RIP Ali Farka Touré
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RIP Ali Farka Touré
Je suis bouleversé...
Le musicien malien Ali Farka Touré est mort
Le célèbre musicien malien Ali Farka Touré est décédé mardi matin 7 mars à Bamako à l'âge de 67 ans, a indiqué la fondation qui porte son nom. Ali Farka Touré est mort à son domicile. Il souffrait d'un cancer depuis plusieurs années et était paralysé depuis quelques mois, selon Ali Guindo, coordinateur de la fondation Ali Farka Touré.
Considéré comme le "père" de la musique contemporaine malienne, Ali Farka Touré sera inhumé mercredi au village dont il était maire, Niafunké, dans la région de Tombouctou (nord), à 850 kilomètres de la capitale malienne.
Le musicien avait été le premier Africain à recevoir un Grammy Awards en 1995 pour son album Talkin Timbuctu. Il en avait obtenu un second en février 2006 pour son dernier album, In the Heart of the Moon, enregistré avec le joueur de kora Toumani Diabaté, a précisé le coordinateur de la fondation, destinée à "sauvegarder et préserver le patrimoine artistique et culturel de la musique malienne".
pas trop envie d'en parler, mais ce type faisait des albums quand son village avait besoin d'un puit ou d'une école.
Il a enregistré une poignée d'albums, dont les plus récents sur "world circuit" le label qui a également produit le "Buenavista".
Il a enregistré pour ce label une merveille absolue produite par Ry Cooder "Talkin Timbuktu", un album de Blues en appesanteur quelque part du coté de ses racines Maliennes.
Son dernier album, est une collaboration magnifique avec Toumani Djabaté, le maïtre de la Kora.
J'ai vraiment les boules.
C'est un très grand qui s'en est allé.

Le musicien malien Ali Farka Touré est mort
Le célèbre musicien malien Ali Farka Touré est décédé mardi matin 7 mars à Bamako à l'âge de 67 ans, a indiqué la fondation qui porte son nom. Ali Farka Touré est mort à son domicile. Il souffrait d'un cancer depuis plusieurs années et était paralysé depuis quelques mois, selon Ali Guindo, coordinateur de la fondation Ali Farka Touré.
Considéré comme le "père" de la musique contemporaine malienne, Ali Farka Touré sera inhumé mercredi au village dont il était maire, Niafunké, dans la région de Tombouctou (nord), à 850 kilomètres de la capitale malienne.
Le musicien avait été le premier Africain à recevoir un Grammy Awards en 1995 pour son album Talkin Timbuctu. Il en avait obtenu un second en février 2006 pour son dernier album, In the Heart of the Moon, enregistré avec le joueur de kora Toumani Diabaté, a précisé le coordinateur de la fondation, destinée à "sauvegarder et préserver le patrimoine artistique et culturel de la musique malienne".
pas trop envie d'en parler, mais ce type faisait des albums quand son village avait besoin d'un puit ou d'une école.
Il a enregistré une poignée d'albums, dont les plus récents sur "world circuit" le label qui a également produit le "Buenavista".
Il a enregistré pour ce label une merveille absolue produite par Ry Cooder "Talkin Timbuktu", un album de Blues en appesanteur quelque part du coté de ses racines Maliennes.
Son dernier album, est une collaboration magnifique avec Toumani Djabaté, le maïtre de la Kora.
J'ai vraiment les boules.
C'est un très grand qui s'en est allé.

Invité- Invité
Re: RIP Ali Farka Touré
Merci pour cette information.
J'ai découvert Ali farka Touré avec "Talking Timbuktu", qui est superbe de bout en bout. C'est une approche du blues qui lui est propre, avec un son particulier qui marie les musiques de son pays avec des apports "Américains" dosés avec discrétion par Ry Cooder; reconnaissable aux touches innimitables de Slide qu'il dispense en arrière plan.
J'ai vu ce remarquable guitartiste en concert au festival de Jazz de Nice. C'est la première fois que j'assistait au spectacle captivant d'un groupe Africain. Avec notamment des instrumentistes originaux jouant de la Kora et de la callebasse.
Ali Farka Touré s'adressait fréquamment à la foule pour expliquer les raisons profondes de ses compositions, basées sur les traditions et sur les passerelles avec le Blues; il le faisait en ne s'arrêtant jamais de jouer, soutenu par son groupe dispensant un groove unique, incantatoire, à l'effet quasi hypnotique.

J'ai découvert Ali farka Touré avec "Talking Timbuktu", qui est superbe de bout en bout. C'est une approche du blues qui lui est propre, avec un son particulier qui marie les musiques de son pays avec des apports "Américains" dosés avec discrétion par Ry Cooder; reconnaissable aux touches innimitables de Slide qu'il dispense en arrière plan.
J'ai vu ce remarquable guitartiste en concert au festival de Jazz de Nice. C'est la première fois que j'assistait au spectacle captivant d'un groupe Africain. Avec notamment des instrumentistes originaux jouant de la Kora et de la callebasse.
Ali Farka Touré s'adressait fréquamment à la foule pour expliquer les raisons profondes de ses compositions, basées sur les traditions et sur les passerelles avec le Blues; il le faisait en ne s'arrêtant jamais de jouer, soutenu par son groupe dispensant un groove unique, incantatoire, à l'effet quasi hypnotique.

Mojo- Delta King

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Date d'inscription: 26/11/2005
Re: RIP Ali Farka Touré
j'ai lu ça ce matin et c'est vrai que, sans le connaitre extraordinairement bien, ça va laisser un vide dans la musique africaine et ses ponts avec certaines musiques occidentales.
_________________
The blues are the roots
The rest are the fruits
http://aupaysdublues.free.fr/index.php
Re: RIP Ali Farka Touré
Les Echos parlent de son album posthume "Savane"
Extrait des Echos.fr
Le Blues du désert
[ 10/11/06 ]
Fait remarquable, depuis sa sortie en août dernier, l'album « Savane » est resté à ce jour en tête du « World Music Chart » européen, établi par les radios programmant des musiques dites « du monde » (RFI et Radio Nova pour la France). Le guitariste, chanteur, fermier, philantrope et maire de Niafunké (près de Tombouctou, dans le grand Sud malien), Ali Farka Touré, savait qu'il allait mourir d'un cancer (il a disparu en mars dernier) quand il a commencé à enregistrer ce CD qui lui a demandé trois ans de travail. Le testament de ce géant de la musique africaine est aussi l'ouvrage le plus intime et le plus abouti de celui qui a déja fourni au moins deux chefs-d'oeuvre discographiques, « The Source » et « The River ».
L'unique compilation des 78 tours de Robert Johnson fut sous-titrée en son temps « King of the Delta Blues Singers ». Comme pour lui faire écho, « Savane » porte en exergue la mention « King of the Desert Blues Singers » et ranime le vieux débat de « la poule et l'oeuf » : le blues est-il africain ou américain ? La notion même de « blues malien » est-elle concevable ? Ali Farka Touré se garde bien de trancher mais saupoudre les envoûtantes, sèches et hypnotiques sonorités traditionnelles fournies par le n'goni (sorte de luth à une corde), le violon djarka et les flûtes songhai, d'apports contemporains variés et bienvenus : ses propres improvisations à la guitare (électrique) ; rythmique ska (« Savane »); harmonica de l'Helleno-Britannique Little George Sueref (« Penda Yoro »); saxophone de l'Américain Pee Wee Hellis - ex-sideman de James Brown - distillant un groove quasi éthiopien sur le morceau « Beto ». Un disque qui dévoile d'infinies richesses. Mieux qu'un classique africain, un classique tout court.
JEAN-PIERRE BRUNEAU
Extrait des Echos.fr
Le Blues du désert
[ 10/11/06 ]
Fait remarquable, depuis sa sortie en août dernier, l'album « Savane » est resté à ce jour en tête du « World Music Chart » européen, établi par les radios programmant des musiques dites « du monde » (RFI et Radio Nova pour la France). Le guitariste, chanteur, fermier, philantrope et maire de Niafunké (près de Tombouctou, dans le grand Sud malien), Ali Farka Touré, savait qu'il allait mourir d'un cancer (il a disparu en mars dernier) quand il a commencé à enregistrer ce CD qui lui a demandé trois ans de travail. Le testament de ce géant de la musique africaine est aussi l'ouvrage le plus intime et le plus abouti de celui qui a déja fourni au moins deux chefs-d'oeuvre discographiques, « The Source » et « The River ».
L'unique compilation des 78 tours de Robert Johnson fut sous-titrée en son temps « King of the Delta Blues Singers ». Comme pour lui faire écho, « Savane » porte en exergue la mention « King of the Desert Blues Singers » et ranime le vieux débat de « la poule et l'oeuf » : le blues est-il africain ou américain ? La notion même de « blues malien » est-elle concevable ? Ali Farka Touré se garde bien de trancher mais saupoudre les envoûtantes, sèches et hypnotiques sonorités traditionnelles fournies par le n'goni (sorte de luth à une corde), le violon djarka et les flûtes songhai, d'apports contemporains variés et bienvenus : ses propres improvisations à la guitare (électrique) ; rythmique ska (« Savane »); harmonica de l'Helleno-Britannique Little George Sueref (« Penda Yoro »); saxophone de l'Américain Pee Wee Hellis - ex-sideman de James Brown - distillant un groove quasi éthiopien sur le morceau « Beto ». Un disque qui dévoile d'infinies richesses. Mieux qu'un classique africain, un classique tout court.
JEAN-PIERRE BRUNEAU
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