole de pauvreté. L'opinion quant à ces habitations et leur devenir est aujourd'hui partagée : certaines maisons sont rasées dans le cadre de programmes de renouvellement urbain, tandis que d'autres se voient classées sites protégés dans le cadre de mesures de préservation du patrimoine historique national, et que d'autres encore sont rénovées à l'occasion de l'embourgeoisement de certains quartiers.
Les shotgun houses se caractérisent par leur structure rectangulaire, leur forme en longueur, leur étroitesse en largeur (3,50 mètres tout au plus) et la présence de portes aux deux extrémités de la maison, à l'avant et à l'arrière. Elles comportent de trois à cinq pièces placées en enfilade, sans couloir ni vestibule. Sachant que le terme shotgun signifie en anglais fusil de chasse, on entend souvent dire que leur nom, qui était déjà en usage en 1903 mais qui s'est répandu surtout à compter du début des années 1940, exprimerait de manière imagée cette spécificité architecturale : ainsi, étant donné la disposition en enfilade des pièces et des portes, si l'on tirait un coup de feu (avec un shotgun) dans la porte d'entrée, la balle traverserait d'une traite cette porte et la maison, pour ressortir par la porte de derrière. Cependant, cette explication est probablement plus pittoresque que réellement fondée et certains avancent que le terme « shotgun » pourrait plus vraisemblablement correspondre à l'adaptation sémantique d'un terme africain anglicisé, le mot « togun » signifiant « maison » en yoruba, une langue nigéro-congolaise, et ainsi, par conséquent, sur le plan de l'architecture, refléter un héritage africain.
Il existe plusieurs variantes de shotgun houses, certaines d'entre elles possédant des caractéristiques spécifiques en termes d'espace et de fonctionnalités. Qui plus est, bon nombre de shotgun houses ont fait l'objet de travaux au fil des générations de leurs occupants, en vue d'être adaptées à leurs attentes et à leurs besoins. Les plus anciennes ont évidemment été construites sans installation de plomberie intérieure : en pareil cas, les canalisations ont le plus souvent été rajoutées ultérieurement, parfois de bric et de broc. Les shotgun houses de type « Double-barrel » (double canon) se composent de deux maisons mitoyennes, cette disposition permettant de caser davantage de maisons sur une superficie donnée. Les shotgun houses de type « Camelback » (dos de chameau) se caractérisent par la présence d'un étage à l'arrière de la maison. Il arrive aussi, dans le cadre de rénovations, que l'architecture des pièces soit entièrement modifiée pour permettre l'incorporation de couloirs ou de vestibules.
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Jeu 25 Juil 2013 - 1:32

Moonshine:

La Moonshine est un alcool distillé souvent à 95°. Le terme est créé par les Moonrakers (contrebandiers) et des Appalaches qui, clandestinement (« à la lumière de la Lune ») produisaient et distribuaient du Whiskie.

La moonshine est un alcool distillé fait dans un alambic prohibé. Comme toutes les boissons alcoolisées, la levure ou les bacteries naturelles (comme le zymomonas) fermentent une source de sucre pour produire de l'alcool. L'alcool est ensuite extrait par la distillation.
En raison de son caractère illégal, la moonshine est rarement produit dans des grandes barriques comme le whisky, et peut contenir des impuretés. Les odeurs anormales peuvent provenir d'un mauvais brassage, la fermentation ou distillation, et des conteneurs inadaptés de stockage. Dans la culture populaire, la moonshine est généralement présenté comme étant extrêmement forte. En Amérique du Nord, elle est souvent associée aux Appalaches et Provinces de l'Atlantique.
La moonshine se fait généralement à l'aide de petits alambics. En règle générale, elle est toujours faite par le producteur au clair de lune, évitant ainsi les conséquences juridiques de l'obtention de commerce. L'alambic est réalisé en cuivre ou en acier inoxydable, et est habituellement accompagné d'un cylindre rempli d'eau avec une bobine de tube de cuivre faisant office de condenseur. Cette structure traditionnelle était populaire auprès des producteurs de moonshine au début en raison de sa simplicité et de sa facilité de construction. les alambics à double distillation plus efficaces sont à la disposition du Moonshiner moderne, que ce soit auto-construit, assemblé à partir d'un kit, ou acheté entièrement assemblé.
Utilités.

Généralement, la distillation illicite est associée à la fabrication de l'éthanol pour des boissons. Cependant elle est aussi pratiquée pour créer du Biocarburant.

John Bowman, un fermier moonshiner de la Virginie de l'Ouest explique le travail. Novembre 1996. American Folklife Center
Les moonshines mal produites peuvent être contaminées, principalement à partir des matériaux utilisés dans la construction de l'alambic. Les alambics utilisant les radiateurs d'automobiles comme condensateur sont particulièrement dangereux. Dans certains cas, le glycol produit à partir de l'antigel utilisé dans le radiateur peut apparaître aussi bien. Les radiateurs utilisés comme condensateurs peuvent également contenir du plomb au niveau des raccords à la tuyauterie. Les deux glycol et le plomb sont toxiques et potentiellement mortels.
Bien que le méthanol n'est pas produit en quantité toxique par fermentation des sucres de l'amidon des céréales, la contamination est toujours possible par les distillateurs sans scrupules utilisant du méthanol peu cher pour accroître le titrage apparent du produit. La Moonshine peut être à la fois plus facile à avaler et moins dommageable en écartant le "foreshot", les premiers grammes de l'alcool qui sortent du condenseur. Le foreshot contient la majeure partie du méthanol venant du moût, si présent, car il se vaporise à une température plus basse que l'éthanol. Le foreshot contient également typiquement de petites quantités d'autres composés indésirables tels que l'acétone et divers aldéhydes.
Le Bengale-Occidental a une industrie florissante de moonshine, et un lot contaminé de méthanol a tué 143 personnes.
Les concentrations en alcool supérieures à environ 50 % d'alcool par volume (100°) sont inflammables et donc dangereux à manipuler. Cela est particulièrement vrai au cours du processus de distillation dans laquelle l'alcool vaporisé peut s'accumuler dans l'air s'il n'y a pas assez de ventilation.

Moonshine a parfois été mélangé avec un adultérant (par exemple le méthanol, Hydroxyde de sodium) avec l'intention d'augmenter sa teneur en alcool apparente. De grosses bulles avec une courte durée indiqueraient une forte teneur en alcool. Cette pratique a parfois donné lieu à des mélanges toxiques qui peuvent causer la cécité ou la mort. Bien que les cas d'intoxication soient rares, en particulier dans les pays développés, ils sont une source d'inquiétude quant à la sécurité de la Moonshine.
La Moonshine peut être aromatisée avec des fruits ou de l'écorce. Le moût peut être cuit avec du bouleau pour obtenir un goût de menthe. L'arôme de fruit peut être ajouté au produit avant la mise en bouteille.

Une estimation rapide du degré alcoolique peut être obtenue en secouant le mélange dans un récipient transparent. La formation de grosses bulles disparaissant rapidement indique un plus haut degré alcoolique que si de petites bulles restent un peu plus longtemps.
Un test populaire, mais non fiable, de la qualité de la distillation consistait à brûler une petite quantité dans une cuillère. Si la flamme est :
bleue : la qualité est correcte
jaune : la qualité est médiocre (le distillat est contaminé par les fusel, fusel signifiant "mauvais alcool" en allemand)
rougeâtre : du plomb est présent dans le distillat, probablement dû à l'utilisation d'un radiateur comme un condensateur (Les canalisations de l'époque étant en plomb, les radiateurs contenaient des dépôts de plomb).
Cela a conduit à la phrase : « Le plomb brûle rouge et vous tue. ». (La phrase d'origine "Lead burn red and make you dead" fait rimer red (rouge) avec dead (mort) ce qui la rend simple à retenir)
Bien que le test de la flamme renseigne sur la présence de plomb et de fusel, il ne révèle pas la présence de méthanol, qui brûle avec une flamme invisible.
Au 18e siècle, les marins britanniques étant payés en partie en rhum, ils testaient l'alcool en le mélangeant à de la poudre noire. Si le mélange pouvait brûler, alors le rhum contenait au moins 57° d'alcool.
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par jb28 le Jeu 25 Juil 2013 - 9:20

25 kgs de sciure de bois, 50 kgs de patates, on sortait 20 litres de gnôle à l'alambic.
On a dû arrêter la fabrication, y'a des clients qui devenaient aveugles et ça faisait des histoires

 
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Jeu 25 Juil 2013 - 9:28

Y d'vait y avoir des "éclats de lune" dans le fond de la cuvette...
           
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Ven 30 Aoû 2013 - 18:36

Toddy
Boisson alcoolisée à base de wisky. Egg toddy, palm toddy, coffee toddy, hot toddy, il existe de nombreuses déclinaisons. Écorces de citrons, épices, eau, plantes...
Boisson alcoolisée servie chaude avant d’aller se coucher. Un proche parent américain du grog car il a aussi des vertues médicinales.

Mint-julep
Boisson à base de wisky et de feuilles de menthe emblématique du Mississippi traditionnel.

Old home week
Semaine où tous les anciens habitants d’un village reviennent pour prendre part aux fêtes qui s’y donnent.

Sis’
Sister chez les noirs du sud.

Bluegum negroes
Les bluegum negroes ont, dans le sud, la réputation d’être particulièrement sauvages.
Des nègres avec des gencives bleues.
Croyance populaire blanche à base de contes pour apprendre la peur du noir dès le plus jeune âge, maladie ou malnutrition qui touche la population noire et donne les gencives bleues, plante psychotrope qui bleuie la bouche et provoque un comportement violent?
Je ne sais pas d’où vient ce terme, à rechercher....si quelqu'un en a déjà entendu parler....

Tous ces termes sont tirés du chef d'oeuvre absolu: le bruit et la fureur de William Faulfner.
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Ven 30 Aoû 2013 - 19:04


Bluegum negroes (précisions)
Un synonyme de afro-américain, ce mot décrit la couleur bleutée typique d'une bouche noire.
Toute personne de race noire dont les gencives sont de couleur bleue. Utilisé pour différencier de la personne noire à la peau plus claire.
"Officier, les gencives de cet homme sont de couleur rose, l'homme qui m'a volé était un bluegum"
Toute personne de descendance africaine d’un noir très profond.


Mooncricket
Dérivé du temps des esclaves noirs quand les gens sortaient la nuit et chantaient des chansons d'esclaves sous le clair de lune comme les grillons .
Hey! Billy Bob et Joline , saissons les fusils, les grillons de lune s'échappent de la plantation
Insulte raciste pour un homme afro-américain .
Les grillons de lune jouent leur foutue musique toute la nuit !
Ils aiment bouffer leurs pieds de porcs marinés, tous ces grillons de lune, ils trempent tous leurs doigts dans le pot ...
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Re: Lexique des mots couramment utilisés dans le blues

Message par Gut bucket le Ven 30 Aoû 2013 - 19:15

Coon
Terme péjoratif pour les noirs. Semblable à "nigger". A l'origine une forme abrégée du mot «racoon», utilisé en référence à l'animal, le raton laveur. Les dessins du pelage en forme de masque autour des yeux de l’animal et ses habitudes nocturnes ont établi un parallèle avec les caractéristiques des brigands et des voleurs. Le stéréotype a ensuite été appliqué à la population noire.
Un «Coon» est évidemment un mot offensant pour une personne noire.
Les «baracoons», cage à ratons, désigne les cages qui servaient à placer les Africains qui attendaient d'être envoyé en Amérique pour être esclaves.
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