Robert Johnson

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Re: Robert Johnson

Message par Phil cotton color le Lun 20 Aoû 2012 - 22:54

Flovia a écrit:Mais je n'ai pas eu votre choc émotionnel en découvrant Johnson, sans doute parce que beaucoup d'autres avant lui me l'avaient déjà procuré.

Et j'aimerais bien savoir ce que vous lui trouvez de si extraordinaire Question

Belle voix haute, puissante, et charmeuse, à mon goût presque trop 'lissée' pour un bluesman originaire du sud, mais soit!
Guitariste talentueux, vif et précis: oui oui, d'accord avec vous!
Des enregistrements d'une qualité exceptionnelle pour l'époque: encore de votre avis!

Certaines 'compo' ('Terraplane blues', ' Crossroad blues',' Walking blues', Me & the devil', 'Stop breakin' down blues', ) effectivement bourrées d'émotion, j'en conviens tout à fait!

Mais sincèrement, dites-moi ce qu'ont à lui envier les Tommy McClennan, Johnny Shines, Honeyboy Edwards (des disciples avérés, je vous l'accorde) ou encore un Fred McDowell, un Son House, un Pete Williams (…)?
Je veux dire, aussi bien globalement, en matière de transmission d'émotions par ex, que du point de vue finesse de toucher ou qu'en qualité de chanteur?

Il me semble que, parmi les figures du blues rural, d'autres talents, vocaux comme musicaux, se sont distingués (à commencer par ceux précédemment cités), et dans des proportions autrement plus émouvantes.

Alors, où situe donc la différence, à votre avis?
Et qu'est-ce qui a fait que l'engouement à son sujet soit si total?

Le fait que ces autres ambassadeurs du country blues vécurent plus longtemps, et surtout qu'ils n'aient pas été entourés de ce fameux halo de mystère, n'aurait-il pas favorisé RJ?

A l'évidence, ce mythe savamment entretenu d'un pacte avec le malin paraît avoir bien fonctionné!...

Résumons donc ce qu'on sait de Robert Johnson:

Disparu précocement (et de tragique manière), guitariste émérite, chanteur mélodieux, belle gueule, soigné d'apparence, mais aussi fêtard, coureur de jupons, gros buveur, good fellow un rien opportuniste, longtemps sans réelle attache, hobo libre comme l'air, voilà déjà matière à nous faire gamberger!

Ajoutez-y un caractère secret, renfermé, et surtout, le témoignage de Son House - nous informant de ses piètres dispositions guitaristiques de départ, puis de sa transformation, qq années plus tard, en guitariste chevronné  - et le portrait est brossé!

Alors, on peut toujours s'interroger sur les motivations qui ont poussé Son House à ce genre de confidences (une manière un peu puérile de se donner de l'importance, qui sait? Ou autre chose encore? ), mais volontairement ou pas, il a renforcé l'aura de RJ!

Dès lors, avouez qu'un profil aussi énigmatique que celui de RJ avait de quoi stimuler l'imagination!
Tous les atouts pour en faire une légende se voyaient ainsi réunis.

Mais ce genre de phénomène de masse n'a rien de nouveau.
La plupart des artistes talentueux trop tôt disparus en ont fait l'objet. La fulgurance de leur passage les ont propulsé au Panthéon des demi-dieux.
Et j'ai l'impression que Johnson n'y a pas échappé... Wink
Je me souviens d'un post sur ce même topic que j'avais écrit alors que je venais de m'inscrire sur de forum, et où finalement je me posais un peu les mêmes questions que toi en regrettant que la figure immense, légendaire et tutélaire de Robert Johnson ait plus ou moins éclipsé le talent tout aussi grand de beaucoup d'autres.

Les réponses au "pourquoi ?", tu les a données : Bluesman archétype tel qu'on les imagine (on les fantasme ?), disparition tragique et mystérieuse très jeune, qualité sonore des enregistrements étonnament bonne par rapport à celle de ses contemporains etc... mais aussi qualité intrinsèque de ces enregistrements, quand même ! parce qu'il ne faut quand même pas oublier que si Robert Johnson est devenu le symbole planétaire du Blues à la fin des années 80 et si pas grand monde ne le connaissait en France auparavant, il était déjà adulé de beaucoup de bluesmen blancs bien avant. C'est Eric Clapton qui adolescent lui vouait une véritable vénération, ce sont de multiples reprises dans le cadre du british Blues dans les années 60 etc...

Je crois surtout que Robert Johnson a certainement été le plus grand précurseur du Blues moderne. Il y a dans ses morceaux et la façon dont il les projette à la fois toute l'intensité et l'émotion du Blues du Mississipi, mais aussi une brillance, une assise, une modernité rythmique que l'on ne retrouve pas souvent chez ses contemporains. A mon avis, c'est cela qui a surtout immédiatement "percuté" les jeunes blancs becs qui sont tombés sur ses enregistrements.

Autrement après, il y a toujours une part de mystère dans l'engouement qui se fait autour de quelqu'un. Je pense que la société a besoin de se fabriquer des figures de proue. Quelque part, ça rassure... Alors pourquoi Robert Johnson et pas Charley Patton ou Son House ? Et pourquoi Elvis Presley ? Pourquoi Bob Marley ? Pourquoi Bob Dylan ?... 'Sait pas bien ma bonn' dame !... Laughing
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Re: Robert Johnson

Message par blues bibliophilia le Mar 21 Aoû 2012 - 16:57

Moi j’avais le vol. II, je l’ai égaré. Je me souviens pas exactement quand je l’ai acheté. Vers 1980 je pense. A la lecture d’une rubrique dans Rock & Folk « Erudirock », dans laquelle Blanc-Francard ou Feller listaient un certains nombres de disques de blues pour commencer une discothèque , j’avais acheté tout ce que j’avais pu trouvé. J’imagine que ce disque était listé dans cette rubrique …

Pour être franc, je pense l’avoir écouté une ou deux fois et l’avoir mis de côté, je n’étais pas habitué aux enregistrements d’avant-guerre, et j’aimais pas trop la voix, moi non plus. Dans le rural je préférais très nettement Big Bill, McDowell. M.Waters ou Lighnin Hopkins, et de toute façon j’écoutais surtout alors du blues électrique (Clapton, Hendrix, Freddie King notamment). Et Je ne me souviens pas avoir entendu beaucoup parler de RJ à cette époque.

En ce qui concerne la Johnson–mania, si l’on croit le livre de Guralnick (Searching for Robert Johnson) elle existait déjà de son vivant… mais que dans le public et les musiciens noirs il est vrai (si on met de côté Hammond, Lomax qui partent à sa recherche). Pour ce qui est du public blanc et européen, c’est une autre histoire… Pourtant, un musicien dont les chansons ont été reprises par Elmore James, Muddy Waters, F. King, les Stones, Duane Allman, et dont le LP est sous-titré « King of the Delta blues », ne devait pas être un inconnu... Samuel Charters qui ne lui consacrait que trois pages dans « The Country blues » en 1959, édite les chansons de R. Johnson avec présentation individuelle en 1973 (Chez Oak Publication, le grand éditeur de musique folkorique américaine). Greil Marcus en 1975 lui consacre un chapitre entier dans son livre sur le rock et l’Amérique "Mystery train"… Shaar Murray Head en ferra de même dans sa biographie d’Hendrix en 1989. La même année Guralnick publie son livre. L’année suivante en aout 1990 paraît la fameuse édition de Colombia en deux CD, avec cette photo exceptionnelle que l’on avait retrouvé qu’en 1973. Je crois que c’est seulement à ce moment-là que l’on peut parler de Johnson-mania. Le film Crossroads en 1986 dans lequel le héros partait à la recherche d’une chanson perdue de RJ semble après coup prémonitoire de ce qui va se passer quelques années plus tard…
Ce n’est qu’une conjonction d’évènements à mon avis qui explique cet engouement inattendu pour cette figure du blues : réaction à la frivolité des années quatre-vingt (avec les apppartions du grunge, vague "roots", unplugged), cinquantième anniversaire de sa disparition avec une réédition avec une pochette tout à fait à l’image du personnage, presque cinématographique (jeunesse, beauté, élégance, sourire ravageur, regard énigmatique) !

Pour me résumer, je pense que Robert Johnson est devenu un mythe qui dépasse de loin sa valeur musicale (qui est bien réelle pourtant). Un mythe qui passe du monde des afro-américains à celui des musiciens blancs et musicologue des 60/70 avant de gagner le grand public internationnal . Et grâce à ce mythe, on a eu droit à un blues revival dans les années 90. Cerise sur le gâteau ! Very Happy
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Re: Robert Johnson

Message par Phil cotton color le Mar 21 Aoû 2012 - 19:36

blues bibliophilia a écrit:Pour me résumer, je pense que Robert Johnson est devenu un mythe qui dépasse de loin sa valeur musicale (qui est bien réelle pourtant). Un mythe qui passe du monde des afro-américains à celui des musiciens blancs et musicologue des 60/70 avant de gagner le grand public internationnal . Et grâce à ce mythe, on a eu droit à un blues revival dans les années 90. Cerise sur le gâteau ! Very Happy
C'est bien là le fond du problème. On reprocherait presque aujourd'hui à Robert Johnson de ne pas être musicalement à la hauteur de son mythe. Rolling Eyes Mais de toutes façons, un mythe qui entoure un artiste va TOUJOURS bien au delà de la qualité intrinsèque de son oeuvre, simplement parce qu'il y a une part plus ou moins grande de ce mythe qui ne part pas de cette oeuvre. Un mythe prend ses racines plus dans le domaine de l'irrationnel que dans l'analyse objective, voire simplement émotive. Et c'est toujours comme ça, le mythe commence, prend de l'ampleur et notre pauvre artiste, pourtant simple humain, est quasiment déifié. Puis, petit à petit, quand tout se calme, c'est l'effet inverse qui se produit et on a alors tendance à rabaisser plus que de raison l'oeuvre de cet artiste, tout simplement parce qu'on se rend compte que cette oeuvre n'est qu'humaine, et l'artiste aussi par la même occasion... Very Happy

C'est ce qui se passe aujourd'hui pour Robert Johnson. Alors certes ce n'est pas le seul bluesman dit "rural" digne d'attention, loin de là, mais ce n'est tout de même pas non plus un simple musicien comme il devait s'en produire des centaines dans le sud des USA des années 30 ! Son oeuvre reste pour moi d'une grande puissance avec un feeling immense. Elle me donne toujours autant d'émotions quand je la réécoute de temps en temps. De plus, Robert Johnson est certainement le bluesman qui a le plus influencé le Blues d'après guerre, et même au delà. Par exemple, ses fameuses "pompes", très souvent présentes dans son oeuvre et qu'on ne retrouve pas chez ses contemporains guitaristes du sud, inondent le Chicago Blues southside et une bonne partie du Rock&Roll, du Blues Rock etc...
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Re: Robert Johnson

Message par Flovia le Mer 22 Aoû 2012 - 15:14

Si par 'pompes', tu qualifies bien ses 'walking bass lines' (?) - comme dans 'Love in vain' ou 'Sweet home Chicago', par ex. , en effet, elles me paraissent aussi très modernes pour l'époque! Et d'une certaine manière un brin comparables à la pompe du Manouche (rapidité d'exécution et aller-retours en moins, évidemment ). En cela, RJ était novateur, c'est certain!

Sinon, Phil & Blues biblio me semblent avoir bien résumé le phénomène 'Robert Johnson'. Et je n'y vois guère mieux à ajouter.
En tout cas, vos différents témoignages ont amplement participé à clarifier mes propres réflexions sur le sujet, merci à vous tous! Wink

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Re: Robert Johnson

Message par BAYOU le Mer 22 Aoû 2012 - 16:06

Ce débat me rappelle quelque chose et surtout des bons souvenirs (OD et Flo)

Moi je crois que j'ai du entendre parler de Robert Johnson à la fin des seventies, mais franchement à l'époque je me foutais complètement des vieux bluesmen et de leur musique (ben oui j'avoue!).
Et puis 2/3 ans plus tard j'ai écouté une K7 je crois des premiers enregistrements et là je me suis penché sur mes disques et j'avais un paquet de morceaux écrits par lui et interprétés par d'autres.

Après, je crois que le mythe de R JOHNSON s'est surtout construit autour de l'histoire, le pacte avec le diable, Croosroads etc... et des quelques photos qui en ont fait une icône, parce qu'il avait une GUEULE;
Et je rejoins Phil et Blues Biblio...le mythe dépasse l'oeuvre comme souvent pour des musiciens qui sont morts jeunes et de mort violente.
La société adore ce genre d'histoire, les tragic-stories qui ajoutent et magnifient la légende....
Ce qui n'enlève rien à sa musique qui est pour moi intemporelle, contrairement à celles de la plupart de ses contemporains.

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Re: Robert Johnson

Message par Jipes le Mer 22 Aoû 2012 - 16:37

Je n'ai découvert Robert Johnson que grâce a la réédition de son intégrale bien après avoir fait le chemin a l'écoute surtout des harmonicistes (j'ai commencé par jouer de l'harmonica)
Sonny Terry--->Sonny Boy Williamson II--->Little Walter puis le grand Father du Chicago Blues Muddy Waters. C'est tout ce que je connaissais pendant pas mal d'années alors que j'usais mes fonds de culotte d'apprenti bluesman dans les MJC de la région parisienne.

La découverte de Robert Johnson est venue pour moi bien après et même après avoir déja écouté Son House et Mississipi Fred Mc Dowell.
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Re: Robert Johnson

Message par GuillaumeBlues le Mer 12 Sep 2012 - 10:32

D'après ce que j'ai vu et entendu, Son House lui aurait dit qu'il était relativement pas bon et il aurait effectivement disparu... pour aller prendre des cours (avec qui je ne sais plus, où je ne sais plus)... et revenir jouer avec Son House, Charley Patton, etc. La légende a fait le reste!

Petite info que j'ai appris dans le dernier Blues Magazine, il savait jouer de l'harmo apparemment. Selon Johnny Shines, son compagnon de route, un jour que sa guitare (à Bebert) avait brûlé, il a sorti un harmo de sa poche et en a joué le temps de gagner assez d'argent pour s'en racheter une...

Après, il y a ce qui est dit et ce qui a été vraiment fait... On ne connaîtra jamais entièrement sa vie... A moins de trouver de nouveaux docs...

Un mythe est né en tout cas...

Pour ma part, c'est vrai que ses morceaux sont superbes, techniquement ceratins sont un peu plus simples (Sweet Home Chicago, du moins j'ai cette impression), les paroles sont superbes, mais j'ai du mal avec son chant... C'est moi peut-être.

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Re: Robert Johnson

Message par Old_Debris le Dim 23 Sep 2012 - 20:19

Pour Flo si elle passe dans le coin, il y a là un article de Rock & Folk de 1968 sur Mayall où est cité Robert Johnson.
Dans la 1ere moitié de la 3eme colonne, mais il est possible aussi de tout lire. Laughing

http://www.steviedixon.com/Presse/R&F-Mayall.html
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Re: Robert Johnson

Message par Flovia le Mar 25 Sep 2012 - 15:27

Old_Debris a écrit:Pour Flo si elle passe dans le coin, il y a là un article de Rock & Folk de 1968 sur Mayall où est cité Robert Johnson.
Dans la 1ere moitié de la 3eme colonne, mais il est possible aussi de tout lire. Laughing

http://www.steviedixon.com/Presse/R&F-Mayall.html

Ouh la, quelle vision affûtée tu as, mon Titi! Un vrai faucon! Laughing

Bon d'accord, je m'incline! Rolling Eyes Wink Le nom de R. Johnson était donc bien cité sur Rock'n'Folk dès 1968!

A ma décharge éventuelle, j'avais alors à peine onze printemps, et bien que précoce mélomane, à cette époque, je n'étais pas encore abonné à ce fanzine.
Autant que je me rappelle, mes premiers R'n'F doivent remonter à 1972 ou 1973. Dommage qu'ils soient partis à la benne lors de mon déménagement, mes regrets sont d'autant plus vifs aujourd'hui...

Mais encore fois, je parlais de la période où la célébrité de Robert Johnson devint notoire.
D'un article à son sujet, ou à défaut d'un artiste british ou ricain qui l'aurait, lors d'une interview, expressément cité comme influence primordiale (à cette époque ou durant les seventies) et qui aurait donc suscité l'intérêt du commun des guitaristes. Et dans la foulée, la Johnsonmania que l'on connaît.

Et puis, tiens, tu vas sans doute encore bien rigoler Cool , mais très récemment, à l'occasion d'autres recherches parmi mes archives, j'ai retrouvé une tabla de 'Kind hearted woman', manuscrite de ma petite mimmine, et qui doit dater peu ou prou de 1973-1974!!! lol!

En voici un cliché :


Je n'en avais, je l'avoue très franchement, gardé aucun souvenir (prémices d'un Alzheimer, tu crois? pale )!
Bref... A l'évidence, je ne pouvais que la tenir de mes amis d'époque, lesquels jouaient alors déjà bien du Robert Johnson, au contraire de ce que j'affirmais plus haut. Deuxième mea culpa... Embarassed

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Re: Robert Johnson

Message par Old_Debris le Mar 25 Sep 2012 - 15:37

En fait c'est un peu ce que je cherchais à te dire on connaissait Johnson, mais sans trop savoir qui c'était, c'est évidant que le "mythe" à pris forme plus tard.

Flovia a écrit:
Autant que je me rappelle, mes premiers R'n'F doivent remonter à 1972 ou 1973. Dommage qu'ils soient partis à la benne lors de mon déménagement, mes regrets sont d'autant plus vifs aujourd'hui...

On en est tous là Rolling Eyes Je les avais depuis le début jusque deuxième moitié des 70's. C'était quand même autre chose que celui d'aujourd'hui, tient je suis sur qu'il participe à la liesse qui consiste à louer BB Brunes, là je sature, j'aime autant te le dire.
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Re: Robert Johnson

Message par jb28 le Mar 25 Sep 2012 - 15:43

Elle est pas blonde, BB ?



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Re: Robert Johnson

Message par Mr Bear le Mar 25 Sep 2012 - 16:02

D'après la Bio de K. Richard il y a des cercles de fan, au moins en Angleterre adulant entre autres Johnson, si j'ai tout bien lu. Keith parle lui même de sa découverte à l'époque (donc 63/64) du bonhomme via des 33 qu'ils écoutaient pour bosser les morceaux. Donc bien avant leur fameuse reprise de "Love in Vain"
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Re: Robert Johnson

Message par Flovia le Mar 25 Sep 2012 - 16:05

Mr Bear a écrit:D'après la Bio de K. Richard il y a des cercles de fan, au moins en Angleterre adulant entre autres Johnson, si j'ai tout bien lu. Keith parle lui même de sa découverte à l'époque (donc 63/64) du bonhomme via des 33 qu'ils écoutaient pour bosser les morceaux. Donc bien avant leur fameuse reprise de "Love in Vain"

Oui oui, j'ai lu ça aussi. Wink
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Re: Robert Johnson

Message par Mr Bear le Mar 25 Sep 2012 - 16:26

Si tu ne connais pas, j'ai découvert l'ampleur du mythe de RJ dans ce bouquin



Un peu le sentiments que la plupart des interviewés se battaient pour dire "J'ai fait la route avec Robert, on était pote".
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Re: Robert Johnson

Message par Flovia le Mar 25 Sep 2012 - 16:34

Eh non, je ne connais pas ce bouquin, Mr Bear! No
Et concernant ton commentaire, c'est aussi mon sentiment général! Wink Comme si le fait d'avoir connu très tôt Robert Johnson devenait après coup une obligation, le must/garantie d'excellence de son propre parcours bluesistique, ça m'amuse beaucoup!
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Re: Robert Johnson

Message par Mr Bear le Mar 25 Sep 2012 - 16:39

Flovia a écrit:Eh non, je ne connais pas ce bouquin, Mr Bear! No

Je te le recommande alors. Témoignange divers dont des très fameux ... présentation par JL Hooker de mémoire. Fabuleux.

http://cgi.ebay.fr/Portraits-Blues-Paul-Trinka-John-Lee-Hooker-Val-Wilmer-Vade-Retro-/110777585518
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Re: Robert Johnson

Message par Flovia le Mar 25 Sep 2012 - 17:15

Dès que ma CB se portera mieux Laughing , j'en ferai l'acquisition (pareil concernant les mémoires de Lomax), c'est promis! Wink
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Re: Robert Johnson

Message par Mr Bear le Mar 25 Sep 2012 - 17:21

Satané CB, encore elle !
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Re: Robert Johnson

Message par sergio88 le Mar 25 Sep 2012 - 17:32

Flovia a écrit:Ouh la, quelle vision affûtée tu as, mon Titi! Un vrai faucon! Laughing

C'est aussi un faux vraicon, un mec bien quoi. Laughing

Euh... j'accompagne JB.

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Re: Robert Johnson

Message par Phil cotton color le Mar 25 Sep 2012 - 17:47

Flovia a écrit:Eh non, je ne connais pas ce bouquin, Mr Bear! No
Et concernant ton commentaire, c'est aussi mon sentiment général! Wink Comme si le fait d'avoir connu très tôt Robert Johnson devenait après coup une obligation, le must/garantie d'excellence de son propre parcours bluesistique, ça m'amuse beaucoup!
Ah la faiblesse humaine... Mais s'ils le font, c'est que ça marche ! ça nous plait tellement de côtoyer celui qui a côtoyé le mythe !... On a l'impression de le côtoyer un peu nous aussi !... Laughing
Pourquoi fallait-il absolument un mythe au Blues ? Pourquoi Robert Johnson et pas Charley Patton ou Tommy Johnson ou un autre ? Vaines questions... c'est Robert Johnson et pis c'est tout, et le pôvre n'y est pas pour grand chose...
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Re: Robert Johnson

Message par Mr Bear le Mar 25 Sep 2012 - 18:01

Phil cotton color a écrit:
Pourquoi fallait-il absolument un mythe au Blues ? Pourquoi Robert Johnson et pas Charley Patton ou Tommy Johnson ou un autre ? Vaines questions... c'est Robert Johnson et pis c'est tout, et le pôvre n'y est pas pour grand chose...

Pas sur, un truc sur lequel tout le monde est d'accord c'est ce côté flambeur un poil "J'm la raconte beaucoup"
Visiblement l'histoire du carrefour vient bien de lui. Une sorte de cinéma, de personnage crée de toute pièce.
Il n'a pas tout contrôlé mais s'il voyait ça je suis sur qu'il jubilerait.

Je le sais j'ai rencontré un type qui avait de ça avec le mec qui tenait le ... Wink
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Re: Robert Johnson

Message par Jungleland le Mar 25 Sep 2012 - 19:22

ben le coup du carrefour à priori c'est Tommy Jpohnson qui avait pipeauté là dessus avant scratch

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Re: Robert Johnson

Message par Phil cotton color le Mar 25 Sep 2012 - 22:54

Jungleland a écrit:ben le coup du carrefour à priori c'est Tommy Jpohnson qui avait pipeauté là dessus avant scratch
Oui et d'ailleurs on n'est même pas sûr que ce soit Robert Johnson qui ait raconté cette histoire à son sujet. Ce sont peut être d'autres qui ont répandu la rumeur, et peut être suite à la parution du morceau "crossroad"... Il faut bien voir que cette légende de rencontre avec le Diable à un carrefour est une vieille mythologie du sud des USA comme il en existait des tas autrefois dans les campagnes (lire à ce sujet les histoires invraisemblable écrites par Big Bill Broonzy dans "Big Bill Blues") et y compris dans nos belles provinces françaises !
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Re: Robert Johnson

Message par Mr Bear le Mer 26 Sep 2012 - 9:02

Jungleland a écrit:ben le coup du carrefour à priori c'est Tommy Johnson qui avait pipeauté là dessus avant scratch

C'est vrai, j'avais oublié celui là tiens. J'avais découvert ce mec après O Brother en cherchant un éventuel Timmy Johnson ... mémoire, mémoire quand tu n'es pas rafraichie
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Re: Robert Johnson

Message par Phil cotton color le Mer 26 Sep 2012 - 16:45

Mr Bear a écrit:Pas sur, un truc sur lequel tout le monde est d'accord c'est ce côté flambeur un poil "J'm la raconte beaucoup"
Visiblement l'histoire du carrefour vient bien de lui. Une sorte de cinéma, de personnage crée de toute pièce.
"Visiblement" ? qu'en sait-on vraiment ? Ce qui est sûr, c'est qu'il avait quitté le milieu piètre guitariste et chanteur, et qu'il est revenu quelques années après bluesman accompli ! Que la rumeur ait circulé qu'il devait sa compétence nouvelle à une rencontre avec le diable, certainement ; Que ce soit lui qui l'ai propagé, peut être ; Que les gens l'ait cru ? Là je suis plus circonspect. Encore une fois, ces légendes campagnardes n'étaient prises au pied de la lettre que par ceux qui voulaient y croire. Je suis assez persuadé que la majorité des gens savaient quand même faire la part des choses... Un peu comme le rite vaudou à la nouvelle Orléans...

en tout cas, cette légende, même si elle y participe un tout petit peu, n'explique certainement pas que Robert Johnson soit devenu l'icône du Blues pour le cercle des amateurs blancs du genre, et ce des années après !

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