Mike Bloomfield & Nick Gravenites Live At Fillmore West

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Message par Bloomers le Mar 5 Juin 2007 - 18:12

Avec la permission de l'auteur Rising Sun (Bertrand) voici la chronique ultime de deux albums indispensables dans la carrière de Mike Bloomfield

Mike Bloomfield & Nick Gravenites Live At Fillmore West Nickgr10

De l'avis de la plupart des spécialistes, la carrière de Mike Bloomfield est, en 1969, à son apogée. Après avoir enregistré avec Bob Dylan, en 1965, HIGHWAY 61 REVISITED et contribué dans une large mesure, à ce titre, à la légendaire électrification de la musique de ce dernier qui constitua la pierre angulaire d'une des plus importantes révolutions musicales des années 60 (n'oublions pas qu'à ce jour, HIGHWAY 61 demeure un des albums les plus importants de l'Histoire), Bloomfield a donné l'impulsion de projets tels la formation de l'Electric Flag, et bien sur a commencé à se faire connaître sous son nom, avec Al Kooper, avec l'enregistrement des fameuses SUPER SESSIONS et, bien plus encore, de l'album légendaire THE LIVE ADVENTURES OF MIKE BLOOMFIELD AND AL KOOPER, album dans lequel le phrasé inégalable qu'il a développé s'exprime dans toute sa plénitude.

C'est donc auréolé d'un statut de superstar (qui ne lui convient guère) qu'il se produit régulièrement au Fillmore, sous son nom ou, ce qu'il affectionne plus particulièrement, aux côtés de Nick Gravenites, chanteur de l'Electric Flag.
Deux albums, parus respectivement sous les noms de chacun des deux hommes, verront le jour, MY LABORS de Nick Gravenites et LIVE AT BILL GRAHAM'S FILLMORE WEST de Mike Bloomfield (officiellement toujours indisponible en CD).

MY LABORS révèle une prestation exceptionnelle de musiciens parvenus au sommet de leur art.  La prise de son est remarquable, les musiciens inspirés pour un cocktail blues en noir et blanc où les cuivres se mêlent à l'orgue Hammond et au piano avec une pertinence rare, la section rythmique soutenant idéalement les improvisations conduites par la voix de Nick Gravenites et la guitare de Mike Bloomfield. Par ailleurs, Gravenites se révèle un leader remarquable et un compositeur des plus inspirés. Notons que l'album est produit, superbement, par Elliott Mazer, qui travaillera avec bonheur quelques années plus tard avec Neil Young pour... HARVEST.

KILLING MY LOVE, d'entrée de jeu, pose l'esthétique de cet album. Un blues lourd, superbement chanté, où la guitare de Bloomfield fournit le contrepoint idéal. Bob Jones à la batterie, John Kahn à la basse, le piano de Mark Naftalin et les congas de Dino Andino font merveille derrière la section de cuivres de Noël Jewkins, Gerald Oshita, Snooky Flowers et John Wilmeth qui domine la rythmique de ce premier titre, qui reprend le thème récurrent du meurtre de celle qu'on aime (voir HEY JOE ou DOWN BY THE RIVER). Nick Gravenites est un grand chanteur. Les interventions de Bloomfield sont concises, mais tout y est dit. Un mordant dans le jeu de guitare digne d'Albert King et B.B. King réunis. Un morceau d'anthologie pour débuter cet album.

En comparaison, GYPSY GOOD TIME est un titre plus léger avec son rythme plus funky, dans lequel les musiciens précités restent toutefois très efficaces. Un titre qui vaut surtout pour la qualité de son interprétation, tout en retenue avec un Bloomfield qui va à l'essentiel dans des interventions bien senties et un chorus central qui reste le point culminant de ce morceau et justifie à lui seul sa présence sur l'album. Mention spéciale au piano de Mark Naftalin qui donne toute sa dynamique au morceau.

Avec son côté pop, HOLY MOLY se révèle être un titre très entraînant. Les cuivres, mêlés à une guitare rythmique assez funky encore une fois, sont redoutables d'efficacité. L'orgue, présent mais assez en arrière ici dans le mixage, souligne l'ensemble et vient parfaire la texture sonore de ce morceau. Une composition sympathique, qui une nouvelle fois vaut d'abord pour l'interprétation remarquable que les musiciens en donnent, l'attaque vocale de Nick Gravenites lui donnant toute sa puissance, le morceau se clôturant par un court chorus de Mike Bloomfield qui, ici, se contente de reprendre le thème.

La première face du vinyle se terminait par MOON TUNE, qui reprend les choses où KILLING MY LOVE les avait laissées. Un titre bluesy laid-back, avec une rythmique de cuivres et de piano exceptionnelle à nouveau, sur lequel Nick Gravenites se laisse aller à des vocalises puissantes, qui touchent à l'essence du blues, comme aurait pu le concevoir un Howlin' Wolf. La guitare de Mike Bloomfield et la batterie de Bob Jones se fondent admirablement. A 3:39, Mike Bloomfield se fend alors d'un chorus au son dévastateur, avec un sustain évoquant parfois le meilleur Santana, et toujours ces tirés emprunts d'un vibrato très idiosyncrasique qui touchent juste à chaque fois. La construction de l'improvisation de ce chorus de plus de deux minutes est si rigoureuse et ses enchaînements si naturels qu'ils évoquent presque une composition dans la composition. Un discours parfaitement maîtrisé, un son monumental, un phrasé qui a atteint toute sa maturité. Et lors de la reprise, la puissance de la voix de Gravenites permet la poursuite du morceau sans la moindre perte d'intensité derrière le chorus qui en représentait pourtant un moment cathartique. Un titre inoubliable.

La face 2 du 33 tours commence par une série de trois titres enregistrés en studio, dont on ne peut que déplorer la présence ici. La pratique était courante en cette fin des années 60 que de mêler sur un même album titres live et studio, mais en dépit du fait que cela mettait en valeur la primauté du fond sur la forme, force est de reconnaître que cette mode a vite montré ses limites en termes de cohérence musicale. Un exemple des plus édifiants en est le fameux WHEELS OF FIRE, qui représente pourtant une des références en la matière : lors de la publication du superbe coffret THOSE WERE THE DAYS, les titres live et studio ont clairement été séparés, car correspondant à deux facettes trop distinctes du groupe.
Plus grave, il apparaît ici que les musiciens qui participent aux sessions studio ne sont pas les mêmes. Crédités comme "amis anonymes de Nick", il semblerait que parmi eux figurent des musiciens de Quicksilver Messenger Service... qui ont toujours été beaucoup moins à l'aise en studio qu'en live. Alors l'ambiance de ces trois titres est radicalement différente, nuit à la cohérence de l'ensemble et finalement donne le sentiment d'apparaître sur l'album de façon totalement inutile. Le constat est d'autant plus désolant que le premier d'entre eux, MY LABORS, qui donne pourtant son titre à l'album, est une composition assez faible, même si elle est joliment chantée, et son interprétation générale est pour le moins sirupeuse (les choix des chœurs ici est une faute de goût manifeste).

THROW YOUR DOG A BONE a le mérite, en comparaison, d'être un peu plus dans le ton donné initialement à l'album, et tient par l'énergie qu'il dégage. En dépit d'une qualité d'écriture un peu moyenne, l'interprétation vocale de Nick Gravenites, encore et toujours, se montre au-delà de toute critique. Il confirme pleinement qu'il est un grand chanteur. L'orgue présent sur ce titre est parfait, les congas donne un début de cohérence avec les morceaux live du reste de l'album.

AS GOOD AS YOU'VE BEEN TO THIS WORLD, troisième et dernier des titres studio présents sur cet album, est moins inspiré. L'interprétation est assez faible et fait regretter que les musiciens présents sur la partie live, absolument parfaits de bout en bout, n'aient pas assuré ici les sessions studio. Au final, un morceau plutôt anecdotique qui laisse l'auditeur sur une impression de remplissage.

Fort heureusement, le face 2 de l'album original se terminait par une nouvelle pièce maîtresse, troisième chef-d'œuvre de l'album, à nouveau enregistré en concert, WINTRY COUNTRY SIDE. Une introduction de piano de plus de trois minutes (malheureusement, et c'est bien regrettable, quelque peu sous-mixée) introduit un feeling vaguement décalé, une atmosphère de western en fin de nuit dans une ambiance enfumée... surgit alors la guitare de Mike Bloomfield tandis que John Kahn à la basse et Bob Jones à la batterie viennent souligner le tout, l'orgue, superbe, de Ira Karmin venant donner la teinte du morceau. La post-introduction de Bloomfield, de quasiment trois minutes également, amène idéalement la chanson proprement dite, où Nick Gravenites dialogue de manière parfaite avec l'orgue et la guitare, chacun tenant sa place avec le meilleur à-propos. L'ambiance constamment suggérée par le piano droit façon bastringue de Mark Naftalin colle parfaitement à l'interprétation donnée à ce morceau. Couplet après couplet, Nick Gravenite impulse un crescendo qui est parfaitement compris de l'ensemble des musiciens, Bloomfield en tête, aidés en cela  par l'apparition progressive des cuivres (vers 8:00 - 8:15). Le morceau, d'abord en retenue, va clairement décoller à 9:25 avec le chorus de Bloomfield, l'orgue et les cuivres frisent la perfection, sans parler du piano. Le mixage de l'ensemble, pourtant délicat à réaliser, est absolument parfait, à l'image de l'interprétation de ce morceau d'anthologie. Pendant pratiquement quatre minutes, le titre ne baisse jamais d'intensité, les musiciens réalisant là un véritable morceau de bravoure. Le thème vocal reprend à 11:48, de nouveau avec le contrepoint idéal donné par le piano de Mark Naftalin. Ce titre clôturait l'album original.

L'édition CD présente donc trois titres supplémentaires, dont on donnera le détail par la suite, car en fait ce sont les trois titres chantés par Nick Gravenites qui figuraient initialement sur l'album LIVE AT BILL GRAHAM'S FILLMORE WEST de Mike Bloomfield : ils trouvent ici pleinement leur place, même si on sent que IT TAKES TIME est clairement un morceau de début d'album - et de concert, sa transition après WINTRY COUNTRY SIDE peut donc surprendre ici. Par ailleurs, BLUES ON A WESTSIDE et IT'S ABOUT TIME sont des compositions de Nick Gravenites et méritent amplement de figurer sur cet album auquel elles permettent de donner un net plus en termes de densité : mieux, les versions présentées ici offrent un mixage absolument parfait, et nous verrons que c'est loin d'être le cas sur l'album de Bloomfield.


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Message par Bloomers le Mar 5 Juin 2007 - 18:12

Mike Bloomfield & Nick Gravenites Live At Fillmore West Frontn11

La transition est donc aisée pour en venir à ce LIVE AT FILLMORE WEST paru sous le nom de Mike Bloomfield, qui par rapport à l'album de Nick Gravenites présente l'avantage de ne comporter que des titres live, avec les mêmes musiciens que sur MY LABORS, ce qui implique l'idée que ces deux albums peuvent être vus comme formant un tout cohérent. Par contre, le fait que les chanteurs varient par titre n'est pas forcément un plus, comme on va le voir. Mike Bloomfield avait effectivement trouvé en Nick Gravenites le complément vocal idéal, car il sentait ses interprétations vocales un peu comme lui pouvait envisager ses interventions à la guitare. ce ne sera pas forcément le cas des autres intervenants vocaux.

IT TAKES TIME permet à l'album de Mike Bloomfield de démarrer sur les chapeaux de roues. C'est une très belle composition signée Otis Rush. L'interprétation est parfaite, l'orgue de Ira Kamin avec les cuivres en contrepoint donnent un balancement parfait, idéalement équilibré entre les feelings noir et blanc de ce morceau. A écouter en priorité, la version figurant sur l'album de Nick Gravenites en bonus track : si c'est bien la même version que celle présente sur l'album de Mike Bloomfield, le mixage est mieux réussi sur MY LABORS, la guitare et l'orgue sont ici trop en avant, la guitare de Mike Bloomfield agressant un peu. La version présente sur MY LABORS est absolument parfaite.

OH MAMA est une composition de Mike Bloomfield, chantée par lui ici. En dépit des nombreuses critiques auxquelles le guitariste a eu à faire face en tant que compositeur et en tant que chanteur, c'est un très bon titre, et avec ses moyens Mike Bloomfield est ici tout à fait dans le sujet. Les cuivres, qui pourtant étaient présents de manière très pertinente, sont clairement sous-mixés, le mixage constituant dans son ensemble, à mon sens, le point faible majeur de cet album. L'orgue est, une fois de plus, parfait, au même titre que l'interprétation du morceau dans son ensemble.

LOVE GOT ME est chantée par Bob Jones, le batteur, qui est également le compositeur du morceau. Un bon titre rythm'n'blues, l'orgue est très efficace. L'interprétation vocale de Bob Jones est efficace, bien dans la ligne rythm'n'blues mais pas tout à fait dans l'esprit donné par Nick Gravenites. L'ambiance est ici plus purement noire, ce qui aurait pu indiquer de mettre les cuivres plus en avant. Le mixage est malheureux, privilégiant un peu trop tout de même l'orgue précité et faisant totalement passer à la trappe la section de cuivre, pourtant très compétente et mieux mise en valeur sur l'album de Nick Gravenites.

BLUES ON A WESTSIDE, dans la lignée des blues les plus lents présents sur MY LABORS, est à nouveau un titre absolument immense. Les trois minutes d'introduction de Mike Bloomfield sont exceptionnelles, avec l'orgue de Ira Kamin qui fait monter progressivement la tension, encore une fois l'apport des cuivres et leur utilisation mêlée à celle de l'orgue fonctionne à merveille. Nick Gravenites, qui chante ce titre qu'il a d'ailleurs écrit, crève le plafond une fois de plus... Toujours ces ambiances noires et blanches qui se superposent à merveille, les interventions de Gravenites, Bloomfield et Kamin s'entrecroisant à chaque fois pour le meilleur, les cuivres portant l'ensemble encore plus haut si c'est possible.
A 6:36, Bloomfield part en chorus, l'ensemble (cuivres + orgue) est présent, porte le tout crescendo, le son de Bloomfield est gigantesque, la tension est palpable, son phrasé au mordant inégalable permet de porter de blues à ses frontières ultimes jusqu'à un premier apaisement (8:43), où son discours se poursuit de manière plus feutrée, dialoguant avec l'orgue, prouvant qu'il pouvait excellent dans ces différents contextes, du plus intimiste au plus éventré. Aux alentours de 10:00, Mike Bloomfield s'aventure dans des recherches harmoniques plus complexes, mais c'est avec le discours bluesy le plus classique qu'il s'exprime paradoxalement de la manière la plus débridée...
A 10:50, le saxophone ténor de Noël Jewkins prend le relais... et là tombe de nouveau le sujet fâcheux de cet album, à savoir le mixage. Sur le mixage de MY LABORS, qui encore une fois est celui à écouter en priorité, la prestation du sax est bien mise en valeur, et elle présentait de plus l'intérêt de faire une recherche sonore complémentaire dans des contrées plus "free". La version de LIVE AT... montre un saxophone totalement sous-mixé de manière pour le moins étonnante, au point de créer sur cette version un "trou" où il finit par ne plus se passer grand-chose tellement Noël Jewkins semble lointain désormais. On peut imaginer que lors de la remastérisation qui a précédé la réédition CD de MY LABORS, les techniciens ou les musiciens s'en sont rendu compte, et ont corrigé le tir. Pour ajouter à cela, le piano trouve sur cette version remixée sa vraie place.
A 13:05, Nick Gravenites reprend les choses en main pour un couplet final où son chant, à la fois puissant et tout en nuances, touche encore aux racines du blues dans ce qu'elles ont de plus profond. Pour conclure on peut dire que ce titre, du moins dans la version présentée sur MY LABORS, est un chef-d'œuvre absolu, peut-être le plus haut sommet de l'ensemble des deux albums.
Ce titre concluait la première face du LIVE AT BILL GRAHAM'S FILLMORE WEST.

ONE MORE MILE TO GO entame donc la face suivante, c'est un titre de Muddy Waters chanté ici par Taj Mahal. Notons au passage la présence sur ce titre, à la guitare rythmique, de son guitariste Jesse Ed Davies, connu notamment pour avoir participé au CONCERT FOR BANGLA DESH de George Harrison ainsi qu'à l'album EXTRA TEXTURE de ce dernier, ou encore à WALLS AND BRIDGES de John Lennon. Musicalement, le rythme de morceau permet de rester dans ce que les musiciens présents produisent de meilleur, à savoir des blues sur un rythme initial assez feutré. L'introduction de Mike Bloomfield, par-dessus l'orgue et le piano, est parfaite. L'harmonica de Taj Mahal donne une coloration supplémentaire qui donne sa pleine identité à ce titre. S'il n'a pas toujours l'ampleur vocale d'un Gravenite, Taj Mahal est, à son tour, bien dans le ton un peu plus roots de ce titre. Le chorus central d'harmonica, à l'image du reste du morceau, manque tout de même d'intensité, surtout en comparaison avec certains titres de l'album ; la partie de Mike Bloomfield qui vient après est nettement plus intéressante. Il est même impressionnant dans son choix d'enchaînements, et toujours dans la construction de ses improvisations. Maintenant, il est heureux que cette partie ait pu être développée sur deux minutes car la durée de onze minutes de ce titre, globalement plus faible, ne s'imposait vraiment pas.

IT'S ABOUT TIME, autre composition de Nick Gravenites et chantée par ce dernier, est un autre titre aux ambiances rythm'n'blues. Une rythmique, conduite par la batterie, qui s'avère très efficace. Encore une fois, la version à entendre est celle présente sur MY LABORS plutôt que celle de la version de LIVE AT BILL GRAHAM... car le mixage, encore, y est infiniment supérieur (saxophone totalement éradiqué sur le live de Bloomfield). Le solo central de Bloomfield est éblouissant. L'orgue et le cuivres se fondent encore pour soutenir le morceau, dont la dimension sonore est encore impressionnante. Superbe.

CARMELITA SKIFFLE qui clôt l'album est une jam instrumentale tout à fait dans la lignée de ce qu'on produire, à l'occasion, B.B. King, Albert King ou Freddie King. La rythmique de l'orgue est irrésistible. Mike Bloomfield n'a plus qu'à laisser aller sa guitare. A 2:05, le saxophone prend le relais... et là il y a encore un trou, car il est totalement sous-mixé, et il y a là une faute musicale indéniable. Et pour le coup, ce titre n'est pas présent sur l'album de Nick Gravenites qui en aurait donné une version supérieure. A 3:00, c'est au tour de l'orgue de Ira Kamin de prendre le chorus, et de quelle manière. Ce son de l'orgue Hammond est sans égal. Et à 4:19, Mike Bloomfield reprend la main avec la manière, à la King (celui qu'on veut...) et conclut impeccablement ce morceau redoutable d'efficacité.

Au final, un ensemble qui montre bien où en est Mike Bloomfield, ici à son sommet personnel. De superbes musiciens qui donnent toute la mesure de leur talent, en particulier en live. LIVE AT BILL GRAHAM'S FILLMORE WEST est indisponible en CD, il faut par contre recommander absolument MY LABORS de Nick Gravenites, qui dans la version CD comprend ses trois titres de LIVE AT..., et dans des versions supérieures. Un album tout à fait indispensable, un peu un classique oublié...

Je voudrais dédier ce modeste article à Frank/Bloomers qui m'avait suggéré son écriture et qui m'a fait redécouvrir ce superbe musicien qu'est Mike Bloomfield, ainsi que l'alchimie unique qu'il avait su créer avec Nick Gravenites. J'espère ne pas avoir commis trop d'impairs en dissertant sur un artiste que d'autres connaissaient beaucoup mieux que moi

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Message par sergio88 le Mar 5 Juin 2007 - 18:30

affraid Quel boulot ! Bravo et merci Bloomers. Wink

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Message par Bloomers le Jeu 26 Juil 2007 - 4:50

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Message par Rainbow Jazz Raf le Jeu 26 Juil 2007 - 19:17


Interessant effectivement.
Juste une petite question, Priceminister, c'est Fiable en terme de sécurité de paiement, de délais, etc...??? J'ai jamais acheté sur internet mais je crois que je vais m'y mettre car ya pas mal de CD que j'arrive pas à choper autrement.
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Message par Be-Bop Tango le Mer 25 Sep 2013 - 18:04

Salut tout le monde !

Au-delà du propos dithyrambique voire abréactif (?), auquel je n'adhère pas, du discours de Rising Sun que je ne connais pas, force est de constater que cet album "My Labors" est quand même plutôt intéressant.

Hormis les 3 titres en studio qui dénotent clairement un peu, les Blues "Killing My Love" et surtout "Moon Tune" & "Wintry Country Side" sont de très bonne facture, pour tout amateur de Blues, blanc et ricain de surcroît, de cette fin 60's.

On y retrouve enfin (?) un Mike Bloomfield plus expressif et/ou inventif, donc moins "en retrait ou en retenue", que sur ses productions antérieures, notamment avec le "Paul Butterfield Blues Band" (album "East-West") ou avec "The Electric Flag" (album "A Long Time Comin'"), au hasard.
Nick Gravenites a aussi largement droit à sa part de mérite, de par son chant et ses compos pas trop mal inspirées.

Pour autant, le reste de "My Labors" n'est pas en reste :
"Gypsy Good Time" est assez sympa aussi, même s'il y a un air de déjà entendu, ainsi que les 3 bonus, notamment "It Takes Time" qui reflète bien certaines influences (O Rush & B. Guy, au hasard), et surtout "Blues On The West Side" qui est un autre grand moment de slow Blues, dois-je l'avouer.

Je ne connais pas les autres "fameux" Live de 69 de Bloomfield (au Fillmore West ou l'Adventures avec Kooper), mais celui-ci me paraît fort recommandable pour qui veut connaître, découvrir ou approfondir (c'est selon), le Blues blanc américain des 60's que représentait celui de Bloomfield.

Comme déjà dit ailleurs, il y a beaucoup de technique, d'inspiration et d'influence de ses aînés, notamment des 3 King, dans le jeu (académique, c'est convenu !) de Bloomfield qui reste fort intéressant et appréciable, au demeurant.

Cependant, comme évoqué aussi, un rien de personnalité, d'originalité, voire de folie (qui sait ?) en plus, lui aurait peut-être donné plus d'envergure, et surtout de reconnaissance auprès d'un plus large public qu'il aurait mérité d'avoir.
Qu'en pensez-vous ?
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Message par Bloomers le Jeu 26 Sep 2013 - 1:39

Be-Bop Tango a écrit:Salut tout le monde !
Au-delà du propos dithyrambique voire abréactif (?), auquel je n'adhère pas, du discours de Rising Sun que je ne connais pas, force est de constater que cet album "My Labors" est quand même plutôt intéressant.
je trouve que c'est du très beau boulot. dis-donc ce genre de commentaire n'engage pas à poster des chroniques. l'important est le contenu pas tellement la forme finalement.

Be-Bop Tango a écrit:
Hormis les 3 titres en studio qui dénotent clairement un peu, les Blues "Killing My Love" et surtout "Moon Tune" & "Wintry Country Side" sont de très bonne facture, pour tout amateur de Blues, blanc et ricain de surcroît, de cette fin 60's.
on est bien d'accord bounce on peux le classer derrière d'autre grand album dans la même catégorie en Amérique, tu penserais à qui ?

Be-Bop Tango a écrit:
On y retrouve enfin (?)un Mike Bloomfield plus expressif et/ou inventif, donc moins "en retrait ou en retenue", que sur ses productions antérieures, notamment avec le "Paul Butterfield Blues Band" (album "East-West") ou avec "The Electric Flag" (album "A Long Time Comin'"), au hasard.
Nick Gravenites a aussi largement droit à sa part de mérite, de par son chant et ses compos pas trop mal inspirées.
je suis étonné que tu n'a jamais constaté qu'un guitariste de blues/rock est souvent plus expressif et inventif en live qu'en studio.
En effet Nick n'est pas en reste, il a le mérite d'adapter le blues à sa sauce plutôt que de balancer des reprises.

Be-Bop Tango a écrit:
Pour autant, le reste de "My Labors" n'est pas en reste :
"Gypsy Good Time" est assez sympa aussi, même s'il y a un air de déjà entendu, ainsi que les 3 bonus, notamment "It Takes Time" qui reflète bien certaines influences (O Rush & B. Guy, au hasard), et surtout "Blues On The West Side" qui est un autre grand moment de slow Blues, dois-je l'avouer.
Pour écouter autre chose que du déjà entendu dans le blues rock...faut se lever tôt dans les 60'. c'est l’interprétation qui prévaut.
Bloomfield est un des maître du slow blues...ce fameux "sweet bloomfield tone" vient de là...un délice pour les amateurs du genre

Be-Bop Tango a écrit:
Je ne connais pas les autres "fameux" Live de 69 de Bloomfield (au Fillmore West ou l'Adventures avec Kooper), mais celui-ci me paraît fort recommandable pour qui veut connaître, découvrir ou approfondir (c'est selon), le Blues blanc américain des 60's que représentait celui de Bloomfield.
Apparemment, si tu possèdes "Blues on The Westside"...tu as mis la main sur une réédition cd qui reprend uniquement les titres du live at bill graham fillmore west avec Gravenites en bonus

Be-Bop Tango a écrit:
Comme déjà dit ailleurs, il y a beaucoup de technique, d'inspiration et d'influence de ses aînés, notamment des 3 King, dans le jeu (académique, c'est convenu !) de Bloomfield qui reste fort intéressant et appréciable, au demeurant.
il est aussi influencé par hendrix, cela s'entend dans Moon Tune. jamais entendu un king sonné comme cela
academique = the right shit en argo de chicago Wink 

Be-Bop Tango a écrit:
Cependant, comme évoqué aussi, un rien de personnalité, d'originalité, voire de folie (qui sait ?) en plus, lui aurait peut-être donné plus d'envergure, et surtout de reconnaissance auprès d'un plus large public qu'il aurait mérité d'avoir.
Qu'en pensez-vous ?
Son jeu est rempli de personnalité et d'originalité pour son époque...on voit bien dans ses interview que la reconnaissance n'était pas ce qu'il cherchait, il aimait trop la musique pour cela.

merci pour ton avis. après réflexion il faut que tu écoutes le live avec kooper "lived adventure"...à mon avis, c'est celui que tu vas aimer le plus.Wink
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Message par jb28 le Jeu 26 Sep 2013 - 10:55

Joli Slow Blues en effet que ce "Blues on the Westside" , merci Very Happy 
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Message par Be-Bop Tango le Lun 30 Sep 2013 - 17:45

Salut Blomers & l'APB !

- On est d'accord, Rising Sun a fait du bon boulot. Et comme tu dis, le contenu doit primer sur le contenant, et le passionnant sur le passionné, si possible. Pour ceux qui sont déjà dans le trip, un melting pot est toujours possible.

- Bonne question ! En + ou - 69 en Live et aux US, je ne sais pas, n'étant pas expert en la matière.
Sinon, en élargissant un peu la sphère Blues Rock / Live 69 / US, je pense notamment à :
. Côté UK :
"Wheels of Fire" (Cream) et "Get Yer Ya-Ya's Out" (Stones), voire "Led Zeppelin" (Led Zep), "Truth" (Jeff Beck Band), "Fleetwood Mac : "Peter Green's Fleetwood Mac".
. Côté US :
"Happy Trails" (QMS), "Johnny Winter" & "Johnny Winter And ... Live", "Living in the Blues" (Canned Heat).
Sans parler de Jimi Hendrix (en live ou en studio, même si le Blues Rock y est relatif) . Mais tout est un peu relatif, non ?

- T'inquiètes, un Blues-Rocker est souvent plus expressif en Live, mais ou peut aussi se lâcher un peu en studio.

- Je suis d'accord, Bloomfield aime bien aussi les slow Blues.

- Yep, pour "My Labors".

- Yep itou, pour Hendrix plus perceptible qu'un King sur "Moon Tune"; pour le reste, c'est quand même assez clair !

- C'est bien, en partie, mon propos depuis le début : Mike Bloomfield mérite plus de reconnaissance, même s'il ne la cherchait pas. Allez, soyons taquins, pour changer :
Peut-être aurait-il dû se contenter des garage' bands entre potes, à l'abri des sunlights, showbizz et autres, s'il s'en fichait tant que ça, non ? Ceci dit, tu ne l'aurais jamais connu, ni nous non plus d'ailleurs : comme quoi, un musicien a quand même un peu besoin de ça, la reconnaissance, quoiqu'on en dise !

Ok pour voir à l'occasion le "Live Adventures ..." avec Kooper, même si ce "My Labors" me va bien pour l'instant.
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Message par Be-Bop Tango le Lun 30 Sep 2013 - 17:58

jb28 a écrit:Joli Slow Blues en effet que ce "Blues on the Westside" , merci Very Happy 
Salut jb !

Sympa en effet ce "Blues on the Westside", mais le reste de "My Labors" est aussi intéressant, au moins autant (voire plus ?) que le fameux "Super Session", dont je vais y jeter un propos ou deux, là.
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Message par Bloomers le Mar 1 Oct 2013 - 11:50

Be-Bop Tango a écrit:Salut Blomers & l'APB !

- On est d'accord, Rising Sun a fait du bon boulot. Et comme tu dis, le contenu doit primer sur le contenant, et le passionnant sur le passionné, si possible. Pour ceux qui sont déjà dans le trip, un melting pot est toujours possible.
je dois préciser que Rising Sun ne connaissait Bloomfield qu'a travers Super Session et peut être le live adventure...sa découverte des concerts du fillmore My Labors/live at bill graham fillmore west a été un coup de foudre qui transparaît dans sa chronique

je dois dire que ce genre de réaction me conforte dans le fait qu'il faut creuser plus

Be-Bop Tango a écrit:
- Bonne question ! En + ou - 69 en Live et aux US, je ne sais pas, n'étant pas expert en la matière.
Sinon, en élargissant un peu la sphère Blues Rock / Live 69 / US, je pense notamment à :
. Côté UK :
"Wheels of Fire" (Cream) et "Get Yer Ya-Ya's Out" (Stones), voire "Led Zeppelin" (Led Zep), "Truth" (Jeff Beck Band), "Fleetwood Mac : "Peter Green's Fleetwood Mac".
j'aime et possède tout ces disques mais leur approche blues est étouffer dans le rock parfois dans le heavy rock
Fleetwood Mac est par contre le groupe anglais qui se rapproche le plus sauf qu'en 69, ça commence aussi a se déliter trop vers le rock

Be-Bop Tango a écrit:
. Côté US :
"Happy Trails" (QMS), "Johnny Winter" & "Johnny Winter And ... Live", "Living in the Blues" (Canned Heat).
Sans parler de Jimi Hendrix (en live ou en studio, même si le Blues Rock y est relatif) . Mais tout est un peu relatif, non ?
le disque de Quicksilver est plutôt acid rock...encore une fois le blues est étouffé par le rock
Le live in europe des canned heat est sympa mais les guitares ne sont pas du niveau d'un My Labors
les premiers winter sont excellents mais en live..c'est tout de même beaucoup plus rock/roll que My labors
Hendrix dépasse le blues et tout le monde mais son approche du blues n'est pas aussi finaude que Bloomfield...ses blues straight sont fabuleux mais tellement rare

Il y a des exceptions mais Bloomfield propose (et c'est aussi pour cela qu'on le trouve académique) quelque chose de plus black (c'est discutable évidemment) pas de pédale/effet...pas un volume exagéré...il y a un côté plus soul/funky blues...l'utilisation des cuivres sans doute

Be-Bop Tango a écrit:
- T'inquiètes, un Blues-Rocker est souvent plus expressif en Live, mais ou peut aussi se lâcher un peu en studio.
cela dépend ce que tu appelles "se lâcher"...est-ce que ce n'est pas finalement un côté plus rock qui te manque chez lui

Be-Bop Tango a écrit:
- Je suis d'accord, Bloomfield aime bien aussi les slow Blues.
je pense que dans ce style précis c'est le meilleur avec Peter Green dans les 60'

Be-Bop Tango a écrit:
- C'est bien, en partie, mon propos depuis le début : Mike Bloomfield mérite plus de reconnaissance, même s'il ne la cherchait pas. Allez, soyons taquins, pour changer :
Peut-être aurait-il dû se contenter des garage' bands entre potes, à l'abri des sunlights, showbizz et autres, s'il s'en fichait tant que ça, non ? Ceci dit, tu ne l'aurais jamais connu, ni nous non plus d'ailleurs : comme quoi, un musicien a quand même un peu besoin de ça, la reconnaissance, quoiqu'on en dise !
au début de sa carrière il voulait être le meilleur...il l'a été pendant 2 ans...ensuite hendrix l'a traumatisé.
Et puis l'épisode Super Session l'a achevé...monté au pinacle une vulgaire jam...de plus Columbia à bien arnaquer tout le monde
tout les disque que je parle n'ont absolument rien rapporté (promo pourrie etc...)

Be-Bop Tango a écrit:
Ok pour voir à l'occasion le "Live Adventures ..." avec Kooper, même si ce "My Labors" me va bien pour l'instant.
imagine le côté commercial de super session mélangé avec le jeu de My Labors...je pense que tu vas kiffer grave Cool 
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Message par Flovia le Mar 1 Oct 2013 - 22:00

Bon, 'faut pas rêver non plus, c'est un peu tard (...) mais un 'best of' des meilleurs moments serait déjà judicieux!...

Par exemple, 'My Labors' & le Live 'Gravenites- Bloomfield/ Fillmore West' confondus, ceux-là :















Des prestations de Mike Bloomfield sur ‘My Labors’, et tout comme Be-bop, je retiens en effet:
’Killing my love’, ‘Gypsy good time’ et évidemment l’excellent ’Moon tune’, tous enregistrés live au Fillmore West  et où j’ai pris plaisir à entendre Bloomfield se lâcher cheers, sans pour autant perdre pied!
De là (les autres titres studio du ‘Labors’ étant selon moi sans intérêts), je saute directement à ’Wintry countryside’, délicat et inventif slow blues que comparativement je trouve plus inspiré et peut-être un peu moins conventionnel que le ’Blues on the west side’ du ‘Gravenites- Bloomfield & friends/Live at the Bill Graham’s Fillmore West’.

Sinon, parlant du ‘Gravenites/Bloomfield & friends - Live at Fillmore West’, en plus de 'Blues on the west side, je retiendrais aussi ’It takes times’.

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Message par Phil cotton color le Mer 2 Oct 2013 - 9:21

Au delà de la critique souvent dithyrambique et parfois carrément démesurée de Rising sun / Bertrand (qui donne évidemment envie d'écouter mais aussi en contrepartie de chercher la petite bête), c'est vrai que ces enregistrements sont dans l'ensemble très bons, et que, outre Nick Gravenites, Michael Bloomfield s'y met particulièrement en évidence.

Je veux bien croire que c'est parmi ce qu'il a fait de mieux. C'est évidemment "bien foutu", mais aussi souvent libéré et bien senti, évidemment bien meilleur que son travail très froid et rigide de "Super session". J'avais écouté ces morceaux il y a longtemps, sans que ça ne me "tilte" plus que ça. J'avoue que je les réévalue désormais, de même que la performance de MB.

Cela dit, sur le fond ça ne change pas tant que ça ce que j'ai toujours pensé de lui : un très bon guitariste qui a certainement compté sur la scène américaine des années 60, particulièrement à l'aise dans le Blues classique, mais à qui il aura toujours manqué un petit quelque chose pour devenir réellement un créateur et produire une oeuvre vraiment personnelle et marquante.
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Message par Bloomers le Mer 2 Oct 2013 - 16:06

Phil cotton color a écrit:Au delà de la critique souvent dithyrambique et parfois carrément démesurée de Rising sun / Bertrand (qui donne évidemment envie d'écouter mais aussi en contrepartie de chercher la petite bête), c'est vrai que ces enregistrements sont dans l'ensemble très bons, et que, outre Nick Gravenites, Michael Bloomfield s'y met particulièrement en évidence
pour le côté dithyrambique, je tiens à préciser que je n'ai pas donner d'argent en contrepartie lol! 

Phil cotton color a écrit:
Je veux bien croire que c'est parmi ce qu'il a fait de mieux. C'est évidemment "bien foutu", mais aussi souvent libéré et bien senti, évidemment bien meilleur que son travail très froid et rigide de "Super session". J'avais écouté ces morceaux il y a longtemps, sans que ça ne me "tilte" plus que ça. J'avoue que je les réévalue désormais, de même que la performance de MB.
MERCI pour ta franchise. tu apprécies un disque qui aurait pu être complètement oublié dans les limbes du blues rock Wink 

Phil cotton color a écrit:
Cela dit, sur le fond ça ne change pas tant que ça ce que j'ai toujours pensé de lui : un très bon guitariste qui a certainement compté sur la scène américaine des années 60, particulièrement à l'aise dans le Blues classique, mais à qui il aura toujours manqué un petit quelque chose pour devenir réellement un créateur et produire une oeuvre vraiment personnelle et marquante.
concernant son oeuvre personnelle ? n'est-il pas finalement plus BLUES et moins rock que certains guitaristes que tu estimes plus original ?

As-tu le même avis pour Peter Green ? (je parle bien sur de sa guitare pas de sa voix)

concernant son oeuvre marquante ? peut être que finalement l'oeuvre de Bloomfield a été plus marquante pour les guitaristes de son époque que pour les amateurs...en témoigne les clin d’œil/reprises de robben ford, carlos Santana, Duane Allman, Johnny Winter, Rory Gallagher, Randy California, Barry Melton, Bob Weir, Jorma Kaukonen, Roy Buchanan...on peut même aller du côté d'Alice Cooper, Ted Nugent

Comment as-tu entendu parler de My Labors ?
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Message par Phil cotton color le Jeu 3 Oct 2013 - 11:13

Bloomers a écrit:concernant son oeuvre personnelle ? n'est-il pas finalement plus BLUES et moins rock que certains guitaristes que tu estimes plus original ?
Oui, c'est même à mon avis le point central de la discussion. C'est vrai que Bloomfield a été un des rares guitaristes de Blues blanc à se cantonner presque exclusivement à ce genre. A partir de là les comparaisons avec ses contemporains plus célèbres (Eric Clapton, Johnny Winter, Duane Allman, Rory Gallagher, Roy Buchanan, voire Jeff Beck, etc...) sont difficiles. L'originalité du jeu Blues de ceux là ne venait-elle pas principalement de leur façon "Rock" d'aborder l'idiome ?
Donc, à mon avis, certainement que Bloomfield ne peut être vraiment comparé qu'aux bluesmen noirs pur jus. Et là, je dois dire que je n'ai jamais trouvé chez Bloomfield un jeu très personnel, des phrases, une "patte" spécifique qui le ferait se distinguer des autres, alors que je peux te citer des dizaines de bluesmen noirs qui ont réellement créé un style immédiatement identifiable en 3 notes.  
Bloomers a écrit:As-tu le même avis pour Peter Green ? (je parle bien sur de sa guitare pas de sa voix)
Peter Green n'a pas fait non plus que du Blues, mais dans ce genre c'est vrai qu'il arborait parfois un style aussi académique que celui de Bloomfield, mais (avis personnel) avec plus de feeling.
Bloomers a écrit:concernant son oeuvre marquante ?  peut être que finalement l'oeuvre de Bloomfield a été plus marquante pour les guitaristes de son époque que pour les amateurs...en témoigne les clin d’œil/reprises de robben ford, carlos Santana, Duane Allman, Johnny Winter, Rory Gallagher, Randy California, Barry Melton, Bob Weir, Jorma Kaukonen, Roy Buchanan...on peut même aller du côté d'Alice Cooper, Ted Nugent
Que Michael Bloomfield ait été considéré en son temps comme une référence Blues par beaucoup de musiciens blancs, je veux bien le croire, d'autant plus qu'il devait apparaître comme un puriste. Maintenant, je ne suis pas sûr qu'ils se soient vraiment inspirés de son style, compte tenu du fait que l'originalité du style de Bloomfield ne m'a jamais paru si évidente.
Bloomers a écrit:Comment as-tu entendu parler de My Labors ?
Ouh là, ça fait bien longtemps... et de façon assez fugitive, ce qui peut expliquer que je n'avais pas jugé ces morceaux à leur juste valeur. Rolling Eyes  Dans mes souvenirs, ça devait être lors d'une soirée chez des copains, et le disque avait tourné sur la platine... au milieu des conversations... Rolling Eyes J'avais trouvé ça "pas mal", mais je n'avais pas fait l'effort ensuite de me le procurer (était-il aisément disponible ou seulement en import ?...à l'époque ce n'était pas toujours simple...). Bref, grosse erreur d'appréciation de ma part !... Embarassed
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Message par Bloomers le Jeu 3 Oct 2013 - 14:08

Phil cotton color a écrit:Oui, c'est même à mon avis le point central de la discussion. C'est vrai que Bloomfield a été un des rares guitaristes de Blues blanc à se cantonner presque exclusivement à ce genre. A partir de là les comparaisons avec ses contemporains plus célèbres (Eric Clapton, Johnny Winter, Duane Allman, Rory Gallagher, Roy Buchanan, voire Jeff Beck, etc...) sont difficiles. L'originalité du jeu Blues de ceux là ne venait-elle pas principalement de leur façon "Rock" d'aborder l'idiome ?
pourtant Bloomfield a également le rock & roll dans ses influences, il peut te jouer tous les plans de Chuck Berry par exemple Very Happy 
accompagner Dylan et diriger ses premières sessions ROCK. encore une fois c'est subjectif mais "Highway 61 Revisited" est classé souvent premier dans cette catégorie. cela doit te faire sourire non ?

Phil cotton color a écrit:
Donc, à mon avis, certainement que Bloomfield ne peut être vraiment comparé qu'aux bluesmen noirs pur jus. Et là, je dois dire que je n'ai jamais trouvé chez Bloomfield un jeu très personnel, des phrases, une "patte" spécifique qui le ferait se distinguer des autres, alors que je peux te citer des dizaines de bluesmen noirs qui ont réellement créé un style immédiatement identifiable en 3 notes.  
ce n'est absolument pas mon cas. son jeu est clairement reconnaissable. peux-tu quand même le concevoir ? ça doit être mon côté amateur

Phil cotton color a écrit:Peter Green n'a pas fait non plus que du Blues, mais dans ce genre c'est vrai qu'il arborait parfois un style aussi académique que celui de Bloomfield, mais (avis personnel) avec plus de feeling.
le peu qu'il a fait en rock n'est certainement pas ce qu'on retiens de lui. nous sommes aussi en face de quelqu'un de psychologiquement faible face à sa réputation de guitar hero.

Phil cotton color a écrit: Maintenant, je ne suis pas sûr qu'ils se soient vraiment inspirés de son style, compte tenu du fait que l'originalité du style de Bloomfield ne m'a jamais paru si évidente.
tu as raison sur le style, ce n'est pas de la copie conforme même si quand j'entend Jerry Garcia proposer du blues dans les 60', on a l'impression  d'entendre du mauvais bloomfield.
je sens que je vais devoir te démontrer ou expliquer son influence sur chacun des guitaristes cités Wink .
commençons par Carlos Santana sur le tire "Another Country" (A Long Time come in" que tu dois posséder je pense...écoute le solo central Wink 

Phil cotton color a écrit:Ouh là, ça fait bien longtemps... et de façon assez fugitive, ce qui peut expliquer que je n'avais pas jugé ces morceaux à leur juste valeur. Rolling Eyes  Dans mes souvenirs, ça devait être lors d'une soirée chez des copains, et le disque avait tourné sur la platine... au milieu des conversations... Rolling Eyes J'avais trouvé ça "pas mal", mais je n'avais pas fait l'effort ensuite de me le procurer (était-il aisément disponible ou seulement en import ?...à l'époque ce n'était pas toujours simple...). Bref, grosse erreur d'appréciation de ma part !... Embarassed
merci pour ton explication. c'est extrêmement rare de lire cela
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Message par Bloomers le Ven 4 Oct 2013 - 11:44

Bloomers a écrit: comment as-tu découvert My Labors
Phil cotton color a écrit:Ouh là, ça fait bien longtemps... et de façon assez fugitive, ce qui peut expliquer que je n'avais pas jugé ces morceaux à leur juste valeur. Rolling Eyes  Dans mes souvenirs, ça devait être lors d'une soirée chez des copains, et le disque avait tourné sur la platine... au milieu des conversations... Rolling Eyes J'avais trouvé ça "pas mal", mais je n'avais pas fait l'effort ensuite de me le procurer (était-il aisément disponible ou seulement en import ?...à l'époque ce n'était pas toujours simple...). Bref, grosse erreur d'appréciation de ma part !... Embarassed
en relisant le post Mike Bloomfield story page 8, j'ai retrouvé ces commentaires de Phil.

Phil cotton color a écrit:
Effectivement, je ne connais pas "My labors", et quand au "live at...", j'ai du l'entendre une fois il y a bien longtemps, mais sans l'écouter vraiment, lors d'une soirée entre potes. J'ai souvenir que ça ne m'avait impressionné outre mesure, mais je conçois que les circonstances ne constituent pas la meilleure façon de se faire une opinion valable ! Je vais donc écouter tout cela et je vous redonne une opinion plus pertinente.
Phil cotton color a écrit:
Yes Sir ! Je viens d'écouter "Moon Tune" que je ne connaissais pas et j'avoue que j'ai été à la fois enchanté (superbe morceau, très bons vocaux de nick Gravenites et superbe guitare)... et donc surpris puisque je n'avais jamais autant apprécié Mike Bloomfield. Comment ça ! serais je passé jusqu'à présent à côté de ce bonhomme à l'insu de mon plein gré ?  Laughing
Comme quoi il faut toujours se méfier des jugements premiers trop hâtifs qui peuvent éloigner très injustement l'auditeur, même averti, d'un artiste (faut dire, il y a tant de choses à écouter !) et donc le priver de beaucoup de joies ! tout cela me donne évidemment très envie de rattraper le temps perdu, si ce n'est ma jeunesse (là, ça risque d'être plus difficile !)...  lol!
Ah que ferait-on sans Bluesland et ses membres ?
il y a certainement confusion.
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Message par Phil cotton color le Ven 4 Oct 2013 - 12:04

Yes Bloomers, il y a peut être confusion dans mon esprit entre les 2 albums et, évidemment, compte tenu de l'ancienneté de l'expérience (au cours des années 70), et aussi du fait qu'effectivement l'écoute (pas très attentive) du disque ne m'avait pas marquée outre mesure à l'époque, aucune chance de rétablir la vérité des faits ! Very Happy  Et puis, l'âge n'arrange pas les choses, n'est ce pas ? Mike Bloomfield & Nick Gravenites Live At Fillmore West 524602  Mike Bloomfield & Nick Gravenites Live At Fillmore West 794303  
Cela dit, My labors ou "live at", ça ne change pas grand chose au fond de l'histoire, à savoir que j'aurais du être un peu plus curieux et persévérant envers Michael Bloomfield. Twisted Evil   

P.S. Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas "Super session", celui là je l'avais acheté ! Rolling Eyes  Laughing
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Message par Be-Bop Tango le Ven 4 Oct 2013 - 21:39

Salut à tous,

Bloomers & Phil, excusez (à nouveau) mon audace si je me permets d'intervenir dans vos (d)ébats.
Bloomers a écrit:pourtant Bloomfield a également le rock & roll dans ses influences, il peut te jouer tous les plans de Chuck Berry par exemple Very Happy 
accompagner Dylan et diriger ses premières sessions ROCK. encore une fois c'est subjectif mais "Highway 61 Revisited" est classé souvent premier dans cette catégorie. cela doit te faire sourire non ?
Bloomfield jouer tous les plans de Berry ? ... Euh, c'est où qu'on peut entendre ça, dis-nous Bloomers ?
Clairement, le "Rock" (avec ou sans "Roll") lui a quand même manqué dans son jeu et/ou approche du Blues, vs certains de ses contemporains, comme tu l'as bien dis.

Puriste de Blues en ces 60's ? Certes, on peut en convenir. Personnel pour autant ? On peut clairement en douter aussi.

Puisque que tu parles de "Highway 61 Revisited", de Dylan en 65 avec Bloomfield, le jeu de MB est quand même "insignifiant" sur ce morceau : que faut-il en retenir de lui (et non pas de Dylan, c'est entendu) ? Probablement rien !

Je sais, la comparaison est un peu (trop) facile, mais ré-écoutes les versions revisitées de Winter, notamment celle du "Captured Live" où on peut (doit ?) comprendre ce que s'approprier la musique d'un autre signifie.

On aime ou pas ? C'est un autre débat ! Mais c'est ce que j''aurais aimé trouver chez (ton) Bloomfield ! Un peu de fun et surtout de personnalité, quoi ! Quelqu'elle soit ! Et surtout d'aventures, hormis celle avec Kooper (Ok, elle est facile !).

Ceci étant, et au vu de ses relectures, + ou - impeccables j'en conviens, du Blues qu'il a évidemment bien assimilé, côté Chicago Blues électrique cela va sans dire, il aurait pu (dû) exprimer un truc plus perso, tout de même et encore une fois !

Peu importe s'il aurait pu le faire mieux que d'autres (Hendrix son "traumatisme" ? La bonne blague : Certes oui, mais pas seulement ... non ?), l'important étant d'y participer, comme on dit. A priori, il ne l'a pas voulu (ou pu) : dommage !

Faire un truc reconnaissable, bien sûr au-delà de ses aficionados et/ou inconditionnels, lui aurait donné évidemment une autre envergure et surtout une autre reconnaissance (oui je sais, il s'en foutait, soit disant ! La bonne blague aussi ...).

Bloomers a écrit:ce n'est absolument pas mon cas. son jeu est clairement reconnaissable. peux-tu quand même le concevoir ? ça doit être mon côté amateur
Puisque tu le dis :  j'adhère sur ton côté amateur ...
Hmm ! ...  N'est-il point plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, ou quelque chose comme ça, non ?
En toute objectivité, et sans jugement de quelque valeur que ce soit, conçois aussi que la vérité est parfois un peu beaucoup, voire surtout, et même quelques fois ... ailleurs ! ...
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Message par Bloomers le Sam 5 Oct 2013 - 1:54

Be-Bop Tango a écrit:
Bloomers & Phil, excusez (à nouveau) mon audace si je me permets d'intervenir dans vos (d)ébats.
Tu es toujours le bienvenu Wink j'aime bien discuter avec toi Be-Bop.
j'ai l'impression que j'ai usé l'ami phil., il ne se souvenait plus de son nouvelle enthousiasme pour le jeu de Bloomfield après une écoute de My Labors qu'il a connu à travers votre aimable manipulateur en croisade.
Comme quoi je suis pas le seul à changer d'avis sur ce forum. Wink 

Bloomers a écrit:Bloomfield jouer tous les plans de Berry ? ... Euh, c'est où qu'on peut entendre ça, dis-nous Bloomers ?
tout d'abord Bloomfield & Butterfield ont été invité sur un album de chuck Berry (sujet Mike Bloomfield Story page Cool, ils ont gravé un single tous ensemble "It Wasn't Me" et séparément sur un album de 1965 "Ain't That Just Like A Woman" pour Butterfield et We Hours Blues pour Bloomfield Cool  
secundo; Roll Over Bethoven la reprise qui nous concerne est sorti sur le premier LP de Sam Lay jamais réédité en CD chroniqué également dans ce forum (sujet Mike Bloomfield Story page 7) un terrible morceau gorgé de rock & roll, joué à deux cent à l'heure à la chuck berry.



réaction (dispo dans le sujet bloomfield story) d'un de vos administrateur. fan de chuck devant l'éternel.

Jungleland a écrit:eh bé c'est du grand !  Shocked
je reste un peu mitigé pour la voix mais ce n'est pas là l'essentiel. Pour le reste tout y est jusqu'aux modulations et reprises
merci Bloomers cheers
j'ai un autre cadeau spécial ROCK plus hendrixien  afro 



Be-Bop Tango a écrit:
Clairement, le "Rock" (avec ou sans "Roll") lui a quand même manqué dans son jeu et/ou approche du Blues, vs certains de ses contemporains, comme tu l'as bien dis.
c'est déjà un des créateur/pionnier du blues rock US Basketball il a certes fait moins de rock que certains mais j'en ai quand même pas mal en magasin et pas n'importe quoi.

Be-Bop Tango a écrit:
Puriste de Blues en ces 60's ? Certes, on peut en convenir. Personnel pour autant ? On peut clairement en douter aussi.Puisque que tu parles de "Highway 61 Revisited", de Dylan en 65 avec Bloomfield, le jeu de MB est quand même "insignifiant" sur ce morceau : que faut-il en retenir de lui (et non pas de Dylan, c'est entendu) ? Probablement rien !
je parle de l'album surtout.
tu as tout à fait le droit de trouver son jeu insignifiant :bball:c'est très rare mais j'aime cette audace Razz 

Be-Bop Tango a écrit:
Je sais, la comparaison est un peu (trop) facile, mais ré-écoutes les versions revisitées de Winter, notamment celle du "Captured Live" où on peut (doit ?) comprendre ce que s'approprier la musique d'un autre signifie.
c'est clair que Winter nous propose une excellente version sur son second album - il est vraiment original dans ses reprises franchement pour 1970 c'est du jamais entendu ce style Laughing 

Be-Bop Tango a écrit:
On aime ou pas ? C'est un autre débat ! Mais c'est ce que j''aurais aimé trouver chez (ton) Bloomfield ! Un peu de fun et surtout de personnalité, quoi ! Quelque qu'elle soit ! Et surtout d'aventure, hormis celle avec Kooper (Ok, elle est facile !)
Ceci étant, et au vu de ses relectures, + ou - impeccables j'en conviens, du Blues qu'il a bien assimilé, côté Chicago Blues électrique surtout, il aurait pu (dû) exprimer un truc plus perso, tout de même !
.
J'ai bien compris. écoute plus et tu trouvera du fun quel qu’il soit, de l'aventure avec ou sans kooper...son truc perso est au bout de ton audace d'aller plus loin dans la découverte Wink 


Be-Bop Tango a écrit:
Peu importe s'il aurait pu le faire mieux que d'autres (Hendrix son "traumatisme" ? La bonne blague : Certes oui, mais pas seulement, non ?), l'important étant d'y participer, comme on dit ... A priori, il ne l'a pas voulu (ou pu) : dommage !
dommage comme tu dis.

Be-Bop Tango a écrit:
Faire un truc reconnaissable, bien sûr au-delà de ses aficionados et/ou inconditionnels, lui aurait donné évidemment une autre envergure et surtout une autre reconnaissance (oui je sais, il s'en foutait, soit disant ! La bonne blague aussi ...).
oui il s'en foutait.

Be-Bop Tango a écrit:Puisque tu le dis :  j'adhère sur ton côté amateur ...
Hmm ! ...  N'est-il point plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, ou quelque chose comme ça, non ?
aveugle non juste passionné.
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Message par Old_Debris le Sam 5 Oct 2013 - 8:41

Bloomers a écrit:j'ai un autre cadeau spécial ROCK plus hendrixien  afro 
On est quand même à des années lumières d'Hendrix là  Rolling Eyes   Même SRV a fait mieux que ça.

Bloomers a écrit:
Be-Bop Tango a écrit:
Puriste de Blues en ces 60's ? Certes, on peut en convenir. Personnel pour autant ? On peut clairement en douter aussi.Puisque que tu parles de "Highway 61 Revisited", de Dylan en 65 avec Bloomfield, le jeu de MB est quand même "insignifiant" sur ce morceau : que faut-il en retenir de lui (et non pas de Dylan, c'est entendu) ? Probablement rien !
je parle de l'album surtout.
Alors là je suis d'accord avec Bloomers, quand cet album est sortit, Dylan était déjà quelqu'un qui comptait et Bloomfield un inconnu (Ici en tout cas), Mais je dire que si ses interventions étaient bridées elles étaient parfaitement remarquables. Je me souvient avoir passer et repasser sur le disque les endroits où l'on pouvait entendre ce guitariste talentueux et inconnu.
Be Bop écoute la guitare de Bloomfield sur ce titre, elle est certes en retrait mais pas insignifiante, on est en 1965 ne l'oublie pas.
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Message par Phil cotton color le Sam 5 Oct 2013 - 10:21

Bloomers a écrit:j'ai l'impression que j'ai usé l'ami phil.
 
Oh là... Tu me connais bien mal !... Wink Laughing 
 
Bloomers a écrit:il ne se souvenait plus de son nouvelle enthousiasme pour le jeu de Bloomfield après une écoute de My Labors qu'il a connu à travers votre aimable manipulateur en croisade.
 
Heu... confusion d'album ou pas, je n'ai fait que redire il y a 2 jours ce que j'avais donc dit quelques mois avant, à savoir que je découvre un Bloomfield bien meilleur que ce qu'il a pu montrer sur "Super Session", et que je fais donc amende honorable sur ce point.
Mais cette réévaluation ne veut pas dire que j'ai tout à coup découvert un génie méconnu de mes oreilles ! Evil or Very Mad Sur le fond, je reste sur mes positions : MB aura été un très bon guitariste de Blues (un placement de père de famille pour tout groupe), mais à qui il aura manqué un peu de sens de l'exibition, mais aussi un peu de personnalité musicale pour devenir la vedette que, malgré les apparences, il aspirait certainement à être.
Question musique, les 2 exemples que tu postes (le rock et la "Hendrixade") sont significatifs. Du bon boulot certes, mais pas ce grain de folie ou cette touche personnelle qui ferait dire "Ah ça c'est du Bloomfield et c'est une relecture originale et intéressante des styles de Chuck Berry et de Hendrix !"    
Bloomers a écrit:Comme quoi je suis pas le seul à changer d'avis sur ce forum. Wink 
 
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J'adore ton sens de l'humour, Bloomers !...
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Message par jb28 le Sam 5 Oct 2013 - 10:40

je ne vais pas m'immiscer dans le sujet Bloomfield, pas assez de connaissance la dessus, mais concernant l'allusion à Chuck Berry, je ne suis pas tout à fait d'accord avec Jungle (s'cuses, Chef Embarassed ) : grand fan également, je ne trouve pas la video proposée au niveau de l'original.

juste pour le fun, la première video live trouvée au hasard sur le Tube, certainement pas la meilleure :



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Message par Bloomers le Sam 5 Oct 2013 - 10:59

Old_Debris a écrit:On est quand même à des années lumières d'Hendrix là  Rolling Eyes   Même SRV a fait mieux que ça.
on est peut être à des années lumière d'Hendrix mais tu m'accordera qu'on est aussi très très loin du Blues straight dans lequel on aime bien l'enfermé.


Old_Debris a écrit:
Alors là je suis d'accord avec Bloomers, quand cet album est sortit, Dylan était déjà quelqu'un qui comptait et Bloomfield un inconnu (Ici en tout cas), Mais je dire que si ses interventions étaient bridées elles étaient parfaitement remarquables. Je me souvient avoir passer et repasser sur le disque les endroits où l'on pouvait entendre ce guitariste talentueux et inconnu.
Be Bop écoute la guitare de Bloomfield sur ce titre, elle est certes en retrait mais pas insignifiante, on est en 1965 ne l'oublie pas.
Fait gaffe Old...tu vas passer pour un sourd Wink 
Be Bop à certainement du mal à se replacer dans le contexte de 1965. et encore moins à replacer les influences de Winter qui s'est sans nul doute inspiré de la voix de Dylan acapella pour sa reprise.
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Message par Phil cotton color le Sam 5 Oct 2013 - 13:20

Bloomers a écrit:Fait gaffe Old...tu vas passer pour un sourd Wink 
 
Je ne pense pas que quiconque ici pourrait penser une seconde que notre OD soit devenu sourd au point de ne plus reconnaître une bonne partie de guitare ! Laughing 

Pour ma part, le Tombstone Blues de Dylan ne fait que conforter ce que je pense de Michael Bloomfied. C'est du très beau boulot, très propre, réalisé avec goût et finesse et sa performance apporte indéniablement au morceau. C'est déjà énorme et ça prouve, si besoin est, que Bloomfied était vraiment un très bon guitariste, dont la réputation devait être grande dans les années 60, au point d'être appelé par Dylan soi même. Mais qui a dit le contraire ?
 
Pour autant, cela ne prouve nullement que Bloomfield était un musicien capable d'apporter quelque chose de réellement original à la musique. Il y a quand même un petit gouffre entre bonifier le travail d'un leader et être en possibilité de prendre la place de ce leader tant du point de vue scénique que musical.
Il existe dans l'histoire du Blues et du rock des tas de musiciens comparables à Michael Bloomfied (Cornell Dupree, Wayne Bennet, Hubert Sumlin...), un peu plus que des sidemen (des équipiers de luxe dirait-on en cyclisme), très recherchés pour leurs qualités d'instrumentistes d'élite, capables de mettre en valeur des enregistrements, mais à qui il a toujours manqué un petit quelque chose pour vraiment marquer l'histoire de leur musique. Et en plus, avis personnel, certains de ceux que j'ai cité avaient un style beaucoup plus personnel et identifiable que celui de Bloomfield... Twisted Evil
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